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Le blog des profondeurs...
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NEAR DEATH EXPERIENCE : entretien avec Benoît Delépine
À l'occasion de la sortie de son dernier film NEAR DEATH EXPERIENCE, co-réalisé comme d'hab avec son compère Gustave Kervern, et en attendant de voir débarquer sur Toulouse toute la nation Grolandaise pour leur Festival International de films Grolandais FIFIGROT, voici un entretien avec Benoît Delép...

La douleur des Israéliens et des Palestiniens
« La douleur des Israéliens et des Palestiniens ne peut pas être distinguée, et l’une ne cessera pas tant que l’autre durera »… dit dans un interview Nadav Lapid, réalisateur du formidable film L’Institutrice. Il est signataire de l’appel de cinéastes israéliens qui...

RENDEZ-VOUS Lundi 7 juillet à 17h30 place de la préfecture : CONSTRUISONS LA CONVERGENCE DES LUTTES
Ce que nous défendons, défendons-le pour tous! ( à l'appel du CIP Midi Pyrénées). Vous pouvez également participer à l'atelier-débat qui aura lieu à 13h30 au TNT sur le thème "Trouver et organiser des formes de convergence". On parle souvent de ce que coûte la culture. Mais "ignoti nulla cupido"...

MARDI 1er JUILLET RENDEZ-VOUS à 18h au Capitole. La lutte s'intensifie!
Ce que nous défendons, défendons le pour tous! Et puis il le faut! Décidément, le printemps devient de plus en plus festif! Ils virent l'émission de Mermet (là-bas si j'y suis),  tapent sur les chômeurs, les précaires, les intermittents. La sécurité sociale nous couvre de moins en moins, il faut ...

Lundi 16 juin, Utopia en grève aux côtés de la Coordination des Intermittents et des Précaires
Nous ne sommes ni intermittents ni précaires…  Nous sommes tous salariés et nous pourrions ne pas nous sentir concernés. Pourtant… La France est un des rares pays en Europe à conserver une belle part pour sa propre cinématographie. Les autres pays autour ont parfois plus de 80% de films américa...

LA CASA MUDA

(THE SILENT HOUSE) Gustavo Hernandez - Uruguay 2010 1h25mn VOSTF - avec Florence Colucci, Abel Tripaldi, Gustavo Alonso... Scénario d'Oscar Estevez.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA CASA MUDAOn oublie trop souvent à quel point il peut être bon d'avoir peur. Je ne vous parle pas ici de cette anxiété diffuse et quelque peu malsaine transmise chaque soir par les journaux télévisés, mais plutôt de cette terreur qui vous étreint dans le noir et vous fait vous agripper à votre siège, de cette panique qui agite votre corps de sursauts incontrôlés pour finalement vous arracher à son paroxysme un cri aussi irrépressible que libérateur et vous laisse, quand la lumière se rallume enfin, abasourdi sur votre siège, fatigué certes, mais apaisé, comme une douce délivrance après l'horreur… Et, autant vous l'annoncer franchement, cette maison silencieuse, c'est un condensé de peur pure, sans fioritures inutiles ni déluge d'hémoglobine superflu, rien que cette angoisse tenace et assez jubilatoire qui vous prend du début à la fin, avec en prime cette petite dose supplémentaire de malsain qui ne fait qu'accroître son intérêt, et cet état d'apaisement dans lequel on en sort…

L'histoire tient en quelques mots, et ne comptez pas sur nous pour vous en dire plus. Laura et son père Wilson ont été embauchés pour remettre en état une maison de campagne abandonnée, que son propriétaire souhaite vendre. Ils y débarquent donc, alors que le jour commence déjà à décliner, pour s'y installer quelques jours et la retaper au plus vite. Le propriétaire vient les accueillir, leur donner les clés et les dernières instructions, dont une inquiétante mise en garde qui signe pour nous le début du suspense : « quoiqu'il arrive, ne montez pas au premier étage »… Or, dès la nuit tombée, alors que la maison est plongée dans l'obscurité et que Wilson et sa fille n'ont qu'une lanterne pour s'éclairer, Laura entend des bruits de plus en plus forts en provenance de cet étage interdit. Inquiet de la nervosité de sa fille, et déterminé à lui prouver que tout va bien, Wilson décide de monter au premier vérifier ce qu'il en est, laissant Laura seule à l'attendre en bas…

À partir de cette trame simple et a priori éculée, le jeune réalisateur Uruguayen Gustavo Hernandez, armé d'un appareil photo numérique en guise de caméra (Quentin Dupieux a utilisé le même pour Rubber), construit un film au suspense d'une rare efficacité, qu'il se permet en plus d'agrémenter de l'exploit technique de ne l'avoir tourné qu'en un seul plan-séquence. Tout en suggestion, sans jamais avoir à basculer dans le gore ou le slasher, La casa muda, inspiré d'évènements réels, s'attache plutôt à entretenir l'angoisse tout au long du film, n'hésitant pas à piocher et à jouer des références du genre. Le résultat est un film à la fois novateur et ultra-référencé, aussi réaliste que remarquablement stylisé et chorégraphié, et, surtout, terriblement flippant.