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Face au fascisme, un seul remède : apprendre à découvrir l'autre
Texte écrit par nos camarades de Saint-Ouen l’Aumône, à paraître mercredi dans leur prochaine gazette :
Face à la mort tragique et absurde de Clément Méric on aurait tant aimé juste se taire et rendre hommage au jeune homme en silence. Juste admirer et respecter ce petit brestois qui, à 1...
Soutenez le prochain film de Larry Clark !
« Je voudrais dire à Hollywood d’aller se faire foutre ! » C’est avec ces mots que Larry Clark reçut l’an dernier le Marc Aurèle d’or du meilleur film à Rome pour Marfa Girl, qu’il avait distribué directement en ligne (voir l’article du Monde). Fatigué des producteurs et des distributeurs, il re...
Install-party à Tournefeuille samedi 15 juin
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éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection
naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose
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liberté est toujours délicat, de v...
Vous êtes invités les 9, 19 et 30 juin dans le coin cheminée d'Utopia Tournefeuille
Un petit groupe de spectateurs se réunit de temps à autre pour aider Utopia à préparer son anniversaire. C'est à la bonne franquette, en toute convivialité: on partage notre repas, on papote, on rit, on chantonne... N'hésitez pas à vous joindre à nous! Les prochains rendez-vous sont les dimanche...
Viramundo, un voyage musical avec Gilberto Gil
Du 17 avril au 7 mai en Vidéo en Poche, en avant-première, pour 5€ et en HD ! (voir la page de présentation du film)
Une expérience européenne (The Tide Experiment) va proposer une sortie quasi simultanée en salles et en vidéo dans dix territoires européens : ça n’a l’air de ri...
L'eau de chez nous, l'eau de chez eux (la question de l'eau dans les territoires Palestiniens)
Enregistrement du débat qui a eu lieu à l'issue de la projection du film L'eau de chez nous, l'eau de chez eux le mardi 19 mars à Utopia Toulouse. Aux côtés du réalisateur Frédéric Vigné, et de Hervé Conan, Directeur de l'Agence Française de Développement à Jérusalem, le ministre Palestinien de l'ea...
(ALICE DOES'NT LIVE HERE ANYMORE) Martin SCORSESE - USA 1974 1h52mn VOSTF - avec Ellen Burstyn, Kris Kristofferson, Harvey Keitel, Diane Ladd... Scénario de Robert Getchell.
Quand elle avait 8 ans, Alice rêvait de devenir une star... 27 ans plus tard, elle est mariée et mère d'un gamin assez insupportable. A la mort de son mari, elle part chercher du travail comme chanteuse, et se retrouve serveuse de snack. C'est alors que David, propriétaire de ranch divorcé, entre dans sa vie. Une chance, enfin ?...
Alors qu'il vient de tourner Mean streets (1973), qui l'impose comme réalisateur phare de la « Nouvelle vague » américaine, Martin Scorsese souhaite changer de registre. Sur les conseils d'un autre cinéaste, majeur lui aussi, Francis Ford Coppola, Ellen Burstyn recommande Scorsese à la Warner. Et contre toute attente, l'homme qui, un an plus tôt, s'était plongé au cœur d'un univers urbain et masculin se passionne pour le scénario d'Alice n'est plus ici : « Je voulais commencer à explorer les rapports et les sentiments entre les hommes et les femmes, voir comment on pouvait gâcher ses rapports avec quelqu'un, puis tomber de nouveau amoureux et recommencer les mêmes erreurs », confie-t-il.
De fait, Scorsese signe un portrait tout en justesse d'une femme des années 70, déchirée entre son imaginaire « hollywoodien » et le climat de l'époque, propice à l'émancipation. Tout en se défendant de réaliser un film féministe, le cinéaste s'inscrit dans la tradition des « women's pictures », ces mélodrames des années 40 centrés autour d'un personnage de femme. On ne s'étonnera donc pas que le metteur en scène revendique un lyrisme digne de Douglas Sirk et qu'il ouvre le film sur un décor éclairé d'un rouge flamboyant, évocateur des classiques en Technicolor de la MGM. Pour autant, Scorsese le cinéphile ne saurait se satisfaire d'une œuvre purement référentielle. Il n'hésite pas à briser l'atmosphère onirique du début en nous ramenant brutalement à la réalité banale et mortifère de la petite ville du Nouveau-Mexique où dépérit Alice. Car chez le cinéaste, le lyrisme est forcément teinté d'ironie satirique.
Dès lors, le réalisateur articule sa mise en scène autour de deux axes contradictoires : le mouvement constant qu'imprime la mobilité de sa caméra et l'enfermement où il place Alice. Cinéaste de l'énergie – qu'elle s'exprime par un élan vital ou par une violence exacerbée –, Scorsese filme sa comédienne caméra à l'épaule, créant une dynamique autour d'elle, mais la cantonne dans le même temps dans un espace clos. D'où ces travellings circulaires qui traduisent l'emprisonnement et l'étouffement. Dans le rôle-titre, Ellen Burstyn, parfait exemple de l'Actor's Studio, est frémissante de vitalité et de sensibilité, passant de la mère courage à la femme enfant, puis à la femme amoureuse.
Une œuvre méconnue dans la filmographie de Scorsese, à redécouvrir impérativement.
