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MY ZOÉ

Écrit et réalisé par Julie DELPY - GB / Allemagne 2020 1h42mn VOSTF - avec Julie Delpy, Richard Armitage, Daniel Brühl, Gemma Arterton, Sophia Ally...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MY ZOÉJulie Delpy, c’est un peu comme une cousine partie vivre aux États-Unis, une cousine avec laquelle on aurait grandit et fait les quatre cent coup mais qui aurait pris un peu de distance avec les chemins tout tracés. Alors à chaque nouveau film, on la retrouve avec plaisir, comme si on l’avait quittée la veille. On se dit qu’elle a un peu vieilli (bah oui, comme nous en fait) mais qu’elle a gagné en maturité, que sa présence est toujours authentique et sincère et que les qualités qu’elle avait jadis (un certain sens de humour, une vraie humanité, un regard sensible et affuté sur les rapports humains) sont plus que jamais là. Après avoir souvent décortiqué dans ses films les rapports amoureux, en le faisant parfois de manière grinçante, l’histoire qu’elle nous raconte ici est plus tendre et douloureuse, plus intime aussi. Si le sujet de son film n’est pas des plus faciles et s’il faudra sans doute (comme moi, cousine éloignée, je l’ai fait) écouter sa curiosité pour franchir le petit muret intérieur construit avec ces peurs primitives qui surgissent spontanément sur certains sujets (dont la perte d’un enfant), la belle rencontre sera au rendez-vous.

Après un divorce qu’on imagine tumultueux et où elle a perdu beaucoup d’énergie et d’estime de soi, Isabelle tente de se reconstruire. L’Allemagne n’était pas forcément le pays qu’elle aurait choisi mais c’est celui où elle avait fait son nid en suivant son ex-mari et c’est celui qu’elle a décidé de garder pour élever Zoé. Zoé : sa fille de 7 ans, maligne et pétillante, pleine d’humour et de curiosité, Zoe qui lui fait oublier les conflits d’agenda, les problèmes de week-ends alternés, le stress d’avoir sans cesse à se justifier pour demander la moindre modification dans l’organisation de la garde. Il faut dire que James, son ex, fait tout ce qu’il peut pour lui pourrir la vie. En homme blessé qu’il ne cesse d’être depuis qu’Isabelle l’a quitté, il rumine sa rancœur et ressasse comme un mantra amer l’histoire d’amour qui n’est plus et qu’il aimerait pourtant faire vivre à nouveau.
Zoé est devenu leur seul trait d’union, l’enjeu de tout un tas de prises de bec sur les modalités de sa garde et la petite fille, qui ne devrait être que le sujet d’affectueuses attentions concentre, bien malgré elle, toutes les blessures de ses deux parents. Alors quand Zoé subitement ne va pas bien, on se renvoie la balle et c’est la culpabilité qui envahit tout l’espace : ta faute, la mienne, si tu avais fait ceci, si seulement j’avais plutôt fait cela. Mais l’histoire jamais ne s’écrit une seconde fois et personne ne peut revenir en arrière.

Isabelle ne peut supporter l’idée de perdre sa fille, quelle mère le pourrait d’ailleurs ? Elle ne peut modifier i le passé ni présent, mais elle peut avoir une prise sur le futur. Et c’est là que le film de Julie Delpy devient passionnant et ambitieux ; c’est ici que la fiction, par un tour de passe-passe qui flirte très légèrement avec l’anticipation, ouvre un champs inexploré qui permet au spectateur de reprendre son souffle et au récit de ne pas plonger tête baissé dans le mélodrame. Isabelle est généticienne et dans ce cadre, elle a fait la connaissance d’un médecin aux recherches et pratiques très controversées sur le clonage humain… Sentir à nouveau le parfum de la peau de sa fille, entendre son rire en dégringolade, glisser tendrement ses doigts dans ses cheveux : tout ceci devient alors son unique obsession.