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Siné : sa vie, son œuvre, son cul et… Philippe Val
Le mardi 8 juillet, sur les ondes de RTL, Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Observateur, dénonçait « un article antisémite dans un journal qui ne l'est pas ». Il faisait allusion à une chronique de Siné dans Charlie hebdo, dont nous reproduisons le texte ici : « Jean Sarkozy, digne fils de s...
Séances en compagnie des bébés…
Les séances estampillées « bébé »… sont des séances où les parents peuvent venir avec leurs nouveaux nés… Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras… Les séances sont aussi ouvertes aux autres spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant ...
Solstice
Avec l'été déboulent sur nos écrans et sous vos yeux ébahis, très en avance cette année, quelques petites merveilles cannoises : Un conte de Noël toujours à l'affiche, la semaine dernière sortaient les désopilants et bouleversants Eldorado et Monsieur Horten, la magnifique Valse avec Bashir sort auj...
Concert pour le lever du soleil
Mercredi 25 juin à 7h30 sur la terrasse d’Utopia Tournefeuille, comme c’est désormais la tradition, l’Orchestre de Chambre de Toulouse présentera sa nouvelle saison lors d’un concert petit-déjeuner. La saison sera riche de 30 concerts et Gilles Colliard en commentera pour le public sa programmat...
Sea, sex and sand : les Bateys
Saluti ! Je reviens du ciné où j'ai assisté à la projection HAITI CHERIE
et je lis ton message. Tu as décidé de partir pour tes vacances en
République Dominicaine (vol + Séjour + Formule Tout-Inclus 15 jours de
710 € TTC). Tu trouves cela super et pas cher. Néanmoins, avant que tu
ne partes, je veux...
(CIDADE DOS HOMENS) Réalisé par Paulo MORELLI - Brésil 2007 1h46mn VOSTF - avec Douglas Silva, Darlan Cunha, Jonathan Haagensen, Rodrigo Dos Santos, Camilla Monteiro, Naima Silva, Eduardo Piranha, Luciano Vidigal, Pedro Henrique... Scénario de Paulo Morelli et Elena Soarez.
Du 23/07/08 au 02/09/08 à Toulouse - Du 23/07/08 au 02/09/08 à Tournefeuille
Au départ, il y a le film de Fernando Mereilles, La Cité de Dieu. À l’époque, c’est un succès au Brésil mais aussi partout dans le monde. Suit donc une série télé inspirée de ce premier film qui s’intitule La Cité des hommes. Plus calme et moins violente, l’histoire s’attache à deux gamins des favelas dont le quotidien et l’amitié à la vie à la mort sont au centre du récit. Enfin, voici ce nouveau film qui reprend les personnages développés dans la série et raconte la suite de leur histoire… la boucle est bouclée. Mais ne craignez rien : pas besoin d’avoir vu le premier film ou la série pour apprécier et comprendre celui-ci. Beaucoup moins violent que son prédécesseur donc, qui traitait du trafic de drogue et des luttes de pouvoir entre les gangs, alors que celui-ci s’attache plutôt aux gens ordinaires et à la vie quotidienne dans les favelas : un milieu très pauvre et socialement instable où subsiste tout de même une lueur d’espoir grâce à l’entraide et la solidarité des habitants. Un microcosme qui respire, transpire et grille sous le soleil incandescent. Dans cette atmosphère moite, esprits échauffés et environnement brutal, les émotions sont décuplées, l’amitié et l’amour prennent alors une dimension aussi primordiale que fragile.
Laranjinha (« Petite Orange » en brésilien) et Acérola, deux jeunes qui ont grandi dans les rues miséreuses de Rio de Janeiro, sont plus que des amis : des frères. Il leur est arrivé toutes les galères possibles et imaginables, mais pourtant ils sont encore là alors que tant d’autres gamins ont péri sous les balles. Ils ont à peine dix-huit ans, mais on sent une maturité et une certaine assurance chez eux, sans doute dues à la dureté de la vie dans le quartier. Ils ont l’envie de s’en sortir malgré les nombreux obstacles qui se dressent devant eux. Laranjinha, garçon impulsif et intrépide, a été élevé par les femmes de sa famille. Il est à la recherche de son père qu’il ne connaît pas. Tandis qu’Acérola, plutôt sérieux et réfléchi, se retrouve à élever son fils tout seul. Et ce n’est rien de dire qu’il a beaucoup de mal à assumer sa paternité ! Quand une guerre des gangs s’annonce, les deux potes vont devoir faire des choix difficiles qui pourraient remettre en cause leur amitié.
Beaucoup moins tape-à-l’œil et frénétique que celle de La Cité de Dieu, la mise en scène efficace et sans concessions porte le film et ses protagonistes avec puissance. La caméra reste nerveuse, suit l’action au plus près, et retranscrit parfaitement l’urgence et la violence dans laquelle vivent les habitants des favelas. On retrouve également de très bons acteurs amateurs, qui ont pu travailler à la création du projet en participant au choix des décors et aux dialogues, preuve de l’authenticité voulue par le réalisateur. Un film percutant, toujours en mouvement, qui dresse un tableau à la fois âpre et plein d’espoir du Brésil populaire, très loin des plages de cartes postales.
