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Une histoire de dingues…
On se pince pour le croire, pour se persuader qu’on est bien réveillé, qu’on n’a pas bêtement cauchemardé. Parce que, si on regarde alentour, que ce soit en couverture ou dans les pages intérieures de nos journaux préférés, au long des flashs info des radios publiques ou privées : rien, nib, na...

Install-party à Tournefeuille samedi 27 juin
Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas vers la liberté est toujours délicat, de vous aider à ...

Shoco courts à Utopia Tournefeuille
Jeudi 23 avril à Utopia Tournefeuille, vous avez été nombreux à venir déguster des Schoko-bons avant d’entrer en salle ! Vincent et Benoît, les co-fondateurs de la communauté du film court, SHOCO, ont commencé par jouer les ouvreurs le temps d’une projection, histoire de bien début...

Stop TAFTA : journée internationale d'action contre les traités ultra-libéraux
Les peuples et la planète avant les profits ! En quelques mois, la campagne Stop TAFTA a pris de l’ampleur en Europe : 1,5 million de signatures de l’Initiative citoyenne auto-organisée, création de milliers de collectifs locaux, multiplication des débats publics… Le 18 avril, journée inte...

Attention Dimanche 5 avril à Utopia Tournefeuille
Discosoupe et Rocky! Qu'on se le dise! DISCOSOUPE: Rendez-vous à 12h30 à Utopia Tournefeuille. On récupère les invendus du marché, des commerces… On cuisine  en musique… Tous les musiciens qui veulent se joindre à nous pour animer sont les bienvenus! Puis on mange… Miam! Le soir c'est le Rocky! ...

LOVE AND MERCY

Bill POHLAD - USA 2014 2h02mn VOSTF - avec Paul Dano, John Cusack, Elizabeth Banks, Paul Giamatti, Jake Abel... Scénario d'Oren Moverman et Michael Alan Lerner.

Du 01/07/15 au 21/07/15 à Tournefeuille

LOVE AND MERCYSurfin' USA, I Get Around, Dance Dance Dance, California Girls, Barbara Ann, Good Vibrations… Tout le monde ou presque a un tube des Beach Boys qui lui colle encore au cœur et au corps comme dirait l'autre. Rappelons en quelques mots les débuts de ce groupe légendaire constitué en 1961. Composé des frères Wilson – Brian, Carl et Dennis – de leur cousin Mike Love et d'un ami de Brian, Al Jardine, il s'agit quasiment d'une affaire de famille. Après seulement quatre ans d'existence, les Beach Boys sont au sommet de leur gloire. Déjà dix albums au compteur, tous des succès grâce aux compositions accrocheuses de Brian qui participent à la construction d'une Californie mythique, solaire, surfeuse et hédoniste. S'il existe un seul groupe américain capable de résister à la vague british qui déferle sur le monde, c'est celui-ci. Normal, me direz-vous, quand on s'appelle les garçons de la plage et que l'on a fait du surf sa spécialité.

Mais en décembre 1965, les Beatles passent la vitesse supérieure. Jusqu'à présent, un 33 tours était simplement l'addition en un seul album des derniers 45 tours sortis par un groupe. Le dernier né des Beatles, Rubber Soul, fait l'effet d'une bombe avec ses quatorze morceaux écrits spécialement pour l'occasion. Brian, bluffé, décide de relever le gant. Il ne participera pas à la tournée du groupe au Japon pour composer et travailler avec les meilleurs musiciens de studio du moment. Le résultat sera Pet Sounds, que Paul Mac Cartney qualifiera de « plus grand album de tous les temps » et reconnaîtra plus tard comme source d'inspiration de Sergent Peppers Lonely Hearts Club Band. Mais le public américain, surpris par la complexité de la musique et par des paroles ciselées et poétiques, sera déconcerté, à l'instar d'ailleurs du reste du groupe. Ce semi-échec touche de plein fouet Brian Wilson qui entrera rapidement dans la spirale infernale de la toxicomanie et de la dépression, deviendra obèse et passera même trois années couché dans son lit.

Bill Pohlad et ses scénaristes ont choisi de ne pas faire de Love & Mercy le biopic d'un groupe. Ils nous proposent, et c'est beaucoup plus intéressant, une approche intime de son compositeur, producteur et pierre angulaire Brian Wilson, à deux étapes de sa vie : dans les années 60, la naissance d'un musicien de génie et dans les années 80, le difficile retour à la vie d'un homme brisé. Deux obstacles se dressaient devant le réalisateur. Le premier tenait à la difficulté de trouver un acteur capable d'interpréter le même personnage à vingt ans d'écart. Le second, plus important, consistait à appréhender les moments de création musicale. Bill Pohlad les franchira avec brio grâce à deux hommes-clés.
D'abord le scénariste Oren Moverman, avec qui il décide d'engager deux acteurs différents. Leur choix est idéal : Paul Dano interprètera le jeune prodige et John Cusack l'homme mûr qui tente de reprendre pied – rappelons qu'Oren Moverman était le scénariste du formdiable film de Todd Haynes sur Bob Dylan, I'm not there. Ensuite le musicien Atticus Ross, auteur de la bande son du film, qui, loin de se contenter de faire entendre des morceaux des Beach Boys, parvient à restituer le travail en studio de Brian Wilson. Si l'on ajoute la qualité des reconstitutions d'époque et les performances d'Elisabeth Banks dans le rôle d'une vendeuse de cadillacs et surtout de Paul Giamatti dans celui du docteur Landy, inquiétant psychiatre qui maintient Brian dans un carcan chimique, on arrive à la conclusion imparable que ce Love & Mercy fait naître de sacrément bonnes vibrations.