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Le blog des profondeurs...
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Face au fascisme, un seul remède : apprendre à découvrir l'autre
Texte écrit par nos camarades de Saint-Ouen l’Aumône, à paraître mercredi dans leur prochaine gazette : Face à la mort tragique et absurde de Clément Méric on aurait tant aimé juste se taire et rendre hommage au jeune homme en silence. Juste admirer et respecter ce petit brestois qui, à 1...

Soutenez le prochain film de Larry Clark !
« Je voudrais dire à Hollywood d’aller se faire foutre ! » C’est avec ces mots que Larry Clark reçut l’an dernier le Marc Aurèle d’or du meilleur film à Rome pour Marfa Girl, qu’il avait distribué directement en ligne (voir l’article du Monde). Fatigué des producteurs et des distributeurs, il re...

Install-party à Tournefeuille samedi 15 juin
Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas vers la liberté est toujours délicat, de v...

Vous êtes invités les 9, 19 et 30 juin dans le coin cheminée d'Utopia Tournefeuille
Un petit groupe de spectateurs se réunit de temps à autre pour aider Utopia à préparer son anniversaire. C'est à la bonne franquette, en toute convivialité: on partage notre repas, on papote, on rit, on chantonne... N'hésitez pas à vous joindre à nous! Les prochains rendez-vous sont les dimanche...

Viramundo, un voyage musical avec Gilberto Gil
Du 17 avril au 7 mai en Vidéo en Poche, en avant-première, pour 5€ et en HD ! (voir la page de présentation du film) Une expérience européenne (The Tide Experiment) va proposer une sortie quasi simultanée en salles et en vidéo dans dix territoires européens : ça n’a l’air de ri...

L'eau de chez nous, l'eau de chez eux (la question de l'eau dans les territoires Palestiniens)
Enregistrement du débat qui a eu lieu à l'issue de la projection du film L'eau de chez nous, l'eau de chez eux le mardi 19 mars à Utopia Toulouse. Aux côtés du réalisateur Frédéric Vigné, et de Hervé Conan, Directeur de l'Agence Française de Développement à Jérusalem, le ministre Palestinien de l'ea...

SANDRA

(VAGHE STELLE DELL'ORSA) Luchino VISCONTI - Italie 1965 1h45mn VOSTF - avec Claudia Cardinale, Jean Sorel, Michael Craig, Marie Bell, Renzo Ricci... Lion d'Or, Festival de Venise 1965.

SANDRAMalgré la présence de Claudia Cardinale et le Lion d’Or obtenu à Venise en 1965, Sandra fait partie des films les moins connus et diffusés de Visconti. On le cite souvent avec Nuits blanches, œuvre également à part, qui fut elle aussi tournée en noir et blanc. Le titre original, Vaghe stelle dell’Orsa, fait référence à un vers du grand poète du xixe siècle Giacomo Leopardi. À la traduction littérale (« pâles étoiles de la Grande Ourse »), les distributeurs français ont choisi un titre moins heureux. C’est sûrement la seule fausse note de cette relecture moderne et complexe des Atrides. S’écartant de l’esthétique flamboyante du Guépard, son précédent film, Visconti nous propose ainsi la petite musique tragique et intime d’une famille (et non plus d’une caste) sur le déclin, un terreau plein de tabous et de non-dits que le personnage principal doit remuer pour mieux pouvoir éclore.

Tout commence par une soirée dans un appartement bourgeois de Genève. La caméra de Visconti se faufile au milieu des coupes de champagne et des dialogues anodins pour chercher les protagonistes du drame. Et en particulier Sandra (Claudia Cardinale), qu’un morceau de musique (le prélude de César Franck) sort momentanément de l’allégresse des mondanités. L’état de rupture du personnage ne peut passer inaperçu tant le soudain raccord à 360 degrés en souligne la force. Comme une madeleine de Proust un peu trop amère, les notes du piano annoncent, en effet, le voyage dans le temps que Sandra s’apprête à affronter avec son mari américain, Andrew. Le lendemain, ils prennent ainsi la route. De Genève à Volterra, les paysages défilent à mesure que s’enchaînent de courts travellings autoroutiers…

Arrivés dans la demeure familiale, un ersatz de palais rempli de vestiges antiques, le couple doit se réapproprier cet espace en déconstruction, lieu labyrinthique où les secrets se cachent derrière les miroirs et où les fantômes rôdent dans les jardins à la lueur de la lune. Il y a tout d’abord ce père, que l’on célèbre aujourd’hui, tué par les nazis pendant la seconde guerre mondiale et qui aurait été dénoncé par sa femme (Marie Bell, étonnante au détour d’une scène) et l’amant de celle-ci. Et il y a surtout Gianni (Jean Sorel, jeune premier aux faux airs d'Alain Delon), le frère redouté, qui n’a pas complètement déserté les lieux et qui devient rapidement l’homme de trop, celui qui porte un secret encore plus lourd à porter : le soupçon d’inceste avec Sandra…

(N. Maille, critikat.com)