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« Seul(e) sur une île déserte, confiné(e) avec un film » : Guillaume Brac
Guillaume Brac, réalisateur : nous avons programmé tous ses films depuis Le naufragé / Un monde sans femme (2012), Tonnerre (2014), Contes de Juillet (2018) et L’île au trésor (2018). Guillaume Brac est venu présenter ce dernier documentaire autour de la Base De Loisirs Cergy et son film Tonnerr...

Message du Théâtre de l'Usine : « En attendant de vous retrouver ! »
Chères spectatrices, chers spectateurs,Suite aux décisions prises par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, le Théâtre de l’Usine reste fermé jusqu’à nouvel ordre afin de protéger la santé de chacun d’entre nous. L’ensemble des représentations programmées sont à ce jour annu...

« Seul(e) sur une île déserte, confiné(e) avec un film »
Jérôme Soubeyrand, comédien, scénariste et réalisateur que nous avons reçu en décembre 2014 pour la présentation de son film Ceci est mon corps en compagnie de son actrice Laetitia Lopez. Ceci est mon corps est mis en visionnage libre toute cette semaine (dans les films confinés, liens dans la c...

JOURNAL DE BORD D'UN CINÉMA FERMÉ
  LE FACEBOOK UTOPIA95 Mercredi 1er avril 2020 ou comment apprendre à vivre avec le Covid 19(on a raté les 18 épisodes précédents, c’est pour ça qu’on n’y comprend rien) Chers amis utopiens confinés, A l’heure où quelques écrivain(e)s se confi(n)ent  dans des journaux plus ou moins intimes (on v...

TITO ET LES OISEAUX

Gustavo STEINBERG, Gabriel BITAR et André CATOTO - film d'animation Brésil 2018 1h13mn - Pour les enfants à partir de 8 ans.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

TITO ET LES OISEAUXRien n’est laissé au hasard dans ce film inventif, drôle, terrible et somptueux. C’est une fable politique, salvatrice aussi bien pour les adultes que pour les plus jeunes. Les réalisateurs, pour nous parler de notre monde devenu fou, ont adopté une esthétique digne des plus belles périodes de l’expressionnisme allemand. Chaque plan a la texture d’un tableau peint à l’huile, la musique renforce magnifiquement la puissance du récit. Il ne faut même pas louper une goutte du générique qui, en quelques scènes, place l’aventure dans un contexte historique essentiel, lui donne un relief universel.

Tito est un petit garçon grandi dans une immense cité où les murs ont poussé plus hauts que ceux de n’importe quelles prisons. On devine qu’il est ici fait allusion à São Paulo, la ville d’origine des réalisateurs où 20 millions de personnes vivent, pour la plupart cachées derrière des clôtures, des barbelés, des fils électriques, comme si la peur était devenue une pandémie. La peur, le pire fléau du monde, comme disait le père de Tito : « Elle ne se transmet ni par l’air, ni en buvant dans le même verre. La peur se transmet par les idées. »

Une phrase qui tourne en boucle dans la tête du garçonnet, surtout quand la télé déverse sempiternellement les mêmes litanies menaçantes, ne mettant en exergue que la violence, prédisant les pires catastrophes, conduisant chacun à se calfeutrer loin des autres, tétanisé. Le moindre bruissement d’aile apparait soudain aussi menaçant qu’un rugissement de monstre. Mais Tito a décidé pour sa part de ne plus jamais avoir peur et quand une étrange épidémie se propage, il va être le seul à en comprendre la source. Le voilà parti avec ses amis (en particulier l’inénarrable Buiu) sur les traces de la géniale invention de son père, une machine censée permettre de communiquer avec les oiseaux, les seuls, pense-t-il à pouvoir sauver l’humanité. N’oublions jamais que la vie appartient à ceux qui la rêvent et que l’enfance a cette vertu de croire que tout est possible.