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Journal de bord 6
Il pleut, il neige, il mouille… c’est la fête à la grenouille ! plus facile pour les confinés de ne pas mettre imprudemment le nez dehors !… Ana Pitoun et Valérie Mitteaux réalisent depuis quelques années, ensemble ou chacune de leur côté, plein de films tout à fait passi...

Journal de bord 5 : les films du confinement…
Pendant la durée du confinement, nous allons nous efforcer de vous proposer des films qu’on aime, qu’on trouve passionnants, qui ouvrent une fenêtre sur la vie des autres, qui nous aèrent les méninges… La programmation d’Utopia est faite de films choisis parmi ceux qui sortent, mai...

Journal de bord d'Utopia Borderouge et Tournefeuille 4
La civilisation du poisson rouge… c’est un bouquin dont je vous recommande la lecture : pas gros, vite lu, mais grosse réflexion à la clé. On le voit bien, partout et en tous lieux impossible de passer du temps avec quelqu’un sans qu’il lorgne du coin de l’oeil les messa...

Le documentaire "10 ans avec Miyazaki" disponible en français et gratuitement !!!
  C’est une bonne nouvelle pour tout les fans d’Hayao Miyazaki, comme nous, puisque la NHK vient de mettre en ligne le documentaire 10 ans avec Miyazaki. Accessible gratuitement, légalement et en streaming sur leur site internet, le documentaire sur la maitre est disponible en version sous-titré...




Nous restons en contact via le site, les réseaux sociaux et par courriel. On vous proposera aussi quelques films en streaming, voir les liens de la liste des films «confinés» dans la colonne de gauche. Courage, confiance et fraternité ! (vos réponses et commentaires : nous écrire)


Journal de bord au temps du Coronavirus

Du 15/03/20 au 30/04/20 à Toulouse (Borderouge) - Du 15/03/20 au 30/04/20 à Tournefeuille

Retrouvez tous les épisodes du journal de bord, et bien plus encore, sur le blog à cette adresse : cinemas-utopia.org/U-blog/toulouse/index.php?tag/confinement2020 (et pour s'abonner, un Flux RSS).

Journal de bord 6


Il pleut, il neige, il mouille... c'est la fête à la grenouille ! plus facile pour les confinés de ne pas mettre imprudemment le nez dehors !... Ana Pitoun et Valérie Mitteaux réalisent depuis quelques années, ensemble ou chacune de leur côté, plein de films tout à fait passionnants. Vous avez pu en voir une bonne partie à Utopia : Caravane 55, Kings of the world, 8 avenue Lenine... de Valérie seule : Filles ou garçon, mon sexe n'est pas mon genre, Dreamocracy... Anna : Pologne aller-retour, Smaïn cité Picasso... tous programmés par de nombreux festivals dans plein de pays et très souvent abondamment primés. Ils sont régulièrement programmés sur diverses chaines, notamment Arte. « Le documentaire, c'est une relation au-delà d'un cadre, d'un message, c'est une relation que vous vous mettez à entretenir avec la personne que vous filmez. C'est un contrat de confiance » et c'est toute la richesse de ce cinéma de l'humain, qui nous immerge dans la vie de personnes qui cessent peu à peu de nous être inconnues et au fil des images crée du lien, interroge leur vie et fait évoluer notre regard sur « les autres ». Elles ont du talent, un savoir faire : les images sont belles, le montages précis, les musiques judicieuses... elles ont de l'humour mais surtout une formidable empathie qui passe jusqu'à nous. C'est un cinéma qui n'est ni neutre ni gratuit ; il est fait pour alimenter compréhension et réflexion, et s'il fait rire, émeut, indigne ou touche.... il ne vise jamais bas. C'est un cinéma qui milite pour une humanité plus tolérante et plus juste. « Filmer, c'est écouter avant de regarder » dit Ana, tandis que les personnes qui leur parlent de confiance nous incitent à partager cette curiosité bienveillante qu'elles leur portent. En ces temps de pandémie qui peuvent révéler de la société humaine aussi bien le meilleur que le pire... ce cinéma là nous ouvre une piste vers le meilleur et c'est bien bon.


