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LES JOUEUSES #paslàpourdanser

Stéphanie GILLARD - documentaire France 2019 1h27mn - avec Lorena Azzaro, Selma Bacha, Sarah Bouhaddi, Lucy Bronze, Kadeisha Buchanan Delphine Cascarino, Isobel Christiansen, Audrey Dupupet, Jessica Fishlock, Ada Hegerberg, Amandine Henry, Soledad Jaimes Eva Kouache, Saki Kumagai, Eugénie Le Sommer, Amel Ma...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES JOUEUSES #paslàpourdanserLe sous-titre de ce documentaire jubilatoire et touchant de Stéphanie Gillard – qui fera plaisir aux amateurs de foot mais aussi à ceux qui n’y sont pas forcément réceptifs – fait allusion à un de ces événements qui montrent que, dans la lutte contre le sexisme, il y a encore du boulot. En 2018 est remis pour la première fois le Ballon d’Or féminin. Il est décerné à l’exceptionnelle attaquante lyonnaise Ada Hegerberg, Norvégienne de son état (elle fit partie durant plusieurs années de son équipe nationale), qui a largement contribué au palmarès exceptionnel de l’équipe féminine de la capitale des Gaules, un palmarès largement supérieur à celui de ses homologues masculins récemment défaits en demi-finale de la Ligue des Champions par le Bayern Munich. Donc à l’issue de la cérémonie, le DJ qui assure l’animation musicale, le très gros crétin Martin Solveig, monte sur scène et demande à la championne éberluée si elle sait danser le twerk, cette danse pour le moins lascive. Aurait-on demandé à Messi ou Ronaldo de faire un démonstration de zouk ? Bien sûr que non. Mais une championne reste dans l’esprit de certains un objet de séduction.

Mais si Les Joueuses, immersion dans le quotidien des joueuses de l’Olympique Lyonnais, l’équipe de football la plus titrée au monde aujourd’hui, s’avère de fait un plaidoyer féministe, c’est bien loin de n’être que cela. Stéphanie Gillard – que l’on avait reçue pour son film The Ride, sur la mémoire sioux au long d’une chevauchée mémorielle – est une authentique fan de foot et a commencé sa carrière de cinéaste avec un étonnant petit film sur la réception de la coupe du Monde de 2002 depuis le Cameroun, une réflexion très jolie sur la tradition orale qui transmet l’aventure du sport le plus populaire au monde. Et elle ne se cache pas d’avoir puisé une partie de son inspiration dans le film mythique Les Yeux dans les bleus, qui suivait l’aventure des joueurs français de 98.

Les Joueuses est avant tout une magnifique manière de filmer, à hauteur de joueuse, bien loin des images de retransmissions télévisées, les gestes, parfois fastidieux mais nécessaires et éternellement renouvelés de l’entraînement puis des matchs. Mais c’est aussi un regard admiratif sur l’abnégation de ces femmes désormais professionnelles et adulées par des milliers de fans mais qui doivent encore supporter l’effarante inégalité avec le monde du foot masculin. Bien sûr il y a l’énorme disparité des revenus, plusieurs dizaines de fois inférieurs pour des performances pourtant supérieures. Mais ce n’est pas cela qui heurte par exemple Jessica Fishlock, la magnifique milieue de terrain galloise de l’OL. Elle ne réclame que le respect dû à son talent et à son travail, ce respect qui devrait assurer à ces joueuses d’exception des staffs d’entraînement ou médicaux égaux à ceux des hommes, des vestiaires qui ne soient pas indignes comme c’est encore parfois le cas, même en Ligue 1. Une chose est sûre : le regard plein d’admiration des petites filles de primaire de la banlieue lyonnaise à qui elle rendent visite régulièrement contrebalance tout, montrant que, depuis sa timide apparition, le football féminin a déjà accompli un long chemin.