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JE VAIS MIEUX

Écrit et réalisé par Jean-Pierre AMÉRIS - France 2017 1h40mn - avec Éric Elmosnino, Ary Abittan, Judith El Zein, Alice Pol, François Berléand... D’après le roman de David Foenkinos.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

JE VAIS MIEUXAvec Je vais mieux, Jean-Pierre Améris nous donne une comédie légère sur un thème proche de celui qu’il avait abordé dans Les Emotifs anonymes. À l’époque il mettait en scène les angoisses pouvant nous handicaper dans la vie de tous les jours mais surtout esquissait des solutions pour tenter de les surmonter. Cette fois, le réalisateur nous dit d’écouter notre corps et les signaux qu’il nous adresse. En centrant son scénario sur le mal de dos, Je vais mieux touchera sans aucun doute une bonne partie d’entre nous. Le mal de dos comme douleur la mieux partagée au monde. L’idée d’un mal que l’on retrouverait dans la plupart des sociétés modernes et qui toucherait indifféremment femmes et hommes. Quasiment à tout âge. Et il se trouve qu’ aucune comédie ne s’était penchée sur ce mal si répandu. Vous me direz qu’on ne peut pas (qu’on ne doit pas ?) rire de la douleur, et c’est vrai que depuis un certain temps il est difficile de rire de tout. Mais la douleur ici n’est évidement qu’un symptôme, le mal est ailleurs que dans les lombaires, les disques, les vertèbres… Comme Laurent se l’entendra dire après un scanner vierge de toute anomalie : « Monsieur, je ne sais pas de quoi vous souffrez. Je ne suis pas psychologue. »

Laurent est l’archétype du cinquantenaire urbain, soumis, sans forcément en avoir conscience, à une pression permanente, qu’elle soit familiale ou professionnelle. Il est une sorte de monsieur tout le monde, sans histoire, du moins le croit-il. Quand la douleur le foudroie au tout début du récit, ce qui permet à Améris, et nous avec, d’entrer directement dans le vif du sujet, Laurent pense à un mauvais mouvement, voire un lumbago, ou bien un coup de froid. S’ensuit une recherche angoissée des raisons de cette douleur qui se moque gentiment de la médecine aussi bien que des patients et de notre côté hypocondriaque – qui fait que l’on se rue sur internet pour trouver des explications à nos maux et inévitablement on trouve des réponses qui font se côtoyer le pire et l’inquiétant, tout et son contraire, avec l’impression au final que tout est foutu). Mais ces douleurs indiagnosticables ne sont pas les seules tuiles qui vont tomber sur le dos de Laurent, c’est plutôt comme si leur manifestation avait sonné le début de l’hallali… Notre héros comprend que plusieurs choses clochent dans sa petite vie de bobo parisien et qu’il est peut-être temps d’en modifier quelques paramètres. Oui, OK, d’accord… mais lesquels ?

Éric Elmosnino est parfait dans la peau de ce personnage lunaire, un brin chétif, avec sa mine de moineau tombé du lit, et joue à merveille son texte bien sûr, mais surtout avec son corps endolori. Je vais mieux agit ainsi comme un baume chaleureux sur nos épaules parfois tendues et réussit à nous faire rire du mal du siècle. Pas mal !