Confinée et covidée et donc bien fatiguée (mais rassurez vous, elle est jeune et devrait tenir le coup), Ana Pitoun nous a fait passer le lien de visionnement et nous autorise à vous montrer : Des poules et des grosses voitures, film réalisé avec Valérie Mitteaux et qui bouscule quelques idées reçues sur les gens du voyage...


Quiz 5 : demain, on vous donnera les réponses pour les quiz précédents... ceux qui prennent ce journal en marche ont donc un dernier jour pour répondre... L'extrait qui suit se passe au Danemark en 1770... et le médecin du roi (Mad Mikkelsen) est assez peu sensible aux querelles de cour... et tout en y exerçant ses talents, se préoccupe d'un peuple, qui souffre, croupit dans des villes sales... un engagement qui n'empêche pas l'amour... Programmé à Utopia à sa sortie en 2018 (Grâce à Jour2fête), il est diffusé par video-en-poche... (vos réponses et commentaires : nous écrire)





Journal de bord 5 : les films du confinement…


Pendant la durée du confinement, nous allons nous efforcer de vous proposer des films qu'on aime, qu'on trouve passionnants, qui ouvrent une fenêtre sur la vie des autres, qui nous aèrent les méninges… La programmation d'Utopia est faite de films choisis parmi ceux qui sortent, mais aussi de pépites rares, puisées au fil de nos recherches, de nos rencontre avec des réalisateurs peu médiatisés… et donc peu diffusés. Tous ceux qui travaillent à Utopia voient des films avant leur mise sur le « marché »  et les films portés par les « distributeurs indépendants » sont visionnés avec une attention toute particulière… Ces passionnés de cinéma qui ne dominent pas « le marché » y jouent pourtant un rôle essentiel parce qu'ils font son renouvellement et sa diversité. Leur rôle de « découvreurs » a une influence réelle sur l'évolution de la « profession », bien au-delà de la moindre part qu'ils prennent dans son économie générale. Côté public, ils sont indispensables pour la frange de plus en plus importante de spectateurs qui ont besoin que le cinéma leur apporte diversité et ouverture et ils résistent grâce à votre curiosité…. Or quand le public évolue dans ses goûts et dans son exigence « le marché » tout entier bouge aussi et les grosses compagnies de distribution suivent l'évolution du public. Les plus grosses compagnies, celles qui ont les plus forts moyens et rayonnent sur le monde entier (particulièrement les américains) influencent la demande du public le plus large, le conditionnent, mais, si le public exprime suffisamment fort une demande, les grosses compagnies tente de répondre à cette demande. Ils sont nombreux les réalisateurs qui ont commencé par être soutenus par les indépendants et ensuite ont été « récupérés » par les plus gros : c'est bien parce que les consommateurs ont commencé à s'intéresser à leur nourriture que les supermarchés se sont mis à offrir un rayon bio...


Ignoti nulla cupido. Toute la subtilité de la programmation d'Utopia réside dans le délicat équilibre entre les films que vous attendez parce qu'ils sont médiatisés par l'actualité, et ceux qu'on extirpe du néant médiatique grâce à ce site, grâce à la gazette et à toutes les formes de liens que nous tissons avec vous. Dans tous les cas, nos choix sont subjectifs, motivés, font sens… mais dans le deuxième cas, il faut arriver à vous convaincre de sortir des sentiers balisés… même si, au fil du temps, beaucoup d'entre vous nous font confiance et suivent nos propositions.


