MON C.E. ROULE POUR UTOPIA

METTEZ VOTRE PUB
DANS LA GAZETTE !


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Groupe ( >30p.) : 3€
TARIF étudiants, lycéens, collégiens, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA : 4€ (sur présentation d'un justificatif). PASS CAMPUS : 3,50 euros. Paiement CB, Chèque ou Espèces.

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

LA GAZETTE UTOPIA 310 DU 22 JUIN AU 26 JUILLET 2022 ( À TÉLÉCHARGER)
  ... Lire LA GAZETTE UTOPIA 310 DU 22 JUIN AU 26 JUILLET 2022 ( À TÉLÉCHARGER)...

LA GAZETTE UTOPIA 309 DU 11 MAI AU 21 JUIN 2022 ( À TÉLÉCHARGER)
  ... Lire LA GAZETTE UTOPIA 309 DU 11 MAI AU 21 JUIN 2022 ( À TÉLÉCHARGER)...

LA GAZETTE UTOPIA 308 DU 6 AVRIL AU 10 MAI 2022 ( À TÉLÉCHARGER)
  ... Lire LA GAZETTE UTOPIA 308 DU 6 AVRIL AU 10 MAI 2022 ( À TÉLÉCHARGER)...

LA GAZETTE UTOPIA 307 DU 2 MARS AU 5 AVRIL 2022 ( À TÉLÉCHARGER)
  ... Lire LA GAZETTE UTOPIA 307 DU 2 MARS AU 5 AVRIL 2022 ( À TÉLÉCHARGER)...

LE DIVORCE DE MES MARRANTS

Écrit et réalisé par Romy TRAJMAN et Anaïs STRAUMANN-LEVY - documentaire France / Belgique / USA 2022 1h23mn - avec Romy, sa mère Marielle, son père Paul, son grand-père Jakob, sa grand-mère Denise, son frère Gary et (en hors champs) sa meilleure amie Anaïs...

Du 22/06/22 au 12/07/22

LE DIVORCE DE MES MARRANTSCe film est une petite pépite. Une trouvaille dénichée au détour d’une improbable rencontre, qui n’est certainement pas le fruit d’un hasard et qui vient raviver cette petite flamme, celle qui raconte avec joie et force la puissance de la caméra. Des documentaires autour de la famille, il y en a eu, il y en a et il y en aura encore, tant la matière est une source inépuisable d’inspiration, de réflexion, de digressions. Familles déconstruites et recomposées, familles cabossées par l’histoire, la maladie, les événements, familles blessées et pansées, familles de cœur, de sang, familles avec ou sans… Pourtant, un comme celui-là, jamais on n’a vu et peut-être jamais plus on ne verra, tant le sujet fait corps avec sa réalisatrice principale, Romy, et tant il lui ressemble.
Le Divorce de mes marrants inaugure un genre dont il sera l’unique représentant, le film « boule à facettes » : il virevolte, il brille, donne parfois un peu le tournis et, suivant la face (cachée ou pas) du petit morceau de miroir qu’il éclairera, il fera rire aux éclats ou pleurer à douces larmes. Et comme on le vit parfois, sur la piste de danse baignée des ombres et des éclats de la boule à facettes, l’émotion sera mélancolie ou se fera joie, elle invitera tour à tour les souvenirs lointains, les secrets bien enfouis et inspirera la parole ou le refrain d’une chanson.
Alors si vous êtes du genre curieux (et oui, vous êtes définitivement du genre curieux), si vous aimez être surpris et si l’idée d’un voyage au cœur d’une famille délicieusement barrée ne vous fait pas peur, embarquez donc avec Romy, Marielle, Paul et toute la smala… l’aventure ne sera pas de tout repos et il n’est pas certain que le guide suive pas à pas l’itinéraire initialement prévu, préférant les pas de côté et les chemins de traverse, mais le résultat vaut largement le détour.

« Pourquoi les parents divorcent ? Pourquoi les miens l’ont fait, il y a 10 ans ? ». Une double question que se pose Romy, 23 ans, elle qui n’a pas revu son père après cette séparation. Elle vit depuis une relation fusionnelle avec sa mère, avec qui elle a un projet de comédie musicale, et tente de tracer sa route, comme une grande, même si cette idée « d’âge adulte » lui paraît un peu saugrenue, tant le monde de son enfance bouillonne encore en elle.
En pleine crise existentielle, elle décide de se rendre à Bruxelles chez son père, artiste bipolaire aussi excentrique qu’attachant, et de mener l’enquête sur la raison du divorce de ses parents. Anaïs, sa meilleure amie, la suivra pas à pas, caméra à l’épaule, pour capturer les indices et les preuves, recueillir la parole des témoins, tenter de discerner le vrai du faux, enregistrer tout ce qui se raconte, mais surtout tout ce qui ne se dit pas. Car l’exploration, mêlant l’intime, les secrets de famille bien gardés, les blessures du passé déroulera le fil d’Ariane de Romy, un fil fragile mais omniprésent qu’il est parfois utile de savoir couper pour continuer à cheminer.

Pétillante et lumineuse, sachant à la fois occuper tout l’espace de son film mais se faire petite souris pour laisser vivre avec toute la grâce de ses fragilités et de ses fêlures chaque protagoniste de sa famille, Romy Trajman signe un premier film drôle et délicieusement attachant. Avec la fougue débordante de sa jeunesse et ce soupçon de l’enfance qui aime encore jouer avec les règles et qui se fiche avec panache des conventions de mise en scène, elle ose tout, y compris chanter alors qu’on n’y pensait même pas. C’est fait avec une telle sincérité, avec une émotion si poignante que l’on a envie de danser avec elle sous la boule à facettes… Entre documentaire et chansons, ce road-movie de l’intime nous plonge au cœur d’une famille dysfonctionnelle et haute en couleurs.