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LA VOIE LACTÉE

Luis BUÑUEL - France 1969 1h41mn - avec Paul Frankeur, Laurent Terzieff, Edith Scob, Bernard Verley... Scénario de Luis Buñuel et Jean-Claude Carrière.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA VOIE LACTÉE« C’est une farce sérieuse, ou si l’on préfère, un film d’une sévérité facétieuse. À tout prendre, un film qui n’est pas antipathique […]. C’est tout bonnement une fantaisie sur le thème le moins fantaisiste qui soit : les hérésies ou plutôt les quelques hérésies qui depuis le début de notre ère ont agité et perturbé le christianisme ». André Bessèges, France catholique, 1969

Même si les amateurs d’histoire des religions y trouveront leur bonheur tant l’érudition historique de Jean-Claude Carrière (complice au long cours de Luis Buñuel, co-scénariste de ce bijou un peu méconnu) est impressionnante, il y a fort à parier que la présentation de ce brûlot hérétique ne va pas nous réconcilier avec les militants de Civitas ou de la Manif pour tous, et autres nostalgiques de l’époque d’avant 1905, quand la France était à la merci des diktats de l’Église.
Dans cette merveille d’audace surréaliste et de drôlerie, deux vagabonds, Pierre et Jean, se rendent à Saint-Jacques de Compostelle pour se faire un peu d’argent. Chemin faisant, ils rencontrent des fous, des illuminés et toute sorte d’adeptes des diverses hérésies du catholicisme. Six mystères ou dogmes principaux sont illustrés : l’Eucharistie, la nature du Christ, la Trinité, l’origine du Mal, la Grâce et la Liberté, les mystères de la Vierge.
Buñuel zappe d’une époque à l’autre, passant de représentations de la Sainte Famille à l’hérésie de Priscillien jouée en latin, ou à un duel intellectuel mais finalement à l’épée entre un janséniste et un jésuite au xvie siècle…

Que les allergiques à la religion ne prennent surtout pas leurs jambes à leur cou ! Avec Buñuel, on est loin du catéchisme, et sa vision des grands mythes du catholicisme est joyeuse, iconoclaste, foncièrement irrespectueuse. Ce qui ne l’empêche pas de dire des choses fondamentales sur la foi, sur le doute, sur l’effroi de tout être humain devant sa destinée. Et le film est d’une si lumineuse clarté, baignée d’un délicieux humour, que le spectateur le moins prévenu des choses de la bible y pénètre avec félicité et même avec délectation, pour peu qu’il ait l’âme un peu aventureuse. Et dans ce joyeux bordel anarchiste, ce qui est aussi réjouissant c’est cette pléiade d’acteurs – parfois dans des tout petits rôles – que l’on se plait à retrouver : Laurent Terzieff qui deviendra une légende du théâtre, la lumineuse Delphine Seyrig en prostituée, Michel Piccoli en Marquis de Sade, le truculent Julien Guiomar en prêtre peu convenable ou Pierre Clémenti, icône de Pasolini ou Rocha, en ange de la Mort…