Les films confinés : les films que nous allons vous présenter dans cette rubrique ont été programmés à Utopia, voir les liens de la liste des « films confinés » dans la colonne de gauche du site. Ils nous sont particulièrement chers et nous suivons leurs réalisatrices et réalisateurs parce qu'ils nous ont séduit par leur vitalité, leur talent, et le sens qu'ils donnent à leurs réalisations. Pour ce qu'ils apportent d'aération et de désir de changement, dans un contexte particulièrement plombé par cette pandémie… Agnès Fouilleux ouvre cette rubrique avec Être plutôt qu'avoir formidable réflexion sur l'apprentissage des autres et de la vie. Small is beautifull sera le second et nous parle de la nécessaire évolution de nos rapport à la terre nourricière. On terminera par son premier film Un aller simple pour Maoré… qui nous parle de la politique française aux Comores… on se rappellera la visite d'Emmanuel Macron en 2017 à Mayotte et de ce « trait d'humour » qui suscita alors bien des commentaires... Agnès Fouilleux a accepté de nous confier ses films sans retour financier… et vous embrasse : continuez à être curieux ! Et n'oubliez pas d'aller voir du côté des autres Utopia qui proposent d'autres films, jeux et réflexions.


Quiz 4 : il a fait la première page de la gazette en plein été, programmé simultanément à Borderouge et à Tournefeuille… Sorti en avant première (sa sortie Paris et le reste de la France s'est faite à l'automne suivant) il a été le plus gros succès d'Utopia Borderouge des premiers mois… Olivier Gourmet y est exceptionnel… ceux qui l'ont vu étaient unanimement enthousiastes… (vos réponses et commentaires : nous écrire)





Journal de bord d'Utopia Borderouge et Tournefeuille 4


La civilisation du poisson rouge… c'est un bouquin dont je vous recommande la lecture : pas gros, vite lu, mais grosse réflexion à la clé. On le voit bien, partout et en tous lieux impossible de passer du temps avec quelqu'un sans qu'il lorgne du coin de l'oeil les messages qui arrivent sur son portable. Des jeunots de ma connaissance, dorment avec, se réveillent la nuit pour le cas où ils auraient loupé le message de leur vie, branchés en permanence sur des relations artificielles, ponctuées de likes et de fake news… et tous perdent l'habitude de la lecture, de la réflexion longue, on Tweete plus vite que son ombre, on facebooque, on survole, le cortex orbito frontal à force d'être mis au chomage technique finit par ne plus permettre à son propriétaire de voir plus loin que le bout de son nez...


70% des français reconnaissent être dépendants des écrans, tous supports confondus… et les Etats Unis sont à la pointe : les jeunes américains consacrent plus de 8 heures par jour aux technologies du divertissement : jeux videos, vidéos en ligne et réseaux sociaux… hantés par l'angoisse de voir leur nombre « d'amis », de « like » diminuer et perdent le sens de la relation vraie, celle qui se construit doucement sur l'observation et l'écoute… se laissant happer par un conditionnement qui les conduit à perdre le discernement et à gober n'importe quels mensonges manipulateurs. Comme un virus dévastateur les idées courtes se répandent et obstruent la machine à penser tout seul, à réfléchir…

On est confinés bordel ! Et il y en a qui passe leur temps accrochés à des échanges couillons à des divertissements décervelants… c'est le moment où jamais de refuser de se laisser infantiliser, ratatiner le mental, de ne pas se laisser asservir par ceux qui sont derrière ces machines... et si on en profitait pour réfléchir et lire, lâcher un peu les réseaux sociaux pour se mettre à une autre utilisation des nouvelles technologies… car ce truc là, et c'est souvent ce qu'en pensaient ses créateurs auraient pu, peut être encore un moyen de libération, d'approfondissement de la réflexion en nous liant avec toutes les connaissances du monde…

