LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

(Ex-Utopia Toulouse)


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séances sur fond gris : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Nuit Fantastique IX (debriefing)
Avant de célébrer dignement l’an prochain la dixième édition (n’oubliez pas de nous envoyer vos idées ou vidéos pour que l’on fasse ensemble une dixième édition immémorielle), cette neuvième Nuit Fantastique fut un festin pour les sens (ci-dessous quelques photos qui en donnent un aperçu...

Berhart, L’esthétique vulgaire Lowbrow art et pop-symbolisme
Qu’est-ce que le lowbrow art ? Le Lowbrow Art est l’expression la plus récente de la Pop Culture dans l’art, opérant une synthèse surréaliste de tous les courants et les icônes qui l’ont traversé. Né à l’initiative de Robert Williams, le Lowbrow Art, plus largement appelé Pop Surréalisme, rencon...

Dimanche 10 à 10h IRRINTZINA! Le cri de la génération climat…
Un film qui donne du courage! Des luttes non violentes, galvanisantes… ça existe! Il suffit de les rejoindre pour qu'elles soient encore plus efficaces. Alors? On vous attend? Vous amenez les croissants, on prépare le café!?    http://www.cinemas-utopia.org/toulouse/index.php?id=3410&mode=filmhtt...

Cesar du meilleur premier film !

LE COCHON DE GAZA

Écrit et réalisé par Sylvain ESTIBAL - France / Palestine 2011 1h38mn VOSTF - avec Sasson Gabai, Baya Belal, Myriam Tekaïa, Gassan Abbas, Ulrich Tukur… et Charlotte !...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE COCHON DE GAZAAborder la situation à Gaza par le burlesque, traiter les explosives relations israélo-palestiniennes par l'absurde… Après tout pourquoi pas ? C'est peut-être même une bonne solution, et l'auteur-réalisateur Sylvain Estibal est convaincant quand il parle de son film : « C’est d’abord un cri de rage comique… L’envie de changer les choses, de redonner de l’oxygène, de faire rire les deux camps, israélien comme palestinien, en montrant l’absurdité de la situation, en l’abordant sous un angle humain et burlesque, sans agressivité mais sans ménager qui que se soit. Ce que j’exprime dans mon film, c’est une révolte contre les représentations sclérosées, l’envie de secouer des discours politiques trop figés pour revenir au destin d’un simple individu. Dans le film, ce qui unit les deux camps, c’est le rejet commun du cochon. Le cochon devient alors le passeur, le lien entre les deux communautés, et de ce plus petit dénominateur commun va naître un début d’entente. Ce cochon vietnamien, c’est en quelque sorte ma colombe de la paix… »

Le héros du film n'en est évidemment pas un, de héros. C'est un personnage chaplinesque, attachant de maladresse, de malchance, de recours un peu désespéré au système D. Jafaar est un pêcheur palestinien de Gaza, et probablement le plus mauvais pêcheur de toute la bande, ou alors le plus maudit des dieux de la Méditerranée : ses filets remontent remplis surtout de boîtes de conserves de toutes les marques, et son étal au marché local est misérable, trois poissons minuscules à côté des poulpes, des dorades, des thons vendus par ses confrères plus habiles ou plus chanceux… Bref c'est la dèche, et pour Jafar, les retours piteux auprès de sa femme sont une épreuve sans cesse renouvelée, d'autant que le toit de leur modeste maison a été réquisitionné par des soldats israéliens pour servir de poste d'observation anti-terroriste…
Mais bon, la vie continue, celle du petit peuple palestinien, coincé entre sa misère, les contraintes imposées par l'armée israélienne et les diktats des barbus aux commandes… On dira donc plutôt que la survie continue, somme toute sans surprise. Sans surprise ? Par Allah, c'est vite dit ! Voilà-t-y pas qu'après une tempête qui a joliment secoué les eaux, l'ami Jafaar remonte une prise qui va le laisser sur le cul : un cochon ! Dont on saura par la suite qu'il est originaire du Vietnam et qu'il a dû tomber d'un cargo bousculé par la houle… Un cochon qui grouine tout ce qu'il sait et qui s'agite comme un diable sur le pont du petit bateau. Épouvanté, Jafaar réussit quand même à enfermer la bête dans la cabine de pilotage…

Que va-t-il bien pouvoir faire de ce cochon ? De cet animal impur que ne saurait fréquenter aucun musulman qui se respecte ? Le zigouiller, comme le lui conseille son ami barbier ? Plus facile à dire qu'à faire… En plus ce serait du gâchis, il faut bien le reconnaître… Le mieux, ce serait de le vendre, au noir mais lequel ? en douce mais à qui ? De fil en aiguille, Jafaar va trouver une cliente là où il n'aurait jamais pensé chercher, mais je vous laisse imaginer les rebondissement rocambolesques qui vont accompagner ce petit commerce de proximité…