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LA GAZETTE DE RENTRÉE - DU 19 AOÛT AU 22 SEPTEMBRE - À TÉLÉCHARGER
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FERMETURE ESTIVALE DU 29 JUILLET AU 18 AOÛT
ON SE RETROUVE AVEC PLEINS DE NOUVEAUX FILMS LE MERCREDI 19 AOÛT À PARTIR DE 14H D’ICI LÀ ON VOUS SOUHAITE DE BONNES VACANCES... Lire FERMETURE ESTIVALE DU 29 JUILLET AU 18 AOÛT...

LE DÉMANTÈLEMENT DE LA CULTURE EST EN MARCHE : SIMONE SIGNORET À CONFLANS STE-HONORINE C'EST FINI
Nous vous informons que l’association Conseil d’animation cessera, à compter du 30 juin 2015, d’assurer la gestion et la programmation des prochaines saisons artistiques et culturelles du Théâtre Simone Signoret de Conflans-Sainte-Honorine. ASSOCIATION CONSEIL D’ANIMATION / THEATRE SIMONE SIGNORE...

LA GAZETTE UTOPIA À TÉLÉCHARGER N°254
La nouvelle gazette : programme du 24 juin au 28 juillet 2015. Cliquez sur l’image... Lire LA GAZETTE UTOPIA À TÉLÉCHARGER N°254...

ROBIN DES BOIS

(ROBIN HOOD) Ridley Scott - USA 2010 2h20mn VOSTF - avec Russell Crowe, Kate Blanchett, Max Von Sydow, William Hurt, Mark Strong, Kevin Durand, Léa Seydoux... Scénario écrit par Brian Gelgeland, Ethan Reiff et Cyrus Voris. FILM D’OUVERTURE DU FESTIVAL DE CANNES 2010 - HORS COMPÉTITION.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ROBIN DES BOISLes hommes rugissent, le bois craque, les pierres se fendillent : Richard Coeur de Lion assiège un château français. C’est sa dernière bataille avant de mourir : le xiiie siècle, façon Ridley Scott, est une ère boueuse et violente, propice à l’épopée et à son cortège de tumultes, de blessures et de trahisons. Mais ce Robin des Bois ne ressemble pas à ses prédécesseurs. Errol Flynn, avec ses collants verts à la Peter Pan et ses numéros de voltige, paraît plus suranné que jamais. Quant à Kevin Cost­ner, qui dans Robin des Bois, prince des ­voleurs arpentait la forêt de Nottingham coiffé comme un footballeur allemand, mieux vaut l’oublier.
Incarné par Russell Crowe, le justicier médiéval est mûr, massif, taiseux, presque doux. Le comédien australien ne renouvelle pas seulement le personnage, mais sa propre image de héros d’action. Dans Gladiator, sa première fresque en costumes - déjà devant la caméra de Ridley Scott -, c’était une brute charismatique, une bête fauve au milieu de l’arène. Ici, il gagne en sobriété, voire - qui l’eût cru ? - en délicatesse. Le film s’écarte de la légende originale et fait de Robin un homme du peuple, un modeste archer, oeil vif et mains épaisses, qu’un concours de circonstances (peu crédible, mais qui s’en soucie ?) amène à défendre la veuve, l’orphelin et le Saxon surtaxé.

L’action se déroule dans les années qui précèdent la légende : comment Robin tout court est devenu Robin « des Bois ». Une idée plutôt futée, qui rend au scénariste une certaine liberté et offre au spectateur un suspense tout neuf. L’enjeu n’est pas, et pour cause, de savoir ce que le héros va devenir, mais comment : en désertant, en se faisant passer pour un noble (et défunt) baron, en s’éprenant de sa veuve… A cheval, à pied ou en bateau, l’irrésistible ascension du prolo des forêts tient toutes ses promesses. Pas trop d’effets spéciaux, de bagarres en accéléré et de jets de sang au ralenti. Rompu au film historique (outre la Rome antique, il a déjà ressuscité le Moyen Age dans Kingdom of heaven), Ridley Scott sait orchestrer une bataille comme personne. Deux chocs encadrent le récit. On y entre sous une volée de flèches, devant le fameux château assiégé. On en sort dans un déferlement d’oriflammes et de cottes de mailles : plage envahie de guerriers, falaises grouillant d’archers. Entre les deux, Scott galope d’un vaste complot politique (la trahison d’un noble anglais proche de Jean sans Terre au profit du roi de France) à une peinture spectaculaire de la misère et du quotidien des paysans anglais.

Parmi eux se tient la Lady Marianne étonnante de ce nouveau Robin. Forte, lumineuse, Cate Blanchett incarne ce personnage avec une fougue splendide, une grâce altière, aux antipodes de la sempiternelle potiche en détresse. Sa Marianne est, à elle seule, une raison d’aller voir le film, et peut-être même, au fond, sa véritable héroïne.

Cécile Mury dans Télérama