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Le blog des profondeurs...
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« Seul(e) sur une île déserte, confiné(e) avec un film » : Guillaume Brac
Guillaume Brac, réalisateur : nous avons programmé tous ses films depuis Le naufragé / Un monde sans femme (2012), Tonnerre (2014), Contes de Juillet (2018) et L’île au trésor (2018). Guillaume Brac est venu présenter ce dernier documentaire autour de la Base De Loisirs Cergy et son film Tonnerr...

Message du Théâtre de l'Usine : « En attendant de vous retrouver ! »
Chères spectatrices, chers spectateurs,Suite aux décisions prises par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, le Théâtre de l’Usine reste fermé jusqu’à nouvel ordre afin de protéger la santé de chacun d’entre nous. L’ensemble des représentations programmées sont à ce jour annu...

« Seul(e) sur une île déserte, confiné(e) avec un film »
Jérôme Soubeyrand, comédien, scénariste et réalisateur que nous avons reçu en décembre 2014 pour la présentation de son film Ceci est mon corps en compagnie de son actrice Laetitia Lopez. Ceci est mon corps est mis en visionnage libre toute cette semaine (dans les films confinés, liens dans la c...

JOURNAL DE BORD D'UN CINÉMA FERMÉ
  LE FACEBOOK UTOPIA95 Mercredi 1er avril 2020 ou comment apprendre à vivre avec le Covid 19(on a raté les 18 épisodes précédents, c’est pour ça qu’on n’y comprend rien) Chers amis utopiens confinés, A l’heure où quelques écrivain(e)s se confi(n)ent  dans des journaux plus ou moins intimes (on v...

MORT À VENISE

(Morte a Venezia) Luchino VISCONTI - Italie 1971 2h11mn VOSTF - avec Dirk Bogarde, Bjorn Andresen, Silvana Mangano, Marisa Berenson, Romolo Valli, Franco Fabrizi... Scénario de Luchino Visconti et Nicola Badalucco, d'après le roman de Thomas Mann.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MORT À VENISE« Celui dont les yeux ont vu la Beauté, À la Mort dès lors est prédestiné. » Thomas Mann, La Mort à Venise

Gustav von Aschenbach (Dirk Bogarde, grandiose), double frêle et contemplatif de Gustav Mahler, s'installe au Grand Hôtel des bains du Lido, à Venise. Attirante et hostile, la ville l'absorbe et le rejette comme un cadavre putride ballotté par les flots. Le sirocco jaunit la brume et les mines. Les conversations ne sont que rumeurs inaudibles, éclats polyglottes.

Dans cet espéranto de la solitude, Gustav entend un prénom qui le hante ad nauseam : « Tadzio ! » C'est celui d'un adolescent blond comme un ange, dont la beauté le laisse sans voix (l'étoile filante Bjorn Andresen). Classée au rang de maladie par une société frileuse et rigide, l'aimantation homosexuelle de Gustav pour Tadzio engendre les mêmes douleurs que le choléra qui ronge Venise. Au moment même où le vieux professeur informe Tadzio de l'épidémie qui sévit, pour le sauver du mal qui le consume déjà lui-même, il en profite pour lui caresser la tête, au risque de le contaminer…

Célèbre pour sa grâce crépusculaire et hypnotique nourrie de superbes travellings, ce film surprend par son avant-gardisme. « La réaction des Etats-Unis, qui voulaient que l'on remplace le jeune garçon par une fillette, m'a prouvé qu'ils n'avaient rien compris, et que Mort à Venise était très en avance sur son temps », déclara Dirk Bogarde, qui plaça sa carrière sous le signe de l'ambiguïté sexuelle, avec une pointilleuse idée fixe : brouiller les cartes. Et envoûter, comme dans ce chef-d'œuvre asphyxiant.

(M. Landrot, Télérama)