Facebook = 2,5 milliards d'utilisateurs dans le monde chaque mois, WhatsApp = 2 milliards… Twitter, c'est petit bras avec ses 152 millions de tweets quotidiens…. pour commencer, on pourrait se demander d'où sortent et comment fonctionnent Facebook, WhattsApp, Twitter, toutes ces choses qui nous paraissent gratuites et qui doivent bien se payer quelque part puisque ses initiateurs possèdent les plus grosses fortunes mondiales… tirer le fil de la réflexion, creuser, enquêter... et on pourrait simultanément aller voir ceux qui refusent la soumission passive à internet et se font les acteurs d'un numérique instrument de liberté et d'échanges réels... si on allait voir du côté des logiciels libres et des associations qui s'interrogent sur un internet du réel, qui ne vous prend pas pour des consommateurs abrutis, mais pour des internautes pensants… Ce site contient plein d'informations sur le sujet, il y a eu plein de débats à Utopia, certains disponibles sur ce blog dans les enregistrements.


Quiz 3 : l'extrait suivant est issu d'un film qui est est à la fois un document incroyable par ses conditions de tournage, ses qualité cinématographique, et son intérêt historique immédiat tout en étant au coeur de le la naissance de la déflagration à venir. Le passage choisi est un rappel que Julian Assange est lui aussi confiné dans les prisons anglaises, dont l'isolement et ses conditions de détentions mettent sa santé mentale et physique en danger mortel, danger aggravé par la crise du Covid19 et sa gestion désastreuse par le gouvernement anglais. Il est plus que jamais important de faire pression pour obtenir sa libération. (vos réponses et commentaires : nous écrire)

Vous pouvez aussi voir en ce moment une petite série documentaire, Invisibles, les travailleurs du clic, sur les aspects moins connus du fonctionnement de ces plateformes, ses conséquences sur le monde du travail, vous savez bien, par exemple ces coursiers exploités et mal payés qui sillonnent à vélo durant la quarantaine les rues désertes de Babylone pour livrer des repas issus souvent de l'industrie de la malbouffe. Ces coursiers qui sillonnaient impertubablement il y a à peine quelques mois ces mêmes rues remplies de membres du personnel soignant qui manifestaient pour sauver l'hôpital public et se faisaient gazer et matraquer par le même gouvernement qui les appelle à l'aide aujourdhui. Série documentaire qui évoque aussi cette profession masquée par ses employeurs, presque honteuse, celle des modérateurs de nos excés et des campagnes de manipulation de l'opinion sur les réseaux sociaux, vous savez bien, ces « fake news » dont nous rebattent les oreilles souvent ceux-là mêmes qui en génèrent le plus…




Journal de bord d'Utopia Borderouge et Tournefeuille 3


Pendant le confinement, les projets continuent: un nouveau cinéma Utopia devrait voir le jour l’année prochaine, à l’initiative des élus de Pont Sainte Marie et d’une valeureuse permanente d’Utopia… Un cinéma du futur, écolo comme tout, à énergie positive et toilettes sèches bien moins propagatrices de microbes et virus… le petit dossier (à télécharger ici en pdf) peut vous intéresser beaucoup, il contient tous les fondamentaux d’Utopia et peut apporter des pistes de réflexions à ceux qui rêvent de créer leur petit cinoche…le contraire des multiplexes qui continuent à se construire un peu partout, qu’ils soient d’initiative privée ou publique, et dont on peut interroger la pertinence par ces temps de pandémie qui bousculent l’ordonnance des choses… la culture populaire à côté de chez vous, pas chère, garantie sans 3D, sans pop-corn et sans blockbusters… toutes ces choses qui polluent l’environnement sans nécessité et nuisent à la santé du corps et de l’esprit… un petit cinéma qui s’attache à l’essentiel : des films ouverts à toutes les cultures du monde, qui ne se contentent pas de « créer du temps de cerveau disponible pour Coca Cola », mais qui aide à voir et à comprendre l’autre, du plus proche au plus lointain, autant que soi-même…. bref, un petit cinoche ambitieux ouvert au plus large public, stimulateur d’imagination et de rêve, qui cultive le plaisir d’être ensemble, essaie de se construire contre les préjugés de toute sorte…
Ce petit cinéma à naître, a besoin de votre aide : ce qui vous semble couler de source à vous, habitués d’Utopia que vous êtes, n’est évident ni pour la plupart des responsables, qu’ils soient élus ou aux manettes de l’industrie du cinéma et même de la culture… les commissions, qui statuent sur nos projets, voient souvent d’un mauvais œil ces trublions qui refusent toujours de rentrer dans le rang : je ne vous dis pas combien ça les a fait rire cette histoire de « toilettes sèches »… alors qu’ils continuent à prétendre qu’il n’est pas possible à un cinéma d’exister sans programmer des blockbusters en sortie nationale… et 50 ans d’existence d’Utopia ne changent rien à la chose : dans la profession, rares sont ceux à admettre, qu’une autre façon d’aborder l’exploitation cinéma est possible…

