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BIENVENUE À MARWEN

Robert ZEMECKIS - USA 2018 1h56mn VOSTF - avec Steve Carell, Leslie Mann, Diane Kruger, Élisa Gonzales, Gwendoline Christie... Scénario de Carole Thompson et Robert Zemeckis, d’après le documentaire de Jeff Malmberg, Marwencol.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

BIENVENUE À MARWENL’auteur de Forrest Gump, de Retour vers le futur ou encore de Qui veut la peau de Roger Rabbit, le tendre et farfelu Robert Zemeckis, revient sur grand écran avec le surprenant Bienvenue à Marwen.
Un homme qui joue à la poupée, c’est assez inhabituel. Un homme qui aime porter des chaussures de femme, de préférence à hauts talons, certains diront que c’est une déviance, d’autres moins catégoriques trouveront ça simplement insolite et original. Ou peut-être, pour les plus romantiques, terriblement émouvant. Eh bien figurez-vous que c’est justement l’histoire tragique et tendre que se propose de nous raconter Robert Zemeckis avec ce film étonnant, audacieux et tristement d’actualité. Et vous pouvez lui faire confiance pour ne pas faire dans le plombant, ni le larmoyant. Il livre un film sans temps mort, visuellement époustouflant, mêlant chronique de la vie quotidienne et film de guerre avec un savoir faire consommé. Une grande réussite, dont on entendra peut-être bien parler aux prochains Oscars.

C’est l’histoire vraie donc, comme il est désormais coutume d’en prévenir le spectateur, de Mark Hogancamp. Artiste de son état, il gagnait sa vie comme illustrateur de la Seconde Guerre Mondiale. Mais voilà qu’un soir, à la sortie du bar de sa petite ville, il a le malheur de croiser une bande de gars plutôt bas du front et adeptes de la croix gammée. On sait comment sont les petites villes et celle-ci ne fait pas exception, tout se sait, les ragots vont bon train, et quand un original comme Hogancamp, ce soir-là un peu gris, leur confirme qu’il aime bien de temps en temps porter des chaussures de femme, sa vie bascule dans un trou noir. Il se réveillera à l’hôpital, se souvenant à peine de sa vie d’avant hier, ne sachant plus écrire son nom, ne pouvant définitivement plus dessiner le moindre soldat, la moindre jeep ni la moindre pépée.
L’homme ainsi brisé se réfugie dans un monde imaginaire. A l’arrière de sa maison, il crée la réplique miniature d’un village, Marwen, plongé en pleine Deuxième Guerre Mondiale et peuplé de petites poupées représentant son entourage proche. Ne cherchez pas Marwen sur une carte de la Belgique, il n’existe pas, c’est une pure invention de Mark Hogancamp. Dans ce village en guerre, il est Hoggie, un GI intrépide et séducteur n’ayant de cesse de repousser les attaques incessantes des nazis. Pour accomplir sa mission, il est entouré de véritables amazones, les femmes de Marwen qui, comme il l’assènera au commandant nazi, sauveront le monde. Cette auto-thérapie permet ainsi à Mark de canaliser ses émotions et revenir doucement vers une réalité trop longtemps oubliée.

Zemeckis met en scène ce parcours thérapeutique en organisant habilement des allers-retours entre le monde rêvé ou cauchemardé de Mark et son quotidien réel. Au-delà de ça, il montre aussi le travail d’un artiste accompli et le cheminement qui aboutit aux clichés qu’il exposera jusqu’à New-York. À l’instar d’un facteur Cheval ou d’un Robillard, le film montre comment l’art nous sauve de nos tourments et de nos peurs et nous permet d’envisager la vie comme un cadeau.