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LE PROGRAMME UTOPIA 298 - DU 19 AOÛT AU 29 SEPTEMBRE 2020 (À TÉLÉCHARGER)
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FERMETURE ESTIVALE
FERMETURE.jpg, août 2020 ... Lire FERMETURE ESTIVALE...

EN ATTENDANT LA VERSION PAPIER LE PROGRAMME DE RÉOUVERTURE - DU 1ER JUILLET AU 4 AOÛT 2020
UTOPIA-297 ... Lire EN ATTENDANT LA VERSION PAPIER LE PROGRAMME DE RÉOUVERTURE - DU 1ER JUILLET AU 4 AOÛT 2020...

« Seul(e) sur une île déserte, confiné(e) avec un film » : Guillaume Brac
Guillaume Brac, réalisateur : nous avons programmé tous ses films depuis Le naufragé / Un monde sans femme (2012), Tonnerre (2014), Contes de Juillet (2018) et L’île au trésor (2018). Guillaume Brac est venu présenter ce dernier documentaire autour de la Base De Loisirs Cergy et son film Tonnerr...

Le port du masque est obligatoire dans tout le cinéma et également pendant la séance (en cas d'oubli, vous aurez la possibilité d'acheter un masque jetable en caisse pour 50 cts). Le principe de distanciation un fauteuil sur deux est toujours en vigueur (les groupes peuvent se mettre côte à côte, en laissant un fauteuil de part et d’autre).

AD ASTRA

James GRAY - USA 2019 2h05mn VOSTF - avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Ruth Negga, Liv Tyler, Donald Sutherland... Scénario de James Gray et Ethan Gross.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

AD ASTRAC'est l'un des rares films américains que l'on attendait vraiment de découvrir et de partager avec vous en cette fin 2019. Il y en a quelques autres, dont la formidable surprise qu'est Joker, qui a triomphé à cette même Mostra de Venise et que nous programmons également sur cette gazette. Ad Astra, donc, réalisé par James Gray, l'un des plus talentueux parmi les réalisateurs américains en activité. On peut citer tous ses films, ils ne sont pas très nombreux et comme dit l'autre, il n'y a rien à jeter : Little Odessa en 1994, The Yards en 2000, La Nuit nous appartient en 2007, Two lovers en 2008, The Immigrant en 2013 et The Lost city of Z en 2016.

Ad astra, autrement dit « vers les étoiles » – la citation latine complète est « per espera ad astra », « à travers l'adversité vers les étoiles » – est la première incursion du cinéaste dans la science fiction. Et James Gray nous livre une œuvre grandiose et mélancolique, un voyage initiatique, une odyssée intime où la quête de soi prend la forme d'un voyage dans l'espace magnifiquement filmé et mis en scène.
Centré sur la relation entre un fils et son père, thème récurrent chez James Gray, Ad astra raconte l'histoire d'un astronaute chevronné, incarné par un Brad Pitt décidément au mieux de sa forme, recruté par l'armée pour une mission à haut risque au fin fond du système solaire. Il doit découvrir ce qui provoque depuis quelques temps des surcharge électriques extrêmes à travers l'espace. Dérèglement qui touche dangereusement la Terre, mais aussi Mars et les autres planètes de ce côté de la galaxie. Si l'armée le veut lui, le Major Roy McBride, ce n'est pas seulement parce qu'il est un homme mélancolique et froid, dont le rythme cardiaque ne varie quasiment jamais, même dans les situations extrêmes, mais aussi et surtout parce qu'il est le fils d'un célèbre astronaute disparu il y a trente ans à bord de la station Lima, lors d'une mission de reconnaissance et de recherche de vie extraterrestre du côté de Neptune, et qu'il semble bien que les orages intergalactiques qui mettent en danger la Terre trouvent leur source sur cette station.
Lors de son périple, Roy sera confronté à des révélations qui mettent en cause la nature même de l'existence humaine et questionnent notre place dans l'univers…
James Gray parle de son film comme de l'improbable et déstabilisante rencontre entre Au cœur des ténèbres, le roman de Joseph Conrad qui a inspiré Apocalypse now, et 2001, l'odyssée de l'espace, de Kubrick. Autant vous prévenir donc que l'on n'est pas dans un énième space opéra, avec batailles galactiques et créatures rigolotes à retrouver aux rayons jouets dans les supermarchés. Mais James Gray n'en oublie pas pour autant le spectacle, et le voyage au bout de la nuit galactique du Major McBride est pour le spectateur une véritable expérience visuelle et sensorielle. James Gray fustige au passage la propension de notre espèce pour la conquête de nouveaux territoires et sa fâcheuse tendance à y reproduire les schémas les plus aberrants de notre civilisation consumériste. En véritable esthète, Gray filme l'espace comme on l'a rarement vu, à la fois magnifique et fascinant mais aussi hostile, minéral, inhospitalier et vide de toute autre forme de vie. Il en fait le décor de l'errance physique et psychologique d'un homme en quête de réponses. Un grand film, spectaculaire, métaphysique, philosophique.