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NINJABABY

Yngvild Sve FLIKKE - film d'animation Norvège 2021 1h43mn VOSTF - avec Kristine Kujath Thorp, Nader Kadhemi, Arthur Berning, Tora Dietrichson... Scénario de Johan Fastin, avec Yngvild Sve Flikke et Inga H. Saetre, d’après son roman graphique. Directrice de l’animation : Inga H. SAETRE.

Du 21/09/22 au 04/10/22

NINJABABY« Le sperme, quelle saloperie ! » L’air grave, mais l’humour en coin, voilà l’étrange entrée en matière d’un film plein de rebondissements, de chastes coups de triques et de réjouissantes coquineries. Rakel, joviale, nature et sans trop de complexes, n’a jamais froid aux yeux quand il s’agit de se marrer. Décidément, elle se branle des conventions sociales et de tout ce qui pourrait entraver son devenir. Et que rêverait-elle d’être ? Astronaute, testeuse de bière, globe-trotter, garde forestier, dessinatrice de BD… Dans ses plans de carrière, nulle place pour une vie familiale bien rangée, ni pour un mec régulier. L’idée de crouler sous les couches et les tétées ne lui viendrait jamais. Si quelqu’un doit biberonner, c’est elle seule, et certainement pas du lait maternisé ! Après tout Rakel a l’âge de ses artères et de ses hormones. Vingt-trois ans, c’est définitivement le bel âge, celui où l’on ne doit plus de compte à ses parents, celui où l’on peut retarder le fait d’en devoir à d’autres, celui où l’on peut croquer à pleines dents autant la vie que les hommes. Elle est un peu fofolle Rakel, mais surtout très drôle avec ses idées farfelues, ses avatars, ses personnages imaginaires omniprésents qui rôdent dans la marge de son cerveau, de ses cahiers de dessin où elle déverse ses pensées intimes, et accessoirement dans tous les coins de l’écran en la personne de drolatiques petites créatures animées. Elle entretient avec eux des conversations à bâtons rompus ou à couteaux tirés, véritables exutoires qui lui permettent de prendre un recul salutaire et souvent moqueur pour mieux avancer. Sa chambre grouille donc d’une vie intense au fil de ses vibrations, de ses pulsions.

La délicieuse Ingrid, sa grande amie avec qui elle cohabite, son antithèse complice (l’une range, l’autre pas), devinera ce que Rakel, dans son capharnaüm coutumier, n’a pas vu grandir en elle et qui se matérialisera bientôt lors d’une échographie et dans son jardin secret dessiné sous la forme d’un être qu’elle baptisera aussitôt Ninjababy (Bébé ninja). Petit embryon indésirable croqué de façon plutôt moche mais dans le fond plus attachant qu’elle ne voudrait… L’animation se fait tout aussi délicate que la situation, à la fois drôle et dramatique.
Cette présence tenace qui s’accroche en elle, elle n’en veut pour rien au monde. Avec son habituel franc parler, la voilà prête à revendiquer son droit fondamental à ne pas devenir mère, après avoir vérifié par correction élémentaire auprès du potentiel géniteur qu’il n’en veut pas non plus. Là, les choses se corsent ! S’il lui est forcément facile de s’identifier comme génitrice, la chose est moins aisée côté paternel. De fiestas en bitures, comment savoir, parmi les amants d’un soir – auxquels elle attribue de drôles de surnoms faute d’avoir retenu leurs prénoms –, qui pourrait être le daron du lardon ? Serait-ce Aïkido Mos qui sent bon le beurre, ou le pas très fute-fute Jésus-Trique auquel elle ne parvient jamais à résister ? Oh non ! Pas Jésus-Trique proteste avec indignation Ninjababy ! T’as pas pu coucher avec ça !?

Plût aux Dieux qu’il fût aussi facile après une chute de retomber gracieusement sur ses pieds dans la vraie vie que sur un tatami d’aïkido ! Quand bien même tout semble partir à vau-l’eau, on ressortira ravis de cette fable féministe où les hommes qui entourent Rakel ont en définitive de fort beaux rôles.