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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

Plein d'autres évènements ce mois-ci ! À consulter sur la page soirées-débats !


LE DOMOVOÏ - bistrot d'Utopia Borderouge - est (enfin !) ouvert !

« Génie familier de la maison, Domovoï est originellement celui du feu du foyer. Il se fonde sur l'usage de déposer dans la nouvelle maison un feu pris dans la précédente et sur celui d'offrir au domovój, chaque 28 janvier, un pot de gruau recouvert de braises. » Merci Wikipédia, on en sait à présent un peu plus sur « l'esprit protecteur du foyer et de la famille » qui officie derrière le comptoir du bistrot d'Utopia Borderouge (on espère pour longtemps !). Le Domovoï s'appelle Xavier. Bienvenue !

Domovoï

Dimanche 23 janvier à 11h et mardi 1er février à 20h à Tournefeuille, séances suivies d’une rencontre animée par Antoine Grande, directeur du Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation de la Haute Garonne. Vous pourrez découvrir dans la salle des objets représentatifs de cette période apportés gracieusement par le musée

LES LEÇONS PERSANES

Vadim PERELMAN - Russie / Allemagne 2020 2h07mn VOSTF - avec Nahuel Perez Biscayart, Lars Eidinger, Jonas Nay... Scénario d’Ilja Zofin.

Du 16/02/22 au 01/03/22 à Toulouse (Borderouge) - Du 19/01/22 au 08/02/22 à Tournefeuille

LES LEÇONS PERSANESParfois l’instinct de survie nous pousse à faire d’étranges choses. Ces Leçons persanes racontent un incroyable sauvetage à rebondissements, trop étonnant pour ne pas être un peu vrai. Inspiré d’une nouvelle de Wolfgang Kohlhaase intitulée Invention d’une langue, le film nous parle de tous ceux qui, durant un conflit, font montre d’une ingéniosité culottée pour échapper au pire. Une affaire tellement invraisemblable qu’elle n’aurait sans doute jamais tenu la route sans un duo d’acteurs d’une efficacité redoutable.

Premières images, un homme émacié, épuisé, avance sur une voie ferrée d’un pas mécanique. Flash back… Nous sommes en 1942, Gilles (le très expressif Nahuel Perez Biscayart) est arrêté parmi tant d’autres, alors qu’il tente d’échapper à l’armée allemande. Premier coup de théâtre, grâce à un jeu du sort, il prononce complètement par hasard la formule magique : « Je ne suis pas juif, je suis persan ». Persan ! Partout ailleurs, ce mot n’aurait eu aucune incidence, partout ailleurs, Gilles aurait été fusillé sans pitié comme tous les autres membres du convoi. Seulement voilà… Les soldats SS savent que leur Commandant cherche désespérément un Perse.

« Jedem das seine », (« À chacun son dû ») clame la devise gravée sur le portail du camp. Le décor est planté, très bien reconstitué, riche en détails d’époque et inspiré du camp de Natzweiler-Struthof, au nord-est de la France. Ici c’est comme un purgatoire avant l’enfer, ici transitent quelques temps les personnes juives arrêtées avant d’être envoyées vers l’enfer que l’on connaît. Ici le Commandant Koch (insaisissable Lars Eidinger), qui dirige de main de maître son petit monde, a pourtant un côté étrangement lunaire et rêve d’apprendre le farsi. Pourquoi le farsi ? En tout cas, pour sauver sa peau, Gilles sera désormais officiellement Reza Joon, citoyen persan. Le seul hic, c’est qu’une usurpation d’identité ne rend pas instantanément bilingue et qu’il ne connait pas un seul mot de farsi mis à part « papa ». Un peu limite pour gagner le titre de professeur. Dès lors, comment parvenir à donner le change sans risquer d’être démasqué ? Jamais cerveau n’aura aussi vite mouliné… Il finit par trouver un stratagème, du moins pour les premières heures de cours à donner.

De leçon de faux farsi en leçon de faux farsi va naitre une étrange complicité, pleine d’ambiguïté, entre le bourreau et sa victime. Excitation pour l’un, peur au ventre pour l’autre… Et les jours passent, les convois aussi, devant les yeux d’un Gilles / Reza mi-soulagé, mi-tétanisé, mi-honteux d’échapper au sort réservé à ses camarades de misère.
Si certains personnages resteront à jamais dans le flou, tel des numéros ou des matricules, d’autres sont impressionnants de dignité face à ceux qui dirigent et assument, cyniques, sadiques. Tous ont leurs fêlures, leurs noirceurs, aucun ne sortira glorieux de cette sale guerre. La position de Reza suscite en permanence bien des interrogations, des jalousies, des convoitises et comme lui, on s’attend qu’à chaque instant les masques tombent, en même temps que le couperet du destin…

Enseignant·e·s, ce film s’inscrit dans un projet pédagogique à l’initiative du Musée Départemental de la Résistance & de la Déportation de la Haute-Garonne, du cinéma Utopia de Tournefeuille et du distributeur du film KMBO. Il s’adresse aux collégien·ne·s dès la troisième et aux lycéen·ne·s. Inscrivez-vous par mail à scolaires@kmbofilms.com en préci-sant la séance de votre choix (avant le 21 janvier pour celle du 23 et avant le 28 pour celle du 1er février), vous êtes nos invité·es Vous recevrez à cette occasion le dossier pédagogique consacré au film rédigé par des spécialistes de la Shoah et soutenu par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Antoine Grande proposera une introduction au film et à son issue un échange avec la salle autour de certain es questions qui le traversent : quel peut être la place de la fiction dans les récits concentrationnaires ? Quels sont les outils pour en écrire l’histoire dans les réserves du musée ? Et enfin, comment utiliser pédagogiquement le film « Les leçons persanes »