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UN PEU PLUS DE SOUTIEN
... du côté des artistes israéliens :
Merci Utopia !
Nous soussignés, citoyens
israéliens, cinéastes, enseignants et ouvriers de la culture, nous
souhaitons remercier le circuit des salles Utopia pour leur décision de
décaler la programmation du film israélien “A 5 heures de Paris” et de
program...
L'« affaire Utopia » autour du film israélien : une polémique obscène
Texte publié par Simone Bitton sur son blog de Rue89
Les échos du brouhaha autour de la déprogrammation du film A cinq heures de Paris par le réseau de salles Utopia - et son remplacement par mon film Rachel - me sont parvenus tardivement, plus d'une semaine après le début de cette étonnante polémiq...
Eyal Sivan : « Utopia, se réveiller »
Lettre d'Eyal Sivan, Paris 14 Juin 2010.
Cela fait des années que les salles du réseau Utopia accueillent à la fois les films et les débats autour d'importants sujets de société dont la France d'en-haut n'aime pas discuter. Les salles Utopia font le lien entre un cinéma indépendant, les réseaux asso...
Lette à Frédéric Mitterand
Monsieur le Ministre,
Nous aimons les films israéliens, nous les diffusons abondamment, qu'ils soient soutenus par des fonds israéliens ou qu'ils soit indépendants de ces fonds dans leur production, et nous avons depuis toujours organisé une foultitude de débats autour de ces films. C'est d...
SÉANCE UNIQUE en présence de Lech Kowalski,réalisateur, qui a suivi l’ultime tournée américaine en 1978 des Sex Pistols Le vendredi 4 décembre À 20h30 UTOPIA St-Ouen - Suivie d'un concert du groupe badska punk valdoisien "UNION JACK"
(tarif habituel + 3 euros, reversé intégralement au groupe)
Lech Kowalski - documentaire USA 1980 1h28mn VOSTF -
Pas fastoche quand on a baigné depuis près de 30 ans dans la culture punk de s’imaginer que l’on écrit aussi pour des gens qui comme vous peut être n’ont jamais : aspergé leur tête de colle industrielle pour voir si les cheveux tenaient mieux, vomi leur bière sur leur voisin lors d’un concert, été très fiers de porter en plein été caniculaire des chaussures coquées 18 trous qui font transpirer comme un maçon portugais en plein soleil, tenté de se faire eux-mêmes en fin de soirée un piercing génital, fait de salut nazi juste pour choquer le bourgeois.
Bon Ok ça peut paraitre lamentable tout ça mais pour mieux comprendre il faut s’imaginer la France ou l’Angleterre de la fin des années 70 quand on était jeune, pauvre et révolté. Côté rébellion musicale, on avait le choix entre la babaïtude, cette idéologie molle du genou (incarnée par le chanteur débile Antoine) qui avait tué la révolution hippie dès le milieu des années 70, et qui consistait à rêver d’aller à Kathmandou en combi Volkswagen vêtus de gilets à fleur et de sandalettes. Pitié ! Ou se vêtir de strass et de jeans moules burnes pour ressembler au regretté Freddie Mercury. Quand on était homo, ça se défendait, pour les hétéros, c’était pas un objectif en soi.
Alors évidemment quand les Sex Pistols sont arrivés, arborant des croix gammées pour rappeler aux adorateurs de la Reine Elizabeth qu’ils vivaient dans un pays crypto fasciste (ah, God Save the Queen and his fascist regim, quelle chanson inégalable), insultant copieusement les présentateurs télés avec qui tous les artistes étaient polis, remplaçant le briquet allumé dans les concerts par une joyeuse danse tribale que l’on nomma le pogo, autant dire que nos cœurs dégoutés de la France de Giscard et de l’Angleterre bonbon rose et royaliste, considérèrent cette musique pour reprendre l’expression de Lech Kowalski notre invité de ce soir comme « la dernière vision idéaliste du monde, une vision romantique et belle d’un monde en guerre ».
Mais kiséceLech ? Ben Lech Kowalski, touche-à-tout d’origine polonaise né en Angleterre, s’est installé à New York au début des années 70. Pour bien commencer dans la vie, il a fait ses premiers pas dans le porno qui devient pour lui un sujet de documentaire avant qu’il ne collabore avec le vidéaste star Nam June Paik, les réalisateurs Shirley Clarke ou Tom Reichman. En 1978, il suit l’unique tournée des Sex Pistols aux Etats Unis. Tournée emblématique et charnière, puisque les Sex Pistols s’y auto-détruiront, sous l’influence délétère du couple maudit Sid Vicious (qui avait intégré le groupe qu’un an auparavant virant ainsi Glen Matlock) et Nancy Spungen, qui y perdront la vie, l’une étant retrouvé poignardée dans son hôtel, Sid mourra d’une overdose quelques mois plus tard.
D.O.A. a right of passage, entre extraits de concerts épiques, interviews surnaturelles (notamment celle de Nancy et Sid sur un lit qu’il menace d’incendier à tout moment), coulisses, interviews de fans parfois totalement déphasés, est un formidable instantané d’une époque et de la fin d’une folle aventure que fut celle des Sex Pistols et de la première génération punk qui devait évoluer pour mieux renaitre. Lech lui ne quitta jamais l’univers du rock consacrant un documentaire à un autre grand disparu Johnny Thunders mais aussi au génial Dee Dee Ramone disparu il y a peu.
