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Rencontre avec le nouveau collectif toulousain CASA NOVA : « les premiers pas d'une nouvelle ère démocratique ? »
Jeudi 11 décembre à 19h à Utopia Toulouse, rencontre avec le nouveau collectif toulousain CASA NOVA Toulouse Métropole : « les premiers pas d’une nouvelle ère démocratique ? » (entrée et participation libre : réservez vos places en écrivant à l’adresse contact@casa-nov...

Rencontre avec Régis Loisel et Jean-Louis Tripp (enregistrement)
Samedi 8 novembre, nous recevions Régis Loisel et Jean-Louis Tripp, à l’initiative de la librairie BD Fugue, pour la sortie du dernier tome de Magasin Général. Nous avons projeté pour l’occasion le documentaire Loisel et Tripp, traits complices, en présence du co-réalisateur Patrick Foch. Pour c...

Nuit Fantastique VI (debriefing)
Cette sixième Nuit Fantastique fut diabolique, comme il se doit. Merci à tous d’avoir revêtu vos parures les plus sanglantes à Utopia Tournefeuille, dont les quelques photos ci-dessous vous donneront un aperçu. Ygor Von Raph avait concocté, pour ses daguerréotypes dans le coin cheminée, un décors di...

IN THE FAMILY : interview avec Patrick Wang, réalisateur
In The Family, c'est le coup de coeur de quelques membres de l'équipe, un film de 2h50 qui traite certes de l'homoparentalité, mais sans jamais appuyer son propos ni être démonstratif... Un film indépendant, qui dépeint le quotidien d'un homme qui se voit privé de la garde de son fils à la mort de s...

Master of the Universe, confessions d'un banquier
Après Viramundo en 2013, Vidéo en Poche participe pour la seconde fois à une expérience européenne (SPIDE) proposant une sortie quasi simultanée en salles et en vidéo dans dix territoires européens du film Master of the Universe : ça n’a l’air de rien mais c’est une petite rév...

LA CASA MUDA

(THE SILENT HOUSE) Gustavo Hernandez - Uruguay 2010 1h25mn VOSTF - avec Florence Colucci, Abel Tripaldi, Gustavo Alonso... Scénario d'Oscar Estevez.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA CASA MUDAOn oublie trop souvent à quel point il peut être bon d'avoir peur. Je ne vous parle pas ici de cette anxiété diffuse et quelque peu malsaine transmise chaque soir par les journaux télévisés, mais plutôt de cette terreur qui vous étreint dans le noir et vous fait vous agripper à votre siège, de cette panique qui agite votre corps de sursauts incontrôlés pour finalement vous arracher à son paroxysme un cri aussi irrépressible que libérateur et vous laisse, quand la lumière se rallume enfin, abasourdi sur votre siège, fatigué certes, mais apaisé, comme une douce délivrance après l'horreur… Et, autant vous l'annoncer franchement, cette maison silencieuse, c'est un condensé de peur pure, sans fioritures inutiles ni déluge d'hémoglobine superflu, rien que cette angoisse tenace et assez jubilatoire qui vous prend du début à la fin, avec en prime cette petite dose supplémentaire de malsain qui ne fait qu'accroître son intérêt, et cet état d'apaisement dans lequel on en sort…

L'histoire tient en quelques mots, et ne comptez pas sur nous pour vous en dire plus. Laura et son père Wilson ont été embauchés pour remettre en état une maison de campagne abandonnée, que son propriétaire souhaite vendre. Ils y débarquent donc, alors que le jour commence déjà à décliner, pour s'y installer quelques jours et la retaper au plus vite. Le propriétaire vient les accueillir, leur donner les clés et les dernières instructions, dont une inquiétante mise en garde qui signe pour nous le début du suspense : « quoiqu'il arrive, ne montez pas au premier étage »… Or, dès la nuit tombée, alors que la maison est plongée dans l'obscurité et que Wilson et sa fille n'ont qu'une lanterne pour s'éclairer, Laura entend des bruits de plus en plus forts en provenance de cet étage interdit. Inquiet de la nervosité de sa fille, et déterminé à lui prouver que tout va bien, Wilson décide de monter au premier vérifier ce qu'il en est, laissant Laura seule à l'attendre en bas…

À partir de cette trame simple et a priori éculée, le jeune réalisateur Uruguayen Gustavo Hernandez, armé d'un appareil photo numérique en guise de caméra (Quentin Dupieux a utilisé le même pour Rubber), construit un film au suspense d'une rare efficacité, qu'il se permet en plus d'agrémenter de l'exploit technique de ne l'avoir tourné qu'en un seul plan-séquence. Tout en suggestion, sans jamais avoir à basculer dans le gore ou le slasher, La casa muda, inspiré d'évènements réels, s'attache plutôt à entretenir l'angoisse tout au long du film, n'hésitant pas à piocher et à jouer des références du genre. Le résultat est un film à la fois novateur et ultra-référencé, aussi réaliste que remarquablement stylisé et chorégraphié, et, surtout, terriblement flippant.