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Le blog des profondeurs...
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Shoco courts à Utopia Tournefeuille
Jeudi 23 avril à Utopia Tournefeuille, vous avez été nombreux à venir déguster des Schoko-bons avant d’entrer en salle ! Vincent et Benoît, les co-fondateurs de la communauté du film court, SHOCO, ont commencé par jouer les ouvreurs le temps d’une projection, histoire de bien début...

Stop TAFTA : journée internationale d'action contre les traités ultra-libéraux
Les peuples et la planète avant les profits ! En quelques mois, la campagne Stop TAFTA a pris de l’ampleur en Europe : 1,5 million de signatures de l’Initiative citoyenne auto-organisée, création de milliers de collectifs locaux, multiplication des débats publics… Le 18 avril, journée inte...

Attention Dimanche 5 avril à Utopia Tournefeuille
Discosoupe et Rocky! Qu'on se le dise! DISCOSOUPE: Rendez-vous à 12h30 à Utopia Tournefeuille. On récupère les invendus du marché, des commerces… On cuisine  en musique… Tous les musiciens qui veulent se joindre à nous pour animer sont les bienvenus! Puis on mange… Miam! Le soir c'est le Rocky! ...

Après la Cryptoparty de Tournefeuille, photos et bonnes adresses…
Le 21 mars dernier nous célébrions le « printemps des hackers » à Tournefeuille, avec l’organisation d’une Cryptoparty, pour informer jeunes et moins jeunes avec des conférences et des ateliers ludiques (le « coding goûter », avec Olivier Azeau et Combustible, fut une...

Un week-end tout en gourmandises… dans le coin cheminée, à Tournefeuille!
SAMEDI 7 MARS 12h: Auberge espagnole avec LES CASSEROLES ENCHANTÉES. Chacun amène une bonne chose à partager. On mange, on boit, on rigole, on chantonne! DIMANCHE 8 MARS: rencontre avec DISCOSOUPE! Petit déjeuner: amenez des viennoiseries, on fournit le café. 10h projection "les glaneurs et la glan...

LA CASA MUDA

(THE SILENT HOUSE) Gustavo Hernandez - Uruguay 2010 1h25mn VOSTF - avec Florence Colucci, Abel Tripaldi, Gustavo Alonso... Scénario d'Oscar Estevez.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA CASA MUDAOn oublie trop souvent à quel point il peut être bon d'avoir peur. Je ne vous parle pas ici de cette anxiété diffuse et quelque peu malsaine transmise chaque soir par les journaux télévisés, mais plutôt de cette terreur qui vous étreint dans le noir et vous fait vous agripper à votre siège, de cette panique qui agite votre corps de sursauts incontrôlés pour finalement vous arracher à son paroxysme un cri aussi irrépressible que libérateur et vous laisse, quand la lumière se rallume enfin, abasourdi sur votre siège, fatigué certes, mais apaisé, comme une douce délivrance après l'horreur… Et, autant vous l'annoncer franchement, cette maison silencieuse, c'est un condensé de peur pure, sans fioritures inutiles ni déluge d'hémoglobine superflu, rien que cette angoisse tenace et assez jubilatoire qui vous prend du début à la fin, avec en prime cette petite dose supplémentaire de malsain qui ne fait qu'accroître son intérêt, et cet état d'apaisement dans lequel on en sort…

L'histoire tient en quelques mots, et ne comptez pas sur nous pour vous en dire plus. Laura et son père Wilson ont été embauchés pour remettre en état une maison de campagne abandonnée, que son propriétaire souhaite vendre. Ils y débarquent donc, alors que le jour commence déjà à décliner, pour s'y installer quelques jours et la retaper au plus vite. Le propriétaire vient les accueillir, leur donner les clés et les dernières instructions, dont une inquiétante mise en garde qui signe pour nous le début du suspense : « quoiqu'il arrive, ne montez pas au premier étage »… Or, dès la nuit tombée, alors que la maison est plongée dans l'obscurité et que Wilson et sa fille n'ont qu'une lanterne pour s'éclairer, Laura entend des bruits de plus en plus forts en provenance de cet étage interdit. Inquiet de la nervosité de sa fille, et déterminé à lui prouver que tout va bien, Wilson décide de monter au premier vérifier ce qu'il en est, laissant Laura seule à l'attendre en bas…

À partir de cette trame simple et a priori éculée, le jeune réalisateur Uruguayen Gustavo Hernandez, armé d'un appareil photo numérique en guise de caméra (Quentin Dupieux a utilisé le même pour Rubber), construit un film au suspense d'une rare efficacité, qu'il se permet en plus d'agrémenter de l'exploit technique de ne l'avoir tourné qu'en un seul plan-séquence. Tout en suggestion, sans jamais avoir à basculer dans le gore ou le slasher, La casa muda, inspiré d'évènements réels, s'attache plutôt à entretenir l'angoisse tout au long du film, n'hésitant pas à piocher et à jouer des références du genre. Le résultat est un film à la fois novateur et ultra-référencé, aussi réaliste que remarquablement stylisé et chorégraphié, et, surtout, terriblement flippant.