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ROULEZ JEUNESSE

Julien GUETTA - France 2018 1h24mn - avec Éric Judor, Laure Calamy, Brigitte Roüan, Philippe Duquesne, Déborah Lukumuena...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ROULEZ JEUNESSENotre ami Éric a quarante trois ans. Sa trogne dans ce film nous est familière. Pour l'avoir vu à l'écran dans des films souvent impossibles qui ne passent guère dans nos salles. Nous voilà donc satisfaits aujourd'hui d'honorer enfin sa bonne bouille dans un film qui est comme un instantané de la vie comme elle va, c'est à dire : ni très forcément drôle, ni très forcément triste, mais juste comme il faut pour illuminer son bout de chemin.
Son boulot à lui, Éric, dans cet opus, c'est dépanneur. Un mot qui ferait presque figure d'anachronisme dans une société du chacun pour soi et que l'on sait aujourd'hui débarrassée des figures tutélaires de l'abbé Pierre et de Coluche. Notre homme, lui, n'est débarrassé de rien et surtout pas de ce qui fait le « vivre ensemble ». La joie simple d'exercer un boulot que l'on sait utile aux autres. Et ce boulot, notre Éric l'accomplit dans une toute petite entreprise gérée par sa maman qui réclamerait volontiers un peu plus de professionnalisme à son fiston. A savoir : s'en tenir au pied et à la lettre à des objectifs que s'est fixée une société banalement inscrite au registre du commerce.

Avouons-le, l'esprit dans lequel s'inscrit notre Alex (en fait, dans Roulez jeunesse, Éric s'appelle Alex) déborde un tantinet du cadre purement bureaucratique tant il s'agit d'aller au devant des gens qui sont dans la panade, largués dans des situations impossibles, à des heures impossibles, au volant de bagnoles arrivées au bout du rouleau. Rien pourtant ne peut altérer la bonne humeur et la générosité naturelle de ce Saint-Bernard du macadam, à qui il ne manque que le petit tonneau de rhum autour du cou, ni cette vieille dame qui veut en profiter pour lui fourguer à tout prix l'une de ses deux filles en mariage, ni l'insolvabilité prévisible de beaucoup de ses clients. Alex est un gentil chronique comme il n'en existe que chez les pauvres et jamais chez les Bolloré.
Mais chaque chose venant en son temps, châtiment ou récompense selon les plans du Très Haut, il finit par en arriver une bien bonne à ce gentil en quête de bonne action : l'apparition, un jour entre chien et loup, de la plus improbable des BA et plus diaboliquement encore de la plus improbable des BO (bonnes occasions), en l'occurrence celle d'une créature en détresse affublée du plus minus des mini-shorts et de la plus craquante frimousse que l'ordonnateur de toutes choses puisse concevoir. Écervelée au point d'avoir fourré du gazoil dans son réservoir d'essence sans plomb…

Roulez jeunesse démarre sur un rythme de comédie échevelée… mais peu à peu le réalisateur nous emmène sur un autre terrain, plus grave, plus nuancé, nourri aussi de situations tragiques. Le personnage d'Éric s'enrichit en profondeur et en complexité, comme d'ailleurs tous ceux qui l'entourent : Philippe Duquesne, Brigitte Roüan, les enfants qui sont au cœur de l'histoire… tous sont excellents, tour à tour agaçants d'énergie, drôles, émouvants, et même davantage.