Bravo ! à celle qui, a été la première à répondre, à peine six heures après qu’on ait mis le premier Quiz en ligne… en donnant la bonne réponse aux deux premières questions… on vous laisse encore un peu de temps pour ceux qui prennent le train en marche les réponses sont à venir bientôt… (vos réponses et commentaires : nous écrire)

Quiz 2 : cette fois-ci, il s’agit d’un film programmé à Utopia Tournefeuille et Toulouse en avant première nationale à l’été 2007… coup de cœur et donc première page, grâce au travail formidable de Jour2fête, « le distributeur qui pétille », petite structure modeste et géniale, qui depuis n’a pas cessé de faire un boulot d’enfer et dont, sauf rares exceptions, nous programmons tous les films… Il a été le premier à confier ses films à Vidéo en Poche… Papicha, Un fils… sont leurs actuelles sorties, La nuit venue et Il était une fois dans l’Est, seront les prochaines…



Journal de bord d'Utopia Borderouge et Tournefeuille 2


Dans ma salle de bain, il y a une petite souris. Je m’en suis aperçue parce qu’elle laissait ses crottes à côté du lavabo après avoir grignoté mon savon… Un soir, j’ai fini par voir son ombre furtive filer contre les tuyaux… Pour l’attraper, j’ai mis des petits morceaux de brioche sur le meuble dans une cage/piège = un petit morceau dans le sas qu’elle peut facilement atteindre pour l’appâter et lui donner le désir de poursuivre, un deuxième délicatement placé sur la partie qui bascule et devrait s’ouvrir comme une trappe pour la confiner, enfin ! Le troisième morceau, le plus gros, trône dans la deuxième partie de la cage, celle d’où elle ne pourra plus sortir… Mais elle est futée la diablesse… je l’ai d’ailleurs aussitôt appelée Algernon (avez vous lu Des fleurs pour Algernon ?). Elle a bouffé la moitié du premier morceau et a du en déduire que j’étais bien intentionnée puisque, ce matin, je l’ai surprise, la coquine, pas effarouchée du tout, debout sur la cage, à me regarder (en respectant les consignes de confinement = 2 m) son petit museau pointu me narguant tant que je restais immobile, puis disparaissant au moindre mouvement de ma part.

Un peu plus tard encore, je l’ai vue se hisser par l’orifice de la cage, rentrer dans le sas… puis emporter le dernier bout du premier morceau de brioche… le second elle l’a délicatement récupéré, dans la soirée, sans faire plonger la bascule… ! Et chaque fois, elle me surveille du coin de l’oeil, semble jauger ma capacité à réagir… et zip ! File dès que je bouge. Et depuis, plus rien. Trop maligne pour aller au bout du piège. Elle s’est remise à grignoter le savon. Que faire ? Bien entendu, je n’ai aucune intention de la zigouiller… si je l’attrape j’irai la porter la haut sur la colline, j’en profiterai pour cueillir un petit bouquet d’églantine… Zaï zaï zaï zaï… Tiens, ça me rappelle quelque chose…. et si on faisait comme Utopia Bordeaux : on vous montre un extrait de film et vous devez deviner son titre et son réalisateur… si vous trouvez vous gagnez…. on ne sait pas encore quoi, mais il faudra qu’on trouve quelque chose de rigolo à la réouverture…

