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Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...

Atelier d'écriture YAKSA 6 : Daria
Je m’appelle Greg Camazot, j’ai 34 ans ; je suis arrivé à Londres, il y a deux ans. Je travaillais à cette époque pour la Food and Drug Administration pour développer des recherches en alimentation alternative d’origine animale à base d’insectes.Les semaines qui avaient suivi le départ de Daria...

Atelier d'écriture YAKSA 5 : à partir de tableaux de Magritte
Test du parapluie. Comment savoir si un parapluie est vraiment étanche ?C’est très simple.Prenez un verre d’eau. Oui un simple verre d’eau transparent. Un verre que vous pouvez trouver partout. Un verre sans identification spécifique.Remplissez-le au 9/10 - c’est très important- d’eau du robine...

Atelier d'écriture YAKSA 4 : la parole
Parole que l’on dit sans y penser.Parole qui échappe, le mot de trop où la parole exprimée sans retenue se transforme en parole dérangeante et devient celle qu’on n’aurait pas dû dire.Parole qui peut être mise en musique ou en poème.Parole divine, posée sur une musique sacrée.Parol...



Vendredi 10 Janvier à 20h15 à Toulouse, projection unique suivie d'une rencontre avec le réalisateur Pierre Schoeller (achetez vos places dès le 1er janvier).

LES ANONYMES

(Un pienghjite micca) Pierre SCHOELLER - France 2013 2h10mn - avec Didier Ferrari, Cyril Lecomte, Jean-Philippe Ricci, Karole Rocher, Olivier Gourmet, Matthieu Amalric... Scénario de Pierre Erwan Guillaume, Pierre Schoeller et Eric Pelletier.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES ANONYMESSon film précédent nous avait laissé sur le flanc : L'Exercice de l'état, sorte de plongée en apnée dans les coulisses d'un pouvoir sous pression, qui peine à s'exercer tant les dés sont pipés et notre société écartelée entre des forces antagonistes. Aussi brillant que subtil, il venait après l'épatant Versailles avec un Guillaume Depardieu exceptionnel dans la peau d'un SDF vivant dans les bois près du Château et qui voit sa vie tourneboulée par l'arrivée d'un môme largué par sa mère… Autant dire qu'on abordait la vision du dernier né de Schoeller, Les Anonymes, avec une sacré curiosité. L'assassinat du préfet Erignac, la Corse… le sujet est exigeant, pas facile à aborder. Le résultat est emballant.
Produit par la télévision pour la télévision, ce film impressionnant a pourtant largement sa place au cinéma. Pour des questions de statut juridique, il ne nous sera pas possible de le programmer autrement que sous forme d'une séance exceptionnelle.

Janvier 1998 : le Préfet de Corse Claude Érignac dépose son épouse devant le théâtre d'Ajaccio, prêt à savourer La Symphonie inachevée de Schubert, et part garer sa voiture un peu plus loin. Quand il revient : cinq détonations, le préfet s'écroule. On connait la suite : une enquête marquée par une foultitude de rebondissements et polémiques multiples, la guerre des services de police, les gardes à vue sous tension où s'empilent dénonciations, mensonges, trahisons, aveux, rétractations, la fuite d'Yvan Colonna qui sera arrêté cinq ans plus tard… et la presse qui rebondit à chaque épisode d'un feuilleton qui ressemble à un polar révélateur des rapports particuliers et passionnels de la Corse avec l'État français…
L'affaire Erignac, après avoir fasciné les médias pendant des années, n'en finit pas d'être brûlante mais le film va bien au-delà des faits eux-mêmes : traiter à chaud l'histoire récente, tout en interrogeant le fonctionnement de notre société, de ses institutions, de ceux qui la font ou/et qui la subissent. Les questions sont multiples et restent infiniment ouvertes.

Comment réussir un film séduisant en captant l'intérêt du public le plus large, sans céder à la facilité… cela relève de la performance et tout en étant remarquablement documenté, le choix de la fiction permet à Schoeller de prendre ses distances avec certains faits, donnant plus de densité aux personnages, de force à son histoire et à sa dimension humaine. « Les silences, les regards, la dureté, les doutes et les faiblesses de chacun, souvent captés en gros plan, donnent une image juste et profonde de ce qui habite ces hommes et ces femmes pris au piège d'un idéal qui s'est fracassé sur une réalité que personne n'a su rendre, à ce jour, avec autant de précision et d'émotion » écrit Jacques Follorou dans Le Monde.
Les acteurs sont évidemment formidables, en particulier ceux qui incarnent les militants corses et qui leur donnent une force, une intensité, une profondeur qui éloignent tout jugement sommaire. On pourra être étonné, voire agacé, par la performance pour le moins extravertie de Matthieu Amalric, mais Pierre Schoeller assure qu'il restitue parfaitement la personnalité « baroque » de Georges Marion, patron de la Division Nationale Anti-Terroriste.