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LA BELLE ET LA BELLE

Écrit et réalisé par Sophie FILLIERES - France 2017 1h36mn - avec Sandrine Kiberlain, Agathe Bonitzer, Melvil Poupaud, Lucie Desclozaux, Brigitte Roüan, Aurélie Dupont...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA BELLE ET LA BELLEC’est un enchantement, que dis-je un enchantement, c’est un tour de magie, un ravissement, un conte, une fable, une promenade aussi ludique que charmante quelque part au Royaume des belles et des… belles. Sophie Fillières a un vrai talent pour nous embarquer dans des histoires a priori assez banales d’où va surgir, tel le lapin blanc du chapeau noir, une excentricité, un grain de folie, un truc complètement barré que ses héroïnes vont affronter avec ce détonnant mélange de douce naïveté et de sérieux, source de situations souvent extrêmement comiques.
Elle embrasse ici tout de go un thème fantastique et nous embarque sans équipement ni précautions particulières dans une sorte de monde parallèle où tout devient possible parce que tout prend cœur et corps à travers des personnages pour lesquels elle déploie une précieuse et infinie tendresse. Il faut dire qu’elle a choisi pour les interpréter des filles formidables qu’elle connaît bien : Sandrine Kiberlain, dont on ne doute plus une seule seconde de l’incroyable potentiel comique et qui interpréta son premier rôle dans son premier court-métrage Des filles et des chiens, et Agathe Bonitzer, qu’elle a déjà dirigée dans Un chat un chat et qui n’est autre que sa fille.

Point de bête, donc, dans cette histoire-ci, mais bien deux belles pour le prix d’une, ou plutôt une belle pour le prix de deux… je m’explique. Au cours d’une soirée, Margaux, 20 ans, fait la connaissance improbable de Margaux, 45 ans. Margaux 20 est pétillante, belle comme un cœur qui reste à prendre et profite de sa jeunesse, de son insouciance et de la vie, tout en cultivant une douce mélancolie qui la rend un peu étrangère aux yeux de ses pairs, comme si elle était déjà revenue de bien des questionnements existentiels de la jeunesse, à moins qu’elle ne soit en plein dedans, l’air de rien. Margaux 45 est pétillante, belle comme un astre qui reste à prendre et trimballe sa nonchalance, sa vitalité et son manteau rouge tout en cultivant une douce folie juvénile qui la rend un peu étrangère aux yeux de ses pairs, comme si elle n’était pas encore revenue de bien des questionnement existentielles de la jeunesse, à moins qu’elle ne soit encore en plein dedans, l’air de rien.
Face au miroir où la blonde et la rousse se croisent, déployant sans le savoir les mêmes gestes et même intonations de voix, il faut bien se rendre à l’évidence : ces deux-là ne sont qu’une seule et même personne, rapprochées par 25 ans qui ne font plus qu’une microseconde. Acquis ce présupposé qui n’a besoin ni d’explications rationnelle ou paranormale, ni de précisions, ni même de preuves – manquerait plus que ça ! –, nous allons suivre les deux Margaux sur le chemin de leur vie, entre un passé composé de futurs antérieurs et de presque parfait pour ce qui est du choix des chemins à suivre et des amoureux à conquérir.

Et comme dans tout conte qui se respecte, aussi improbable soit-il, il y aura un prince, altier, beau gosse, charmeur et délicat qui pourra sans aucun problème conquérir le cœur de Margaux 25 autant que (re)découvrir celui de Margaux 45… la réciproque étant également vraie ! C’est frais, très drôle, délicat comme un poème de Prévert dont Sophie Filière emprunte, sans le savoir (?), le phrasé simple et touchant, s’exprimant avec fougue comme le flot d’une rivière qui coulerait, comme par enchantement, dans un délicieux contre-courant…