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DIAMANTINO

Écrit et réalisé par Gabriel ABRANTES et Daniel SCHMIDT - Portugal 2018 1h37mn VOSTF - avec Carloto Cotta, Cleo Tavares, Anabela et Margarida Moreira (sœurs jumelles)... Grand Prix de la Semaine de la Critique Festival de Cannes 2018.

Du 01/01/70 au 25/12/18

DIAMANTINOCe que vous ignoriez sans doute et qu'il est grand temps de dire, c'est que la France n'aurait jamais gagné la Coupe du Monde 2018 si Kylian Mbappé et Antoine Griezmann n'avaient pas eu l'apparition de chiots géants pour les guider sur le terrain, le poil si shampouiné que, par extension, il ouvrit la voie à des buts propres, soignés et parfaitement ciblés. Ces derniers représentent l'insouciance, l'élan vital qui pousse le joueur à survoler ses adversaires dans un imperturbable jeu de jambes, à composer avec son ballon comme Mozart avec son piano (ou son clavecin ?)… Jusqu'à l'apogée d'un « BUUUUUT » suivi d'un coup de sifflet et d'I will survive de Gloria Gaynor qui postillonne sur les lecteurs. Cet enchantement du tir ? C’est Diamantino qui leur en a soufflé le secret, sorte de Cristiano Ronaldo plus vrai que nature, grâce à l’indétrônable performance de Carloto Cotta. Véritable dieu du stade, « cathédrale des temps modernes », mi-enfant mi-malabar, rien ne semble pouvoir l’arrêter, jusqu'à cette finale de coupe du monde où rien ne va plus… Hanté par le souvenir d’un esquif plein à craquer de réfugiés, rencontré la veille, en plein océan… La détresse qu’il y voit résonne brutalement en lui, lui qui vivait jusque-là dans l’insouciance d’un monde aspergé de chantilly et de Nutella : son réveil est là, définitif, qui le mènera vers sa plénitude. Celle d'un rapport – enfin – heureux et entier au monde.

Kitsch est donc le traitement du film, mais il n'est en rien imbécile : la découverte du monde par Diamantino est un voyage qui utilise l'absurde pour brosser un portrait d'un monde moderne bien crade, rempli de ses frangines psychopathes, de scientifiques fous qui veulent le cloner, de politiciens extrémistes qui utilisent ce bon Diamantino pour leur complot machiavélique : sortir de l'Union européenne (tout un programme…). Mais ce sera sans compter sur une espionne convaincue au préalable de la criminalité de Diamantino, et qui s'apercevra que cet homme (jusqu'à ses modifications génétiques, qui lui donneront une paire de seins superbe) est avant tout un cœur (sur pattes velues, certes).

Le Kitsch, encore ? Non, car Diamantino, le film comme le personnage, est parvenu à cet instant qui rejette toutes les fonctions et rôles qu'on veut nous faire endosser, nous a débarrassé de toutes les saletés que ce monde imprime sur les peaux. Et rend libre de toute entrave, simplement parce qu'il a rencontré son « autre ». Bien sûr, chez les réalisateurs (dont c'est le premier film commun), l'influence du Rocky Horror Picture Show se fait sentir. Et cette version portugaise, moins musicale mais tout aussi fantaisiste et décapante, apporte ce que n'avait peut-être pas suggéré son illustre devancière : la recette du bonheur, tout simplement. Pour de beaux matchs relationnels, 1-1, ex æquo.