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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

COMMENT J'AI DÉTESTÉ LES MATHS

Olivier PEYON - documentaire France 2013 1h43mn - avec tout un tas de matheux tous plus passionnants les uns que les autres...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

COMMENT J'AI DÉTESTÉ LES MATHSIl y avait la première de la classe. Celle qui, alors que vous arriviez déprimée au bahut, les yeux cernés, en ayant abdiqué devant le problème de maths et passé une soirée détestable, s'écriait : « Moi, l'exercice ? J'ai même pas eu à apprendre le théorème, je l'ai fait en quelques instants, les doigts dans le nez ! ». Les doigts dans le nez ! C'est dégoûtant. En attendant, pendant que vous vous lamentiez sur cette soirée fichue, elle s'était éclatée. Et en plus, elle avait pu regarder la super série télé, votre préférée, que vous aviez ratée, prisonnière de ces formules, de ces équations impénétrables. Qu'est-ce qu'elle vous agaçait, la surdouée en maths ! Tout semblait si limpide, facile et accessible pour elle, alors que vous buviez un bouillon trouble et boueux avec des mauvaises notes et des engueulades familiales à la clef ! Vous voyez ce dont je veux parler ? Oui, hein ? Sauf évidemment si c'était vous cette première ou ce premier de la classe ! Mais il y a peu de chances, on dirait bien que nous sommes des générations entières à avoir souffert et détesté les maths !

Et pourtant, prenant joyeusement le contrepied de son titre, ce chouette documentaire parle avec passion de l'amour des maths et va vous faire regretter d'être passé à côté. Passion, c'est bien le mot qui convient à ceux qui vivent les mathématiques comme nous respirons. Ces gens dont l'univers contenait déjà un sixième élément avant même que la science fiction n'ait inventé le cinquième. Durant trois ans, Olivier Peyon est allé les traquer un peu partout dans le monde, ces grands curieux insatiables. Ils expliquent l'importance de la recherche fondamentale, la nécessité de ne pas toujours vouloir être dans le productif, le lucre, de prendre le temps de rêver. L'algèbre indispensable, essentiel, aussi romantique qu'un baiser sur une plage sous un coucher de soleil… La géométrie comme la quintessence d'une poésie rare, d'une beauté fulgurante qui leur met les larmes aux yeux ou les fait frétiller de joie… Les fous ! Des fous somptueux, profondément humains, des illuminés coquets, décalés, mais tous pédagogues et accessibles, qui retranscrivent en termes simples ce vent de rébellion qui les anime, cette rage de transmettre leur savoir. Dignes héritiers de l'ère des lumières, libres penseurs, philosophes à leurs heures, dont l'art est de savoir douter. Les voilà qui décryptent leur monde qui est aussi le nôtre, nous montrent que les mathématiques sont omniprésents comme autant de petits microbes invisibles, incontournables.

C'est vertigineux ! Comment maîtriser nos ordinateurs, le moindre robot ménager, la bourse, (etc…) si on ne comprend pas les lois qui les régissent ? Ces équations qui nous échappent, c'est comme si la compréhension de ce qui nous entoure nous échappait. Démonstration profondément politique, dangereuse, puissante, subversive, libertaire, qui nous incite à voir ce nouveau monde autrement, à se le réapproprier, à se réapproprier cette connaissance fondamentale qui en gouverne une grande partie. Eux qui vivent ces choses simples, si ludiques, s'interrogent sur la manière compliquée dont elles nous ont été enseignées, nous en éloignant, nous en écœurant, nous faisant oublier qu'une recette de cuisine, c'est déjà un algorithme ! Hé ? Mais nous serions donc tous un peu mathématiciens ? Sauf ceux qui ne savent pas se faire cuire un œuf, bien sûr !