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Avant-1ère exceptionnelle le mardi 27 février à 20h30 à Utopia St-Ouen - (à l'occasion du Salon de l'Agriculture) suivie d'une rencontre avec les réalisateurs Sophie Arlot et Fabien Rabin, des maraîchers Amandine et Martial, maîtres de l'âne Chouchou, et Jean-Louis Cannelle du Centre Européen de Ressources et de Recherche en Traction animale ( CERRTA ) .

Soirée en partenariat avec les Amis de la Confédération paysanne et les Paniers de Beauchamp
précédée d'un casse-croûte paysan à partir de 19h30 ( un verre de vin bio + tartines de fromages et terrine ) proposé au tarif de 6 euros

TRAIT DE VIE

Sophie ARLOT et Fabien RABIN - documentaire France 2017 1h15mn - Musique originale de Tram des Balkans.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

TRAIT DE VIEAu moment où s’ouvre Porte de Versailles le Salon de l’Agriculture, avec sa débauche de technologie, et où s’admirent encore et toujours les mastodontes de la mécanisation agricole, les moissonneuses-batteuses, les tracteurs hyper sophistiqués coincés entre les stands de Lidl ou Mac Do, voilà un film revivifiant, portraits de résistants qui nous rappellent à toutes fins utiles que l’agriculture fut et devrait continuer à être un contrat que l’homme passe avec la nature et non une violence qu’il lui impose. Qui disent haut et fort que l’animal doit rester au cœur de l’activité agricole non comme un outil surexploité mais comme un compagnon indispensable. Car très longtemps il alla de soi que l’exploitation agricole ou forestière ne pouvait se faire sans l’animal de trait pour labourer ou tirer les troncs imposants prélevés à la forêt, et accessoirement pour fournir l’engrais naturel qui allait enrichir les cultures. Mais voilà : au 20ème siècle, le tracteur a fait son apparition et le cheval ou l’âne sont devenus dans nos contrées rapidement obsolètes ou tout au mieux folkloriques, destinés aux concours où l’on exhibe encore les plus beaux spécimens de percherons, de brabançons ou de boulonnais…

En même temps que le tracteur sont arrivés la dépendance au cours des carburants, l’endettement des paysans se saignant aux quatre veines et enrichissant toujours plus les banques spécialisées pour financer des machines toujours plus puissantes, mais aussi le développement des intrants chimiques rendus nécessaires par la disparition progressive du crottin et du fumier. L’augmentation considérable des hydrocarbures a accéléré la prise de conscience de l’absurdité de l’endettement dû à la mécanisation, tout ça pour se lancer dans une agriculture toujours plus productiviste mais qui n’arrivera jamais à rattraper celle des pays émergents. Et avec l’engouement grandissant pour une agriculture respectueuse de l’environnement, ceux qui passaient il y a quelques années pour de doux illuminés parce qu’ils gardaient chevaux ou ânes sont redevenus des acteurs d’avenir d’une nouvelle manière de cultiver.

Sophie Arlot et Fabien Rabin ont sillonné, le Poitou Charentes – région où est installée la maison de production du film – pour aller à la rencontre de ces hommes et de ces femmes : Amandine et Martial qui, après de brillantes études d’agronomie, sont bien décidés à appliquer leurs connaissances et à faire vivre leur idéal en compagnie de leur âne Chouchou ; Manu, un solide gaillard qui met ses impressionnants chevaux de trait au service du débardage là où les tracteurs pas plus que les gros engins ne peuvent accéder, dans les peupleraies marécageuses, dans les forêts trop touffues ou sur les pentes trop escarpées ; l’incroyable Philippe, un céréalier de 55 ans bien sonnés qui a pourtant toujours des projets dans la tête, et qui a mis son esprit de Géo Trouvetou en action pour construire un chariot hydraulique tiré par huit chevaux dans l’idée de remplacer un jour définitivement son tracteur… En voyant tous ces paysans heureux et dynamiques, on se dit que les clichés véhiculés par le syndicat agricole majoritaire productiviste – genre retour à la bougie et autres images d’Epinal – sont tout bonnement stupides, et que bientôt les ringards auront changé de camp. Et que les amis des animaux se rassurent : même s’il y aura toujours quelques antispécistes radicaux pour dénoncer l’exploitation animale dans le film, il suffit de voir Manu désigner ses chevaux comme ses collègues, ou Amandine attendre patiemment que Chouchou, fidèle à la réputation de sa race, veuille bien avancer pour se dire que ces gens-là ont une conception du rapport à l’animal qui fait chaud au cœur.