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FORUM DU 5 et 6 Décembre autour du film DEMAIN
C'est vraiment demain que ça commence!Une trentaine de structures et associations en économie sociale ou solidaire seront là avec des stands: l'occasion d'échanger des idées et d'agir ensemble!Le forum autour de demain commence samedi par une auberge espagnole le samedi 5 à 12h à Utopia Tournefeuill...

Nuit Fantastique VII (debriefing)
Cette septième Nuit Fantastique surpassa une fois de plus les précédentes éditions par l’horrible excellence de vos déguisements, qui cette année furent d’une sophistication glaçante et sanguinolants de raffinement (ci-dessous quelques photos qui en donnent un aperçu). Ygor Von Raph, pou...

Install-party à Tournefeuille samedi 5 décembre
Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas vers la liberté est toujours délicat, de vous aider à ...

Bernard, Jean-Pierre, Loïc et Yamann doivent être relaxéEs !
Pétition adressée à Madame la Ministre de la Justice Christiane Taubira, à signer sur le site change.org :Bernard, Jean-Pierre, Loïc et Yamann sont convoquéEs au tribunal correctionnel de Toulouse le 9 décembre. Leur crime. Ils sont poursuivis pour « entrave à l’exercice normal d’une activ...

UN SOUTIEN « FRANC ET MASSIF »…
On vous en a fait le récit dans la dernière gazette. Mais pour les cancres, ceux qui dorment au fond de la classe à côté du radiateur, il nous faut revenir sur la très mauvaise nouvelle qui s’est abattue sur notre occiput au mois de septembre. A Utopia Toulouse, nous sommes confrontés à une au...

Dernière Zéance dimanche 14 février à 20h30 à Toulouse : soirée spéciale « retrogaming » avec la projection unique et exceptionnelle de The King of Kong (inédit en France !) suivie d’une rencontre avec Yannick Elahee (game designer, de l'association Toulouse Game Dev) et les « streamers » d'eSport Ladim & Max, qui aborderont l'évolution du retrogaming vers la scène de compétition de jeu vidéo actuelle (achetez vos places dès le 30 janvier).

THE KING OF KONG, a fistful of quarters

Seth Gordon - documentaire USA 2007 1h20mn VOSTF - avec Billy Mitchell, « le champion », et Steve Wiebe, « le challenger »...

Du 14/02/16 au 14/02/16 à Toulouse

THE KING OF KONG, a fistful of quartersS’il y a un film documentaire à voir sur les jeux vidéos, c’est bien celui-là, qui va d’ailleurs bien au-delà de son sujet. Si le sous-titre « pour une poignée de quarters » évoque un duel à la Sergio Leone (le quarter est une pièce américaine de 25 cents que l’on mettait pour faire une partie dans le monnayeur des bornes d’arcades), c’est que ce film est un peu le When we were kings du retrogaming. Digne du combat mythique entre Georges Foreman et Muhammad Ali, The King of Kong raconte une des plus incroyables rivalités de l’histoire du cinéma entre Steve Wiebe et Billy Mitchell, deux joueurs courant après… le record du monde sur le jeu Donkey Kong.
Dès les premières minutes, figure cette citation de William S. Burroughs, écrivain de la Beat génération : « C’est un univers de guerre. Il existe peut-être d’autres univers reposant sur d’autres principes, mais le nôtre semble basé sur la guerre et les jeux. Tous les jeux sont belliqueux. Il y a les vainqueurs et les perdants. Bien souvent, les perdants peuvent devenir des vainqueurs, et, en un clin d’œil, les vainqueurs peuvent devenir des perdants. » Cela pourrait sembler bien pompeux compte tenu de l’apparente futilité du sujet. Ce n’est pas le cas. Le film de Gordon arrive par miracle à transcender son sujet en en faisant une métaphore de l’Amérique. Steve Wiebe et Billy Mitchell sont les deux versions d’une même obsession : celle d’être le premier.

D’un côté, Wiebe incarne le parfait loser laissé sur le bas-côté du rêve américain. Wiebe a la poisse. Il pensait jouer au baseball ? Son bras en a décidé autrement. Et pourquoi pas devenir musicien ? La vague grunge de la ville voisine de Seattle ne l’a pas emporté. Finissant par marcher dans les pas de son père, il est employé comme ingénieur à Boeing jusqu’à ce qu’il ne soit viré. Le jour même de son licenciement, il signait pour acheter une maison avec sa femme… Wiebe trouve son échappatoire en jouant à Donkey Kong au fond de son garage. Obsédé par le jeu jusqu’à y consacrer ses nuits…
De l'autre, David Mitchell est un personnage hallucinant qui va au-delà de la plus caricaturale des fictions. Comme il le dit à la caméra de Seth Gordon, son credo tient en trois lettres : « U. S. A. ». Il porte même une cravate aux couleurs de la bannière étoilée. représente presque tout ce que l’Amérique a de détestable, lorsqu’elle mène le monde avec arrogance et condescendance, aveuglée par son patriotisme hypertrophié.

Exceptionnel, tout simplement magnifique, touchant, vrai, The King of Kong est le récit improbable et incroyable d'un duel picaresque oscillant entre farce et tragédie, aux multiples retournements de situation, et qui nous fait découvrir un monde étonnant, celui du gaming des années 80 jusqu'à 2007, avec ses règles et son code de l’honneur.

Prochaine Dernière Zéance dimanche 6 mars à 21h à Toulouse : avant-première du film Évolution suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Lucile Hadzihalilovic, animée par Frédéric Rackay du magazine Versatile Mag (achetez vos places à partir du 27 février). Prix du jury au festival de San Sebastian 2015 • Prix du jury et prix de la critique au festival du film fantastique de Gérardmer 2016.

Peu de cinéastes français se lancent aujourd’hui dans des projets de films de genre, notamment fantastiques, alors que leurs confrères espagnols prennent des risques, certaines œuvres obtiennent même des Goyas, l’équivalent de nos Césars. Plutôt globalement masculin, le film fantastique ou d’épouvante attire pourtant en France quelques femmes cinéastes qui y apportent une sensibilité singulière. On peut donc saluer les producteurs et le distributeur du film d’avoir cru en ce projet, et permettre ainsi à la réalisatrice Lucile Hadzihalilovic de revenir après onze ans d’absence avec une œuvre ambitieuse et mystérieuse à l’ambiance toute lovecraftienne… (voir la page de présentation de la soirée)