Quiz de confinement : la séquence qui suit est un extrait du premier film qui en annonçait d’autres des mêmes auteurs qui forment à ce jour (25 ans plus tard) une filmographie cohérente et passionnante, intégralement programmée à Utopia depuis la présentation de celui-ci à Utopia Toulouse en 96… (vos réponses et commentaires : nous écrire)

Question suivante (difficile)… qui peut dire le titre du film tiré du roman Des fleurs pour Algernon ? Rappel : vous pouvez nous envoyer des petits textes, proposer un film, faire participer les enfants… Cachez vous bien !



Fratelli d'Italia !...


Journal de bord d'Utopia Borderouge et Tournefeuille 1


À l'heure où je commençais ce texte, c'était pour l'édito... il y a une dizaines de jours... on préparait la nouvelle gazette et trois fois par jour la Fédération des cinémas nous communiquait les nouvelles du petit monde du cinéma : il y avait panique à bord, l'un après l'autre, les distributeurs différaient la sortie de leur film, certains espéraient tenir coûte que coûte, on envisageait un fonctionnement restreint, les réunions de crise se succédaient... On imagine la catastrophe pour un distributeur indépendant, dont l'existence peut être remise en question à chaque sortie de film... on avançait, mais on commençait à se demander si notre imprimeur allait pouvoir nous livrer la gazette... vous connaissez la suite... Les italiens récemment confinés chez eux inventaient une formidable façon de ne pas se laisser aller au pessimisme et pour la première fois, se donnaient rendez vous : à leur fenêtre, à leur balcon tous se sont mis à chanter « Fratelli d'Italia »... et ont continué depuis : et tant pis pour ceux qui chantent mal, qui chantent faux, qui couinent qui coassent, accompagnent en tapant sur une casserole, jouent du flutiau, du pipeau... Tutti a casa, certes ! Mais pas vraiment séparés : continuer à vivre, à faire collectif, à ne pas se laisser dévorer par l'inquiétude, ne pas se laisser gagner par la parano, la peur de l'autre... rester solidaires ! C'était un joli symbole, émouvant comme un film de Comencini ou de Capra (dont on se souviendra ici qu'il est d'origine italienne). Depuis, les choses se sont précipitées la situation se tend chaque jour davantage, nous voilà aussi confinés et, passé le premier moment à déblayer l'administratif, vous nous manquez, le cinéma nous manque... Patrick, le fantôme d'Utopia Bordeaux vous raconte très bien ce que nous éprouvons en parcourant les Utopia sans vous... L'équipe de Bordeaux a lancé l'idée d'un Quiz auquel vous pouvez tout à fait participer, avec des extraits de films...

Ici une fois réglé les premiers problèmes, on réfléchit à comment garder avec vous ce lien qui nous est cher, et comment vous faire participer... histoire de savoir si vous pensez à nous, si Utopia vous manque aussi. Le site d'Utopia pourrait devenir un lieu de rassemblement, d'échanges virtuels. Vous pouvez nous écrire, nous faire des suggestions, nous raconter ce qu'il vous plaira, qu'on sache comment vous allez, ce que vous faites, les films que vous aimeriez qu'on programme à nouveau, ceux qui vous ont ému, fait rire, Envoyez votre prose! Et on essaiera de les ajouter dans le blog des profondeurs, ou dans une rubrique créée pour l'occase : nous écrire.



Utopia veille, Utopia en veille…

Vu du ciel il apparaît qu'à quelque chose malheur est bon puisque le nuage de pollution qui surplombait la Chine et le Nord de l'Italie est passé du gris sombre opaque au bleu transparent : moins de circulations, moins de voyages, moins de croisières, moins d'industrie… pour peu qu'on fasse l'effort de moins de gaspillage et d'un meilleur recyclage, cette crise désespérante pourrait devenir le coup d'envoi d'une remise en question de nos modes de vie et de consommation et donc d'un nouvel espoir pour la planète… ne nous trompons pas : ce coup de semonce qui nous secoue n'est qu'un avertissement qui annonce plein d'autres calamités qui nous pendent au nez... sauf à changer radicalement de paradigme… Lisez donc l'excellent article du numéro de mars du Monde Diplomatique D'où viennent les coronavirus ? Contre les pandémies : l'écologie.

