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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



Dimanche 3 mars à 20h15 à Toulouse, la projection sera suivie d'une rencontre avec Guy Davidi, un des réalisateurs. Soirée animée par Jean-François Mignard de la Ligue des Droits de L'Homme, en collaboration avec la LDH, le Collectif Palestine Libre (Toulouse) et l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix). Pour cette soirée, achetez vos places à partir du 22 février (le film est programmé du 20 février au 12 mars).

5 CAMÉRAS BRISÉES

Emad BURNAT et Guy DAVIDI - documentaire Palestine/Israël 2012 1h30mn VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

5 CAMÉRAS BRISÉESC'est un film qui nous arrive couvert de prix et de signes de reconnaissance de festival en festival, des Etats-Unis à Amsterdam en passant par la France et qui se retrouve parmi les cinq films en lice pour l'Oscar du meilleur documentaire (cérémonie fin février)… Quasi un conte de fées pour ce trésor réalisé par un cinéaste amateur, fermier palestinien qui filme sur plusieurs années le quotidien de son village et l'histoire de sa résistance à l'occupation israélienne.
Emad Burnat n'avait rien pour devenir cinéaste. Paysan ordinaire de Bi'lin, petit village de Cisjordanie. Il s'était contenté d'acheter en 2005 une caméra pour filmer les premiers pas de son quatrième enfant. Mais 2005, c'est justement l'année où l'occupant déboule avec des bulldozers pour arracher les oliviers qui gênent la construction d'un mur de séparation destiné à protéger la nouvelle colonie israélienne de Mod'in Illit, prévue pour 150 000 résidents. Conséquences pour les 1700 habitants de Bil'in : la perte de la moitié de leurs terres et une vie qui devient insupportable. Les villageois décident alors que tous les vendredis, ils iront manifester pacifiquement devant le chantier du mur. Emad est parmi eux et cette petite caméra à destinée familiale devient témoin de cette longue résistance collective. En même temps que les joies et les peines de sa famille, c'est la vie du village que Emad va filmer semaine après semaine : chaque vendredi hommes, femmes, enfants, éclopés ou bien portants manifestent et ne reçoivent pour réponse que jets de lacrymogènes, tirs de flash-balls, quand ce ne sont pas des rafales de M16… Mais la population ne se décourage pas pour si peu, ne se laissant pas gagner par la tentation de la violence, à l'exception de quelques jets de pierres.

Les images de l'enfant alternent avec celles des manifestations pacifiques contre la construction du mur de séparation. A l'amplification des soutiens internationaux, y compris ceux d'Israéliens et de Juifs du monde entier, Israël répond par une intensification de la répression militaire. Des personnes sont arrêtées, d'autres blessées, des gens du village sont tués. Emad, comme tous les autres, est mis en danger et cette violence subie en permanence, les caméras en sont les témoins, mais aussi les victimes : en cinq ans de tournage, ce sont cinq caméras qui vont être brisées par les colons ou les militaires. Emad les a gardées, comme il a gardé toutes leurs images, parfois brouillées, ou hésitantes, qui racontent l'histoire d'un peuple qui n'est pas prêt à se soumettre.
Depuis 2000 et le durcissement de la politique de bouclage des territoires occupés, Israël a fermé son marché du travail aux Palestiniens. Comme nombre d'entre eux, Emad vit de petits boulots et du fruit de ses vergers et vend parfois des petits bouts de ses témoignages filmés aux télés étrangères. Mais surtout il « filme pour le futur car, un jour, la lutte pour garder la terre sera achevée et il faut garder une trace des actions menées dans ce but ».

Au bout de quatre ans de tournage, Emad rencontre Guy, israélien qui milite contre le mur, familier du village où il a séjourné trois mois pour un autre film. Il est vidéaste professionnel et il va aider Emad pour l'aider à terminer ce film formidable dont on espère très fort que l'Oscar espéré lui donnera une audience mondiale…