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Le blog des profondeurs...
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La nouvelle vie d'Utopia Toulouse
C’est un passage de relais : le moment sacré où se transmet cette petite flamme dont on dit qu’elle fut dérobée à Zeus… et qui permet à ceux qui la possèdent de faire durer les plus belles histoires longtemps, longtemps…Il était une fois… C’était le 17 Décembre 1993, Utopia pr...

Rien ne se perd, tout se transforme… Les sous… et ce qu'ils deviennent
Le cinéma est un domaine un peu à part et s’iI y a des règles et jurisprudences quant aux éventuelles augmentations de loyer, il y a des critères généralement admis pour les conditions financières de cession des salles : recettes, nombre d’entrées, notoriété, état des lieux… Les vai...

« Que tout change pour que rien ne change… »
Et me voilà, en train de retourner dix fois ma plume dans mon encrier en parcourant du regard les centaines de gazettes alignées sous mon nez sur les rayons de la bibliothèque de Raphaël. Tiens, au fait, il nous manque les n° 26, 41, 42, 43, 44, 45 et 96 : ne traîneraient-ils pas dans un coin d...

La résurrection de l'American Cosmograph
Le 17 décembre 2017, l’Américan Cosmograph fêtera ses 110 ans d’existence, ce qui en fait la plus ancienne salle de Toulouse a être encore en activité, et une des plus vieilles de France (la plus vieille ?). Un élément du patrimoine, un morceau de l’histoire du cinéma et de To...

LA CASA MUDA

(THE SILENT HOUSE) Gustavo Hernandez - Uruguay 2010 1h25mn VOSTF - avec Florence Colucci, Abel Tripaldi, Gustavo Alonso... Scénario d'Oscar Estevez.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA CASA MUDAOn oublie trop souvent à quel point il peut être bon d'avoir peur. Je ne vous parle pas ici de cette anxiété diffuse et quelque peu malsaine transmise chaque soir par les journaux télévisés, mais plutôt de cette terreur qui vous étreint dans le noir et vous fait vous agripper à votre siège, de cette panique qui agite votre corps de sursauts incontrôlés pour finalement vous arracher à son paroxysme un cri aussi irrépressible que libérateur et vous laisse, quand la lumière se rallume enfin, abasourdi sur votre siège, fatigué certes, mais apaisé, comme une douce délivrance après l'horreur… Et, autant vous l'annoncer franchement, cette maison silencieuse, c'est un condensé de peur pure, sans fioritures inutiles ni déluge d'hémoglobine superflu, rien que cette angoisse tenace et assez jubilatoire qui vous prend du début à la fin, avec en prime cette petite dose supplémentaire de malsain qui ne fait qu'accroître son intérêt, et cet état d'apaisement dans lequel on en sort…

L'histoire tient en quelques mots, et ne comptez pas sur nous pour vous en dire plus. Laura et son père Wilson ont été embauchés pour remettre en état une maison de campagne abandonnée, que son propriétaire souhaite vendre. Ils y débarquent donc, alors que le jour commence déjà à décliner, pour s'y installer quelques jours et la retaper au plus vite. Le propriétaire vient les accueillir, leur donner les clés et les dernières instructions, dont une inquiétante mise en garde qui signe pour nous le début du suspense : « quoiqu'il arrive, ne montez pas au premier étage »… Or, dès la nuit tombée, alors que la maison est plongée dans l'obscurité et que Wilson et sa fille n'ont qu'une lanterne pour s'éclairer, Laura entend des bruits de plus en plus forts en provenance de cet étage interdit. Inquiet de la nervosité de sa fille, et déterminé à lui prouver que tout va bien, Wilson décide de monter au premier vérifier ce qu'il en est, laissant Laura seule à l'attendre en bas…

À partir de cette trame simple et a priori éculée, le jeune réalisateur Uruguayen Gustavo Hernandez, armé d'un appareil photo numérique en guise de caméra (Quentin Dupieux a utilisé le même pour Rubber), construit un film au suspense d'une rare efficacité, qu'il se permet en plus d'agrémenter de l'exploit technique de ne l'avoir tourné qu'en un seul plan-séquence. Tout en suggestion, sans jamais avoir à basculer dans le gore ou le slasher, La casa muda, inspiré d'évènements réels, s'attache plutôt à entretenir l'angoisse tout au long du film, n'hésitant pas à piocher et à jouer des références du genre. Le résultat est un film à la fois novateur et ultra-référencé, aussi réaliste que remarquablement stylisé et chorégraphié, et, surtout, terriblement flippant.