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Le blog des profondeurs...
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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



SOYEZ SYMPAS, REMBOBINEZ

(BE KIND, REWIND) Écrit et réalisé par Michel GONDRY - USA 2007 1h37mn VOSTF - avec Jack Black, Mos Def, Danny Glover, Mia Farrow, Mélonie Diaz...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SOYEZ SYMPAS, REMBOBINEZPlus encore que dans La Science des rêves, Michel Gondry prouve avec ce Be kind, rewind qu’il est décidément un bricoleur de génie, un des héritiers directs de Georges Méliès. Son cinéma nous renvoie à l’enfance, là où l’imagination est reine, là où du carton-pâte, un ruban de scotch et des crayons de couleurs suffisent à créer un univers ludique et poétique. Ce nouvel opus résonne ainsi comme une déclaration d’amour au cinéma populaire, mais aussi et surtout aux salles de quartier qui ont petit à petit disparu du paysage urbain, bouffées par les multiplexes de périphérie, pour laisser place à des agences bancaires ou autres boutiques de téléphonie…

Dans un quartier de Harlem, Danny Glover est le paisible propriétaire du vidéoclub « Be Kind, Rewind ». Dernier fournisseur de VHS du coin, alors que tous ses collègues sont passés aux DVD, il voit son chiffre d’affaires se réduire comme peau de chagrin et pour finir, l’immeuble dans lequel il officie va être démoli pour laisser place à un bâtiment flambant neuf mais sans vidéo club. Autour de lui gravitent deux hurluberlus, Mike, l’employé fidèle et consciencieux du vidéo-club, et Jerry, un mécano qui tient une vieille casse auto au coin de la rue. Signe particulier : Jerry vit dans la hantise permanente des ondes qui circulent partout et sont probablement téléguidées par le FBI à des fins que lui seul semble comprendre…

Un soir il convainc Mike d’abandonner le vidéoclub, que son patron lui a confié, pour entreprendre une mesure radicale de résistance et détruire la centrale électrique qui jouxte sa casse. À la suite de cette tentative de sabotage, le corps de Gerry devient magnétique et de retour au magasin, il efface toutes les cassettes du vidéoclub ! Pour sauver les apparences et gagner du temps jusqu’au retour de son patron, Mike décide de retourner les films avec les moyens du bord. Contre toute attente les films ainsi « Suédés » rencontrent un succès inattendu auprès du public, et tout le quartier veut des vidéos Be Kind Rewind, et surtout tout le monde veut y participer !

Le film démarre comme un documentaire (avec des images d’archives fabriquées par Gondry qui donnent immédiatement le ton et la couleur du film) sur ce quartier de Harlem où plane la légende d’un jazzman né dans l’immeuble de notre vidéo club. Ce personnage permet à Gondry de dépeindre en filigrane, avec une infinie tendresse et beaucoup d’humour l’histoire de la communauté locale. Par la suite, Gondry se sert de son histoire surréaliste de magnétisation et d’effacement des cassettes pour envoyer ses héros refaire, avec leur caméra et surtout leur imagination, les scènes cultes des films qui nous ont bercés, de King Kong à 2001, en passant par Robocop et SOS Fantômes… Mais le film ne se limite absolument pas à ce délire amusant de fan : seules quelques minutes sont consacrées à ces reprises, certes brillantes et donnant lieu à deux plans séquences/montages simplement jouissifs, mais servant avant tout à démontrer notre fascination à tous pour le cinéma. Sur le fond, Be Kind Rewind est surtout un hymne formidable à la tolérance, une invitation à faire sauter toutes les barrières pour laisser notre imagination exploser, une exaltation de la résistance à l’uniformisation, à la standardisation par l’espoir, par le rêve, par la fantaisie. Rien que du bonheur !