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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



ROMANTISME NOIR ET ROMAN GOTHIQUE
Lundi 23 septembre à 20h30 à Toulouse
, soirée en hommage à Maurice Lévy, pionnier dans l’étude du roman gothique et spécialiste du fantastique en littérature.
Projection unique suivie d’une rencontre avec Luis González (co-directeur de la collection Interlangues et directeur scientifique adjoint des PUM), Charles-Henri Lavielle (co-gérant des éditions Anacharsis, qui ont publié un autre ouvrage gothique préfacé par Maurice Lévy, La Nuit anglaise), et un angliciste spécialiste du roman gothique. Soirée organisée avec les Presses Universitaires du Mirail (achetez vos places à partir du 14 septembre).

La soirée sera précédée à 18h d’une rencontre à la Librairie Ombres Blanches autour de l’édition revue, corrigée et annotée par Maurice Lévy du roman Le Moine de Matthew G. Lewis, éditions PUM, collection Interlangues.

LE MOINE

Dominik MOLL - France 2011 1h41mn - avec Vincent Cassel, Déborah François, Sergi López, Catherine Mouchet... Écrit par Anne-Louise Trividic et Dominik Moll, d'après le roman de Matthew G. Lewis.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE MOINEOrdre et désordre, règle et dérèglements, harmonie et dissonances, le cinéma de Dominik Moll se déploie, depuis Intimité (1993), à travers des séries de grandes crises qui exposent le personnage principal aux supplices d’un écartèlement entre des aspirations antagonistes. C’est à nouveau le cas dans Le Moine, première incursion du cinéaste révélé au grand public avec Harry, un ami qui vous veut du bien (2000), du côté du cinéma en costume.

L’action se déroule au xviie siècle en Espagne. Le scénario s’inspire librement du roman gothique éponyme de Matthew G. Lewis, publié en Angleterre en 1776 alors que son auteur n’a encore qu’une vingtaine d’années. Aussitôt jugé scandaleux, le texte rencontre, à l’étranger, une certaine faveur louche auprès de lecteurs de renoms, que ce soit en France (le marquis de Sade) ou en Allemagne (E.T.A. Hoffmann). Réécrit par Antonin Artaud, qui souhaitait en tourner une version pour le cinéma et jouer le rôle-titre, Le Moine demeure un classique de la littérature licencieuse où s’impose la figure de Satan, prince de ce monde, ordonnateur du récit et des destins. La version qu’en donne Dominik Moll est libre dans le sens où il a abandonné toute une partie du roman (l’histoire d’Agnès, qui se passe en Allemagne) pour se concentrer sur les seules turpitudes d’Ambrosio, ce frère du couvent des capucins réputé pour son emprise sur les foules au gré de sermons enflammés. Dans le premier chapitre du livre, Ambrosio est ainsi présenté : « il passe pour observer si strictement son vœu de chasteté, qu’il ne sait pas en quoi consiste la différence qu’il y a entre l’homme et la femme. Aussi les gens du peuple le regardent comme un saint.»

Vincent Cassel est hallucinant en Ambrosio bressonnien, son charisme et son impétuosité étant comme plaqués au sol par la froide foudre luthérienne de Dominik Moll qui le guide, blême et rampant, vers les gouffres.

(Didier Péron, Libération)