LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS APPELER

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séances sur fond gris : 4,5€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



INTERNET ET DÉMOCRATIE, LA CITOYENNETÉ AUGMENTÉE ? Séance unique jeudi 9 juin à 20h45 à Toulouse, organisée avec l’association Toulibre : projection suivie d’une rencontre avec Tangui Morlier, du collectif RegardsCitoyens.org (achetez vos places à partir du 1er juin, 8th Wonderland sera également disponible en HD en Vidéo en Poche, soit 3 mois avant sa sortie DVD, bande de veinards !).

Parmi les initiatives de Regards Citoyens, NosDéputés.fr, observatoire de l’activité des députés à l’Assemblée Nationale, est un outil précieux pour de nombreuses associations et initiatives citoyennes. Leurs actions ne seraient pas réalisables sans la possibilité d’accéder, de réutiliser et de rediffuser librement des données supposées publiques. Alors que plusieurs pays anglo-saxons ont initié un mouvement général d’ouverture de leurs données, la France peine à entrer dans la danse… Qu’en est-il à Toulouse ? Une lettre ouverte a été adressée en avril dernier à Pierre Cohen…

8th WONDERLAND

Nicolas Alberny et Jean Mach - France 2010 1h34mn VOSTF - Avec Matthew Géczy, Alain Azerot, Robert William Bradford, Eloïssa Florez...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

8th WONDERLANDL’image saute d’une chaîne d’information à l’autre, et dans toutes les langues. C’est le monde tel que nous le percevons chaque jour, Babel d’ondes et de pixels. D’emblée, la forme audacieuse, zapping géant entre télévision et Internet, est intrigante. Les deux réalisateurs l’utilisent avec brio, pour cette fable politique grinçante, drôle et sombre. 8th Wonderland est le nom d’un site, ou plutôt un pays virtuel, une « utopie » en ligne où chaque citoyen connecté dans la « chat room » a le même désir : changer le monde, pour de bon. À mi-chemin entre les facéties des Yes Men et la violence d’Action directe, voilà les citoyens de ce pays virtuel qui passent à l’acte dans la vraie vie… Des distributeurs de préservatifs prétendument parfumés à l’hostie installés au Vatican à l’enlèvement de trois stars du foot obligées de coudre des baskets quinze heures par jour dans une usine asiatique, ces activistes ont une imagination débordante et conquièrent, peu à peu, les médias et le public international. Mais, au fond, qui manipule qui ?… À mesure que l’action se radicalise, que la célébrité de 8th Wonderland augmente, le film explore, avec une intelligence parfois féroce, les limites de l’activisme politique. Et montre sa récupération médiatique dans une société capable d’absorber et digérer ses pires ennemis…

Une démocratie qui s’appuie sur la sagesse de la foule peut-elle suppléer à un mode de gouvernement jugé vieillissant, manipulateur, corrompu et ayant perdu tout souci du bien-être des individus ? Nous croyons moins que jamais en nos dirigeants, en nos patrons, et nous nous méfions même à présent de nos banquiers. La mondialisation de l’information nous permet de constater que, quelles que soient les cultures, quels que soient les régimes, la crise de confiance est générale et que le discours qui consiste à dire que les choses sont pires ailleurs ne tient plus, ou fonctionne moins. Des initiatives diverses, parfois spontanées, font du réseau Internet un lieu d’échanges, de mobilisation et de citoyenneté qui parviennent parfois à remettre en cause temporairement les hiérarchies les plus établies.

8th Wonderland est sans doute le premier film de fiction à traiter aussi systématiquement du sujet et remplit très bien son contrat, apportant en France un genre de cinéma et des préoccupations complètement inédits. La radicalisation est-elle une fatalité ? La paranoïa est-elle l’aboutissement de toute conjuration ? La course au progrès aboutit-elle toujours à la réaction ? L’exercice d’un pouvoir se heurte-t-il nécessairement à ses contradictions ?…

À voir aussi en Vidéo en Poche en HD, The Cat, the Reverend and the Slave, virée IRL (In Real Life) à la rencontre tout à fait réelle des membres des différentes tribus qui constituent Second Life, furries, goréens, évangélistes… mais à des années-lumière d’un énième pensum pédagogique sur les univers virtuels.

Au départ du projet, une exploration méthodique, un an de rencontres et d’échanges en ligne avec une communauté disséminée mais qu’ils circonscrivent bientôt à la côte ouest des États-Unis, le berceau de Second Life. Un an de repérages et de nuits blanches passées à ratisser une zone où les fantasmes les moins avouables sont possibles, où le réel et le virtuel s’épousent en un drôle de tissu, à la fois informatique et tellement humain. Rapidement, le film prend une dimension vertigineuse, la rationalité ne semble plus avoir sa place. Un homme extériorise ses tendances à être un chat, un autre contrôle la vie sexuelle de ses esclaves depuis sa chambre, un pasteur évangélise les âmes en déshérence sur SL… Les réalisateurs ne jugent pas, le spectateur, lui, a froid dans le dos avant d’être gagné par une certaine tendresse. Car s’expriment ici, et de manière inédite, une quête de sens et un appel vers l’autre. Tour à tour fable, film ethnographique et philosophique, la force de The Cat, the Reverend and the Slave est de restituer à merveille l’imbrication du réel et du virtuel, en restant constamment à l’écoute de ses personnages (plus d'infos, bande annonce, sur le site de Vidéo en Poche).