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AU BOUT DES DOIGTS

Ludovic BERNARD - France 2018 1h45mn - Avec Lambert Wilson, Jules Benchetrit, Kristin Scott Thomas, André Marcon, Karidja Touré, Michel Jonasz... Scénario de Johanne Bernard et Ludovic Bernard.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

AU BOUT DES DOIGTSIl nous avait embarqué il y a un peu plus d’un an aux pieds de l’Himalaya, avec la comédie L’ascension, succès que l’on sait, qui racontait l’histoire folle (et vraie) d’un petit gars de banlieue sans aucune expérience en alpinisme, qui s’attaquait à la face de l’Everest pour éblouir l'élue de son cœur. Avec des paysages beaucoup moins spectaculaires et un cadre plus intimiste, Ludovic Bernard renoue ici avec un thème qui lui est cher, celui du plafond de verre, ce concept au nom explicite qui laisse les classes (sociales, culturelles, économiques) bien étanches les unes aux autres, manière invisible de reproduire les schémas les plus stéréotypés entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, ceux qui ont, et ceux qui n’ont pas… mais heureusement, le cinéma est là pour détricoter tout cela et laisser voir d’autres champs du possible, là par l’alpinisme ou les concours d’éloquence (voir le film Le brio), ici par la force de la musique et d’un clavier de piano.

Dans son grand appartement parisien cossu où il aime à savourer un verre de grand millésime le soir en rentrant du travail, Pierre Geitner masque mal sa tristesse latente et son désarroi… depuis quelque temps, il est sur la sellette et il se pourrait bien que la direction du Conservatoire où il est directeur musical veuille signer, dans un large sourire, la fin de sa carrière. Pas assez de recrutement, plus assez de prestigieux élèves, de la trempe de ceux qui, bien dressés, peuvent prétendre à de prestigieux concours internationaux et par la même redorer le blason de la maison par un premier prix.
Dans le hall glacial et animée de la Gare du Nord, on a mis un piano pour que celle ou celui qui le souhaite puisse jouer, pour soi, pour les autres, par plaisir, pour pratiquer. Quand il tombe par hasard sur ce jeune garçon et quand il écoute, fasciné, le morceau qu’il interprète, il sait immédiatement qu’il tient là une pépite rare et brute. Mathieu joue avec la grâce de ceux qui n’ont rien à gagner et rien à perdre, il joue comme il respire : par besoin vital, par nécessité, comme par nature. Mathieu vient d’un milieu où l’on ne prend pas des cours de piano, où l’on ne rêve pas de premier prix de solfège, où l’on ne fréquente pas des harpistes ni des premiers violons. Persuadé qu’il tient là le souffle qui va redonner du sens à son métier et remettre un peu de passion et de fougue dans sa vie, Pierre va se mettre en tête de faire rentrer le petit gars de banlieue dans sa prestigieuse école. Le faux hasard d’un travail d’intérêt général et la pugnacité d’une enseignante aussi exigeante qu’ intransigeante (Kristin Scott Thomas) écriront la suite de la partition. Fougueux, fier et sauvage, défiant les règles et l’autorité, Mathieu va découvrir alors un univers dont il ignore tous les codes.

Du piano, du piano, encore du piano et beaucoup d’émotion, celle que la musique porte au delà des notes, pour ceux qui donnent et pour ceux qui reçoivent…

Edna Stern :

Invitée à se produire dans des salles et des festivals prestigieux parmi lesquels l’Olympia à Paris, le Festival de la Roque d’Anthéron, le Concertgebouw d’Amsterdam, la Herkulessaal de Munich, le Théâtre du Châtelet... Elle s’est produite en récital solo et avec orchestre, sous la direction de chefs tels que Claus Peter Flor ou Andris Nelsons. Elle donne également des Masterclass à travers le monde et dans de prestigieuses Universités et conservatoires comme le CNSM de Paris, elle a été nommée Professeur au très réputé Royal College of Music de Londres en 2009 et est en résidence au Théâtre Impérial de Compiègne.