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Séance unique le jeudi 21 mars à 20h30 à Utopia Saint-Ouen
suivie d'une rencontre avec Rachida Lièvre, participante de l'incroyable expérience du radeau Acali en 1973, et de Alexandra Strauss, monteuse du film ( par ailleurs monteuse du multiprimé I am not your negro de Raoul Peck )
, notamment autour du thème
«  Comment un groupe humain peut-il résister à la tentation de la violence ? »

THE RAFT

Marcus LINDEEN - Suède/Danemark/Allemagne 2016 1h38mn VOSTF - avec les incroyables Rachida Lièvre, Servane Zanotti, Maria Björnstram, Edna Reves... Grand Prix du Festival CPH Dox de Copenhague, Prix Grand Ecran Pariscience Paris 2018.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

THE RAFTC’est une de ces expériences prétendument scientifiques questionnant la psychologie, plus spécifiquement de groupe, qui ne pouvaient se passer que dans les années 60/70. Il y eut auparavant, au début des années 60, celle de Milgram, où une personne d’autorité demandait aux sujets d’administrer des décharges électriques de plus en plus violentes à des personnes qui répondaient mal à un questionnaire, prouvant ainsi que l’homme soumis à une autorité était majoritairement capable de se résoudre à tuer pour obéir. Il y eut celle de Stanford en 71, où des étudiants étaient amenés à jouer des rôles de gardiens ou de geôliers, prouvant que chacun, contraint dans un rôle, pouvait oublier ses convictions pour rentrer dans sa fonction.

L’anthropologue mexicain Santiago Genoves, victime quelques mois auparavant d’un détournement d’avion, voulait comprendre la naissance de la violence dans un groupe humain enfermé dans un espace exigu. Par ailleurs il avait participé à plusieurs traversées transatlantiques pour vérifier si des radeaux incas avaient pu faire un long périple maritime. En 1973, il fait construire un radeau insubmersible, propose à 11 participants, 5 hommes et 6 femmes, tous jeunes, d’horizons très divers autant géographiquement que socialement et culturellement, d’embarquer pour une traversée transatlantique sans retour possible (le radeau ne peut que suivre les courants et est quasiment ingouvernable). L’objectif caché : observer, dans cet espace réduit dont les protagonistes ne peuvent s’échapper et qui représente une part de risque réel (à l’époque, point de GPS et d’hélicoptères de secours en cas de gros souci), comment l’apparition de la violence et l’attraction sexuelle (il a choisi délibérément des participants franchement attirants) vont jouer.
Pour corser le tout, renversant le partage traditionnel des rôles, il confie aux femmes les fonctions importantes : Maria Björnstram est la capitaine, Edna Reves la médecin, et Servane Zanotti la plongeuse. Les hommes sont cantonnés aux fonctions subalternes. Que se passera -t-il ?

Le jeune metteur en scène de théâtre et cinéaste suédois Marcus Lindeen souhaitait réaliser un film sur des groupes de personnes âgées ayant eu dans leur jeunesse une expérience radicale. Il mit deux ans à retrouver les différents protagonistes de l’expérience relatée ci-dessus, ainsi que les archives filmées par le photographe japonais. Il eut l’idée géniale de faire construire dans un chantier de Göteborg une réplique du bateau et d’y rassembler les protagonistes survivants pour les interroger dans ce cadre reconstitué sur l’expérience qui avait bouleversé leur vie, et le résultat est saisissant, drôle et touchant. Grâce à l’intelligence des protagonistes et de la mise en scène, cette expérience et son rendu ont l’effet inverse des dispositifs de télé-réalité avec lesquels ils ont pourtant bien des points communs : alors que tous les programmes qui depuis 15 ans font la fortune des chaines de télévision ne font que nous donner une confiance de plus en plus approximative en l’humanité, le groupe des navigateurs d’Acali nous rappelle que des gens intelligents rassemblés dans l’adversité peuvent produire de la solidarité et de la fraternité qui perdurent 43 ans après.