MON C.E. ROULE POUR UTOPIA

METTEZ VOTRE PUB
DANS LA GAZETTE !


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Groupe ( >30p.) : 3€
TARIF étudiants, lycéens, collégiens, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA : 4€ (sur présentation d'un justificatif)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

LA GAZETTE UTOPIA - N°281 ( DU 20 JUIN AU 31 JUILLET 2018) À TÉLÉCHARGER
Couv281-web.jpg, juin 2018 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA - N°281 ( DU 20 JUIN AU 31 JUILLET 2018) À TÉLÉCHARGER...

LA GAZETTE UTOPIA - N°280 ( DU 9 MAI AU 19 JUIN 2018) À TÉLÉCHARGER
Couv-280.jpg, mai 2018 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA - N°280 ( DU 9 MAI AU 19 JUIN 2018) À TÉLÉCHARGER...

LA GAZETTE UTOPIA - N°279 ( DU 4 AVRIL AU 8 MAI 2018) À TÉLÉCHARGER
couv-279.jpg, mar. 2018 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA - N°279 ( DU 4 AVRIL AU 8 MAI 2018) À TÉLÉCHARGER...

LA GAZETTE UTOPIA - N°278 ( DU 28 FÉVRIER AU 3 AVRIL 2018) À TÉLÉCHARGER
couv-278-web.jpg, fév. 2018 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA - N°278 ( DU 28 FÉVRIER AU 3 AVRIL 2018) À TÉLÉCHARGER...

LES MOISSONS DU CIEL

(DAYS OF HEAVEN) Écrit et réalisé par Terrence MALICK - USA 1979 1h34mn VOSTF - avec Richard Gere, Brooke Adams, Sam Shepard, Linda Manz... Prix de la Mise en scène, Festival de Cannes 1979 - Oscar 1979 de la Meilleure photographie. Réédition en copie neuve restaurée.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES MOISSONS DU CIELCe qui frappe d'abord dans Les Moissons du ciel, c'est l'incroyable beauté de ses images, composées par le grand Nestor Almendros. Irisées, chatoyantes, elles offrent une palette de couleurs invraisemblable, elles donnent à voir et à sentir : l'ombre passagère d'un nuage qui parcourt les champs à perte de vue, le souffle voluptueux de la brise sur les blés… C'est sensuel, c'est sublime… Et cette beauté quasi-divine vient en contrepoint d'une histoire humaine, trop humaine, qui met en jeu tous les sentiments du monde, de l'amour à la cruauté. Le film commence à Chicago, nous sommes en 1916. Bill est ouvrier dans une fonderie mais, après une altercation avec un contremaître, il est contraint de partir pour le Texas, avec sa compagne, Abby, et sa petite soeur, Linda. C'est la voix de l'enfant qui commente ce qui se passe à l'écran, comme si elle racontait une légende, une épopée peu à peu gagnée par la tristesse et le malheur. Car sous ses yeux se prépare une tragédie… Le trio est engagé pour la moisson dans un grand domaine, Bill et Abby décident de circonvenir le fermier, un homme à la santé fragile et dont on dit les jours comptés, pour s'approprier sa fortune : pour cela, Abby devra se faire épouser… Mais la piètre machination se retournera contre ses instigateurs, et le destin ne fera pas de cadeau…

À l'image d'œuvres aussi fortes que Les Raisins de la colère, Les Moissons du ciel brosse un tableau saisissant de la grande agriculture au Texas (le grenier à blé des USA) au début du machinisme agricole. On voit la place grandissante que prennent les faucheuses, les batteuses alimentées par des chaudières à vapeur, leur pénétration vorace dans un paysage jusque là vierge de toute intrusion mécanique. On vit les rapports sociaux dans ces grandes exploitations : l'importance symbolique de l'imposante demeure victorienne des maîtres, les relations patron-régisseur-saisonniers, le dur travail de ceux-ci, son caractère cruellement aléatoire, mais aussi les moments de détente et de fraternité…

Solidement campé sur ces fondations d'un réalisme scrupuleux, Malick peut alors laisser libre cours au lyrisme et au déchaînement des passions humaines, qui se noueront au moment même où l'équilibre de la nature toute-puissante est mis en danger… Les Moissons du ciel exprime la nostalgie d'un paradis perdu, d'un rêve d'harmonie piétiné. A ce titre, il s'inscrit dans la lignée du grand cinéma américain traditionnel, tourné vers des valeurs oubliées, exaltant les grands espaces, plaçant l'homme dans la dépendance de quelque mystérieux et implacable destin.