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LA GAZETTE UTOPIA - N°275 ( DU 1ER NOVEMBRE AU 12 DÉCEMBRE 2017) À TÉLÉCHARGER
COUV-275.jpg, oct. 2017 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA - N°275 ( DU 1ER NOVEMBRE AU 12 DÉCEMBRE 2017) À TÉLÉCHARGER...

LA GAZETTE UTOPIA - N°274 ( DU 27 SEPTEMBRE AU 31 OCTOBRE 2017) À TÉLÉCHARGER
Couv-274.jpg, sept. 2017 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA - N°274 ( DU 27 SEPTEMBRE AU 31 OCTOBRE 2017) À TÉLÉCHARGER...

LA GAZETTE UTOPIA DE RENTRÉE - N°273 ( DU 16 AOÛT AU 26 SEPTEMBRE 2017) À TÉLÉCHARGER
Couv-30ans.jpg, août 2017 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA DE RENTRÉE - N°273 ( DU 16 AOÛT AU 26 SEPTEMBRE 2017) À TÉLÉCHARGER...

LA GAZETTE UTOPIA 272 ( DU 21 JUIN AU 1ER AOÛT 2017) À TÉLÉCHARGER
Couv-272.jpg, juin 2017 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA 272 ( DU 21 JUIN AU 1ER AOÛT 2017) À TÉLÉCHARGER...

La justice se raconte, 2ème rendez-vous
" Complexité de l'hospitalisation sous contrainte, quand le justiciable est patient "
AVANT-1ÈRE LE MARDI 28 NOVEMBRE à 20H30 à UTOPIA ST-OUEN L'AUMÔNE
suivie d'une rencontre avec Thierry Castagnet, premier vice-président adjoint au
tribunal d'instance de Pontoise et Maître Sébastien Raynal, avocat.


En présence de Madame Joly-Coz, Présidente du TGI de Pontoise,
de Maître Frédéric ZAJAC avocat au Barreau du Val d'Oise, d’Eric Bourlion, bâtonnier du Val d'oise et des membres de l'association ESPERER 95.

12 JOURS

Écrit et réalisé par Raymond DEPARDON - France 2017 1h27mn - Sélection officielle Festival de Cannes 2017.

Du 28/11/17 au 12/12/17

12 JOURSL’œil de Raymond Depardon est unique et reconnaissable entre mille. A chacun de ses nouveaux films, la magie opère comme si c’était la première fois ; sans doute parce que Depardon aborde chaque nouveau sujet avec la modestie qui le caractérise et avec une curiosité, un intérêt pour les hommes et les femmes qu’il filme que rien ne semble altérer : ni le temps, ni le succès, ni la richesse de sa filmographie. C’est la marque des grands réalisateurs que de savoir se réinventer tout en demeurant fidèles à leur démarche, et dans le cas de Depardon à un principe essentiel de bienveillance. Et si l’émotion est aussi forte au fil des plans qui composent ce 12 jours, c’est bien grâce à l’humanité débordante qu’on perçoit devant et derrière la caméra.
Les couloirs de l’hôpital, froids, impersonnels, anxiogènes, témoins muets des souffrances psychiques, des errances intérieures, du mal à vivre en paix, du mal à vivre ensemble. C’est ici que l’on mène par la main mais par force des femmes et des hommes qui peuvent présenter un danger pour eux-mêmes ou pour les autres, ou provoquer des troubles à l’ordre public, parfois tout cela en même temps.
Depuis la loi du 27 septembre 2013, les patients hospitalisés sans leur consentement dans les hôpitaux psychiatriques doivent être présentés à un juge des libertés et de la détention avant 12 jours puis tous les six mois si nécessaire. Parce la justice ne peut se substituer ni à l’expertise psychiatrique ni aux soins, et parce qu’elle souhaite apporter la meilleure réponse à ces personnes, un juge doit donc évaluer, avant la fin des douze jours d’hospitalisation et en étroite collaboration avec les experts médicaux, si l’hospitalisation doit se poursuivre, s’arrêter, ou s’adapter. C’est ce temps particulier dans le parcours judiciaire et médical des patients/justiciables que Raymond Depardon a choisi de filmer, cet instant bref et pourtant décisif où beaucoup de choses vont se jouer, sur un temps de dialogue très court.
C’est une humanité cabossée, en situation d’extrême faiblesse, que montre Depardon. Une employée d’Orange, parfaitement « normale » en apparence, laisse peu à peu percer sa détresse. Une toute jeune femme, élevée en foyers d’accueil, voudrait revoir sa fillette de deux ans. Un homme demande à la juge de tout faire pour rassurer son père alors qu’il l’a tué dix ans plus tôt… D’autres patients arrivent tout droit d’une chambre d’isolement, voire d’une unité de malades difficiles. La plupart ont le regard dans le vague, plus ou moins abrutis par les médicaments, pas toujours réceptifs aux propos du magistrat.
Filmant comme toujours au plus près des visages qui se crispent, qui se racontent malgré eux, qui souffrent et qui espèrent, Raymond Depardon raconte un domaine de la justice assez méconnu qui pose mille questions sur cette mission délicate de la protection, mais aussi sur la prise en charge de ces êtres parmi les plus fragiles de la société.
Quand la caméra ne filme pas les audiences, elle suit des silhouettes à la démarche incertaine, parfois désarticulées, errant dans des espaces trop petits aux murs froids et raconte aussi, à travers les lieux et les ambiances embrumées de la ville, toute la détresse et la solitude de la folie et de dépression. Souvent bouleversant, c’est un film essentiel et précieux pour mieux vivre ensemble.