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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



VERTIGE D'UNE RENCONTRE

Jean-Michel BERTRAND - documentaire France 2010 1h15mn - avec les voix de Charles Berling et Jean-Michel Bertrand... Belle musique originale de Jakob Vinje.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

VERTIGE D'UNE RENCONTREPour sûr, il n'y avait pas trente six manières de filmer la nature, ses pompes et ses oeuvres, avant que notre ami Jean-Michel, un petit bonhomme vraiment rigolo, ne vienne ajouter son grain de sel naturaliste à la représentation de la geste animale en haute montagne. En effet, de Walt Disney à Cousteau (Le Monde du silence) en passant par Jacques Perrin (producteur et/ou réalisateur de Le Peuple migrateur ou d'Océans), il était de tradition, pour capter la vie sauvage, de mettre le paquet en matière de technologie. Caméras hyper sophistiquées, grues géantes, télé objectifs gros comme des bazookas accompagnaient toute production digne de ce nom. Autant dire que les équipes de tournage tenaient plus de la caravane du Tour de France que de la balade bucolique dans les prés, au milieu desquels il ne fallait d'ailleurs pas traîner, sous peine d'entendre le producteur hurler à la ruine. N'hésitons donc pas à le dire, Vertige d'une rencontre constitue une révolution décroissante à l'égard de ces pratiques quasi industrielles. Pas l'ombre pourtant d'une tête de producteur au bout d'une pique, dans ce joli film on ne prend pas la Bastille, on se contente simplement d'épouser un étonnant parti-pris qui n'est pas vraiment la règle chez les auteurs : celui de « se rendre invisible, celui de ne pas exister », selon les termes mêmes de l'ami Jean-Michel Bertrand.

Un drôle de paroissien ce bonhomme qui, dans une société pour qui le temps est plus que jamais de l'argent, utilise le sien sans compter à vivre au rythme des marmottes. Il faut donc le voir filer vers les sommets en compagnie d'une sympathique ânesse lourdement chargée (bientôt relayée par un brave petit cheval de Mérens) pour prendre l'affut, planqué dans une anfractuosité de rocher, ou, plus curieusement encore, dans une tente bariolée aux couleurs de la montagne, dans le dessein surprenant de « voir et comprendre la place de chacun ».
Et quoi de mieux que le cinéma pour en garder témoignage ? Armé de deux caméras, une petite en numérique pour se filmer lui-même en train de saucissonner avec appétit, et une autre, équipée en vraie pellicule pour faire du vrai cinéma, voici notre héros paré pour atteindre au sublime : l'observation au nid d'un des rares couples d'aigles royaux encore en villégiature dans la vallée du Champsaur. On est ainsi très vite captivé par le ballet des deux extraordinaires oiseaux à l'envergure impressionnante, dont on découvre les mœurs et petites manies pas forcément sympathiques, telle cette obstination néfaste pour la survie de l'espèce à vouloir rester seul rejeton à bord quitte à balancer hors du nid le frangin ou la frangine plus faible pour se garder la totalité de la bouffe, laborieusement glanée par les parents. Mais rassurez-vous, exceptionnellement, dans le cas présent les deux aiglons vivront en parfaite harmonie.

Cinq années de travail acharné furent nécessaire pour mener à son terme l'entreprise. Des premières tentatives de copinage avec les marmottes au défilé d'une foule d'oiseaux et de petits mammifères de nos contrées qui tous, ou presque, étaient pour nous de parfaits inconnus, notamment le très rare gypaète barbu qui a lui tout seul vaudrait déjà que l'on voie ce film.