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Séance exceptionnelle le jeudi 28 juin à 20h30 à Utopia St-Ouen l'Aumône
en soutien au mouvement des cheminots organisée par ATTAC 95 et l'Union Départementale CGT 95, suivie d'une rencontre avec des représentants du Labour Party britannique ( dans un pays qui a vécu la privatisation du rail dans les années 90 avant d'envisager aujourd'hui la renationalisation ) et des cheminots syndicalistes.

THE NAVIGATORS

Ken LOACH - Angleterre 2001 1h36mn VOSTF - avec Dean Andrews, Tom Craig, Joe Duttine, Steve Huison, Venn Tracey, Andy Swallow, Sean Glenn... Scénario de Rob Dawber (délégué syndical qui a passé 18 ans chez British Rail).

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

THE NAVIGATORSPaul, Mick et Gerry travaillent depuis des lustres au dépôt de chemin de fer de Sheffield, dans le Yorkshire. Leur job: maintenance et entretien des milliers de kilomètres de voie ferrée, signalisation, réparation. Des gars habillés en orange, travaillant par tous les temps, qu’il vente, qu’il crachine ou qu’il neige afin que le réseau ferroviaire du pays fonctionne comme sur des roulettes.
Malgré les difficultés quotidiennes, les salaires au lance-pierre et la vétusté de ce qui leur sert de local de réunion, de cantine et de salle de repos, l’ambiance est plutôt bonne, on se chambre, on se marre, on se fait des blagues et tout le monde travaille main dans la main: une équipe quoi, une vraie, qui s’est unie à la sueur du front, à la force du poignet, une équipe comme en n’en voit guère que chez les prolos...
C’est Len, le plus âgé du groupe qui dirige les opérations. Gerry, délégué syndical, s’active à améliorer le quotidien des travailleurs. Mais déjà, une autre époque s’annonce : la privatisation des entreprises publiques est en marche, et les chemins de fer ne seront pas épargnés.
En arrivant un matin au dépôt, les gars apprennent, en prenant leur thé, la privatisation pure et simple de British Rail. On leur balance ça comme on leur aurait dit que la boîte avait décidé de changer la couleur de leur tenue de travail: désormais, tout est dispatché entre plusieurs société privées et concurrentielles: les chantiers, les équipes, les parcelles de rail.
Au début, ça les fait bien marrer, les gars, ils ont du mal à imaginer que ça va changer quelque chose! Bon, d’accord, le logo qu’ils porteront dans le dos sera différent, et après ! Ils seront toujours potes, iront toujours boire leur pinte dans le même pub et feront toujours leur boulot...
Les patrons, débordés par les événements, dépassés par des ordres qui viennent de très haut et dont ils ont du mal à se convaincre du bien-fondé, gèrent comme ils peuvent les interrogations qui commencent pourtant à s’exprimer, le conflit qui commence à poindre.
Les explications sont contradictoires, mélange de langue de bois et de cafouillage, de théories fumeuses, de discours appris par coeur. Pour bien faire comprendre aux ex-fonctionnaires la formidable opportunité de cette privatisation, on leur fait visionner un spot censé en vanter les mérites.

« Si tu rentres dans le rang, si tu es compétitif, si ton rendement est bon, alors tu oeuvreras pour la rentabilité et la richesse de ton entreprise et ton entreprise te le rendra bien, car ton entreprise veut ton bonheur et la privatisation, c’est comme la mondialisation : c’est l’avenir ! ».

Dans la bande de Len, on ne sait plus trop que faire : se révolter, se soumettre, prendre la prime de licenciement et partir... ou continuer, côute que coûte, quel que soit la nom de la société, à bosser en équipe, à faire la seule chose qu’ils ont toujours fait, et bien fait : prendre soin des kilomètres de voie ferrée...