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Le blog des profondeurs...
(de champ)

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...

VENDREDI 8 FÉVRIER à 19h... un petit coup à boire, une petite cérémonie de passage de relais, un film surprise... vous êtes invités !
Elle commence joyeusement, cette nouvelle année, avec la prise en main d’Utopia Tournefeuille par ses salariés à travers la SAS SCOP* UTOPIA SANTA MAGDALENA.On en rêvait, on s’y préparait, le chemin fut long (très long) et plein de péripéties, parfois douloureuses… mais on y est ! P...

Jeudi 8 décembre à 20h30 à Toulouse, projection unique suivie d'une rencontre avec le réalisateur, le monteur et les danseur(se)s présent(e)s dans le film (achetez vos place à l'avance à partir du jeudi 1er décembre).

ESPÈCES(S) DE CORPS

Un documentaire de la compagnie Monsieur LINEA réalisé par Frédéric JOLLIVET et monté par Alain CHAIX - France 2010 58mn Vidéo - avec Sara Martinet, Tayeb Benamara, Julien Lecuziat, Florimond Grenier, Pascale Flore Volke, Mélissa Delfau, Ludovic Atchy Dalama, Christelle Lasserre.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

Autant vous le dire franchement, je suis d'ordinaire plutôt hermétique à la danse… Je suis de ces gens qui, par manque de codes sur le sujet, peuvent facilement trouver que les danseur(se)s font « n'importe quoi ». Alors quand je me suis retrouvé avec ce documentaire entre les mains, j'y suis allé à reculons je l'avoue, et pourtant, dés les premières minutes, j'ai été passionné non seulement par l'expérience mise en place par la compagnie Monsieur LINEA, mais aussi par sa mise en images d'une grande qualité.
Tout part donc d'une expérience chorégraphique : faire improviser huit danseur(se)s issu(e)s de formations et de styles différents dans huit espaces publics Toulousains de 6h du matin à 16h. La place Abbal-Reynerie, le quartier Saint Cyprien, le parvis de la prison Saint Michel, la place des Carmes, le rond point de Barrière de Paris, la rue Alsace Lorraine, la place Arnaud Bernard et les Arènes voient donc un danseur ou une danseuse investir leurs installations toute une journée.
L'expérience est passionnante à deux niveaux. Tout d'abord parce qu'elle dépasse la danse et questionne l'espace public, la ville, le regard des gens. Le fait de mettre un élément « discordant » au milieu de ces espaces urbains nous fait nous rendre compte à quel point ils sont balisés, codifiés, et à quel point ces codes sont intégrés par les gens qui les utilisent… Le deuxième enjeu de cette expérience est sa durée. Danser pendant 10h d'affilées, et à la vue de tou(te)s, bouscule les danseur(se)s et les oblige à remettre en question leur manière de danser, à dépasser certains automatismes, à se livrer encore plus, à lâcher prise… Une expérience exceptionnelle donc, assez troublante même, et ouvrant discrètement la porte de l'inattendu et de l'imprévu qui nous livrent ici quelques instants magiques de poésie urbaine…

Le film de Frédéric JOLLIVET rend donc compte de cette expérience, et l'enrichit par un vrai travail cinématographique. Au delà de la beauté des images montrées, le film alterne scènes de danse et témoignages des danseur(se)s, silences, musiques et commentaires en voix-off, et jongle intelligemment entre les huit danseur(se)s, nous dévoilant autant leurs difficultés que leurs plus belles réussites…