« On arrête tout, on réfléchit »...

Le mot d'ordre lancé par Gébé en 1971 est plus que jamais d'actualité. L'An 01 c'était une bande dessinée puis un film qu'on vous a re-programmé il n'y a pas si longtemps.... ce monde n'en peut plus et il va bien falloir qu'on s'y mette, cette fois contraints et forcés, à tout faire pour le changer... réfléchir surtout ! Réfléchir à plein neurones et arrêter de déconner à gober n'importe quelle nouvelle bidon, à rejeter toujours la faute sur ceux qui « gouvernent » comme s'ils étaient cause de tout et pouvaient tout, comme si chacun de nous n'y était pas un peu pour quelque chose... Cette pandémie vient nous filer une grande claque dans la gueule : on a foncé comme des malades sur les rails de l'obsolescence programmée, de la consommation à tout berzingue, accumulant les choses inutiles, bouffant sans se poser de question... embringués par le baratin des médias et de la pub, qui nous faisaient rêver d'opulence sans fin, nous vendaient la jeunesse, la beauté lisse, l'éternité... mais non ! On est fragiles et le temps nous est compté. Si certains continuent à attiser les petites querelles idiotes qui nous ratatinent le mental au lieu de se pencher sur les vrais problèmes, beaucoup de voix posent plus franchement les questions fondamentales que cette crise met en pleine lumière... puissions nous les écouter, apprendre à distinguer parmi le vacarme médiatique l 'essentiel du dérisoire... On arrête tout, on réfléchit... Depuis le temps qu'on cause de refaire le monde... peut-être que c'est l'occasion de s'y mettre ! Personne ne le refera pour nous et encore moins, sans nous...

Les contes du murier...

Pour commencer, on propose pour les gamins une chose à laquelle on pense depuis un moment : Il y a tout contre Utopia Borderouge un magnifique murier aux branches noueuses qui nous a causé bien des inquiétudes pendant les travaux, mais qu'on a pu préserver. Dernier vestige d'un passé pas si lointain : il y a quelques poignées de dizaines d'années, à la place des immeubles et du béton, des fermiers travaillaient encore la terre, et les muriers abondaient depuis que Colbert et Louis XIV avaient subventionné la plantation massive de muriers pour que soit produite en France cette soie précieuse dont l'importation depuis la Chine et l'Italie... coûtait cher à l'État... la cause de cette mondialisation là était un savoir faire qui ne nous était pas acquis : transplanter cette industrie en France fut alors une économie! En commençant par Lyon, on continua dans le sud... beaucoup de paysans se convertirent à une activité qui ne nécessitait pas de gros investissement et était tout à fait rentable... Sacré murier ! il a dû en entendre des murmures d'amoureux débutants, des commérages de quartier tandis que les enfants, les vieux, les travailleurs aux mains pleines de terre... venaient s'abriter de la chaleur de l'été sous son ombre... À vos plumes les petits loups ! Profitant de l'isolement présent, imaginez toutes sortes d'histoires qu'on pourra dès maintenant publier en partie sur le site Utopia-cinemas.org... et quand le cinéma ré-ouvrira on pourra faire une lecture publique des meilleurs, à l'ombre du murier...





Et comme le recommande cette petite vidéo de Gloria Gaynor,
suivez les recommandations des médecins et des scientifiques.

Retrouvez tous les épisodes du Journal de bord au temps du confinement, et bien plus encore, sur le blog à cette adresse : cinemas-utopia.org/U-blog/toulouse/index.php?tag/confinement2020 (vos réponses aux quiz et vos commentaires : nous écrire).