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HOW TO TALK TO GIRLS AT PARTIES

John CAMERON MITCHELL - GB 2017 1h42mn VOSTF - avec Elle Fanning, Alex Sharp, Nicole Kidman, Ruth Wislon, Joanna Scanlan... Scénario de John Cameron Mitchell et Philippa Goslett, d'après la nouvelle de Neil Gaiman.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

HOW TO TALK TO GIRLS AT PARTIESUn film jubilatoire et foldingue, porté par deux actrices en état de grâce et joyeusement hors des clous : Nicole Kidman en cheffe de bande, prêtresse punk qui n'a rien à envier à la très sombre chanteuse Siouxie Sioux (remember Siouxie and The Banshees) ou à Vivienne Westwood, l'acolyte de Malcolm Mac Laren qui lança les Sex Pistols ; et la diaphane Elle Fanning en nymphette doublement extra : -terrestre et -vertie. Mais si HTTTGAP (vous pardonnerez l'acronyme, qui permet d'éviter la répétition de ce titre anglais interminable) est aussi foldingue et réjouissant, c'est qu'il est l'œuvre de deux grands cerveaux un peu zinzins. D'un côté l'américain John Cameron Mitchell, devenu icône de la scène transgenre US en deux films, Hedwig and the Angry Inch, comédie musicale digne du Rocky Horror Picture Show autour d'un génial rocker travesti est-allemand, puis Shortbus, épatante comédie hyper-sexuelle. De l'autre le britannique Neil Gaiman, romancier multi-primé et scénariste de comics à l'imaginaire fantasque, dont d'authentiques chefs d'œuvre comme Sand Man ou American Gods.

Mais venons en au fait : adapté d'une nouvelle de science fiction de Gaiman, HTTTGAP nous plonge dans l'Angleterre de 1977, celle de Margaret Thatcher et des Clash. Nous sommes précisément à Croydon, à 15 km du centre de Londres : ça paraît tout proche mais de fait, c'est psychologiquement très loin de l'effervescence de Carnaby Street, la rue branchée et culte des années punk où s'exhibaient alors les looks les plus extravagants. Dès le premier morceau musical de la première séquence, le mythique New Rose des Damned (qui donna son nom à un label mythique des années 80, associé à un magasin parisien fréquenté par tous les amateurs dont votre serviteur), on sait qu'on va baigner dans le punk. On va suivre le jeune lycéen Enn, qui croit avoir trouvé une fiancée potentielle en la personne de Zandra, mystérieuse Américaine qui veut trouver un garçon susceptible de lui faire découvrir le punk. Enn va mettre l'étrangeté de Zandra sur le compte de son américanité (pour un Anglais, un Américain est aussi bizarre qu'un Papou pour un Australien) mais quand elle l'emmène dans une grande bâtisse où vit toute une communauté de jeunes filles qui apprécient les vêtements en latex, Enn va se dire qu'il se passe quelque chose de paranormal… Et peu à peu la chose va tourner à la confrontation entre la secte punk menée par Nicole Kidman et les filles extraterrestres autour d'Elle Fanning.

Évidemment il ne faut pas une seconde prendre tout ça au sérieux ou y chercher une quelconque signification psycho-sociale mais juste se laisser bercer par l'atmosphère surréaliste qui évoquera pêle-mêle le baroque et la sexualité diffuse des clips de David Bowie période Ziggy Stardust, ou ceux de Frankie Goes Hollywood, groupe culte gay s'il en est, mais aussi la science-fiction minimaliste et burlesque de la série britannique Docteur Who et même certains épisodes de Chapeau melon et bottes de cuir, qui faisaient passer Londres dans une autre dimension spatio-temporelle. Dans ce joli bordel – de fait le film est visuellement superbe –, va naître une tout aussi jolie histoire d'amour et de pogo. Je ne vois vraiment pas ce que vous attendez pour foncer !