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LA GAZETTE UTOPIA - N°284 ( du 31 octobre au 11 décembre 2018) À TÉLÉCHARGER
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LA GAZETTE UTOPIA - N°283 ( du 26 septembre au 30 octobre 2018) À TÉLÉCHARGER
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LA GAZETTE DE RENTRÉE DU 15 AOÛT AU 25 SEPTEMBRE À TÉLÉCHARGER ( RÉOUVERTURE LE 15 AOÛT À 15H45)
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OUAGA GIRLS

Theresa TRAORE DAHLBERG - documentaire Burkina Faso / Suède 2017 1h20mn - avec Bintou Konate, Chantale Nissougou, Mouniratou Sedogo, Catherine Nea, DinaTapsoba, Marthe Ouedraogo, Rose Kientega, Adissa Balboné et Nathalie Yanogho... Musique de Christoffer Roth, Seydou Richard Traore et Jenny Wilson.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

OUAGA GIRLSAh la la comment un tel film fait du bien ! Quand le cinéma évoque l’Afrique, c’est presque systématiquement au rayon catastrophes, pandémies, famines généralisées, guerres endémiques, migrations meurtrières, corruption à tous les étages, dictatures sanglantes, surexploitation par les multinationales occidentales… A contrario Ouaga girls, sans tomber en rien dans l’angélisme, évoque une Afrique riche de sa jeunesse, une Afrique qui s’éveille à la démocratie et à l’espoir après des décennies de gouvernements autoritaires, une Afrique à la fois nonchalante et énergique.

Dès la première séquence, qui rappelle aussi bien les films fabuleux du regretté Djibril Diop Mambetty (Touki Bouki entre autres chefs d’œuvre), qui savait mieux que quiconque filmer la rue sénégalaise, que les clips de l’afro beat, cette musique fusion irrésistible lancée par le nigérian Fela Kuti dans les années 70, on est emporté par la beauté et l’énergie des images. On est au petit matin dans les rues de Ouagadougou, capitale du Burkina FASO, et des jeunes filles en bleu de travail cheminent à vélo dans la ville déjà en effervescence. Des jeunes filles modernes, une main sur le guidon, une sur leur smartphone, qui finissent toutes par se diriger vers le même endroit : le CFIAM (Centre Féminin d’Initiation et d’Apprentissage aux Métiers) où l’on découvre que ces demoiselles sont toutes des apprenties mécaniciennes ou carrossières. Autant dire que ces nanas-là sont des combattantes, car s’il n’est déjà pas facile sous nos latitudes de s’imposer en tant que fille dans le monde de l’automobile, dans la société encore assez traditionnelle burkinabé elles font carrément figure d’exceptions et de curiosités.
On va donc suivre le temps d’une année scolaire ces jeunes filles entre espoirs, coups de blues et faux pas. Car pour les Ouaga girls, ce n’est pas toujours la vie en rose. L’une a vu sa mère émigrer et elle s’en languit sans nouvelles, sachant juste qu’elle est quelque part au Togo. Une autre, comme beaucoup de jeunes filles dans un pays où l’usage du préservatif n’est pas assez généralisé, n’a pas écouté les conseils de moralité assez drôlatiques des professeurs et se retrouve enceinte, compromettant peut être la suite de ses études. Mais ici on peut venir en cours avec son bébé sur les genoux, les professeurs s’en chargent même parfois.

Ouaga girls brosse ainsi le portrait de jeunes femmes pas fondamentalement différentes de celles de nos quartiers populaires, qui aiment et ont des espoirs romantiques, font face aux sexisme, font la fête, espèrent en l’avenir. Mais il brosse aussi le portrait d’un pays en pleine ébullition politique puisque, tourné entre 2015 et 2016, il voit en direct la dictature de Blaise Compaoré tomber face à la colère de la jeunesse, montrant ainsi un visage conscient et démocratique de l’Afrique que l’on oubliait parfois de voir dans un réflexe condescendant.