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Le blog des profondeurs...
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Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

SOS Méditerranée lance un appel aux dons
Chères citoyennes, chers citoyens,À l’heure où nous vous écrivons, l’Ocean Viking fait route vers la Méditerranée centrale pour porter secours aux personnes en détresse en mer. Durant ces dernières semaines et suite à la fin de notre partenariat médical avec Médecins Sans Frontières, nous avons dû n...

Pour un cinéma durable et des rencontres d’une nuit (par Anna Pitoun)
La chance quand on est réalisatrice de films documentaires c’est que vos travaux suscitent des débats. Alors on vous invite. Pour une soirée, une matinée. A une rencontre avec le public. C’est l’une des choses que je préfère. Ces moments d’échange, quand la lumière se rallume et que les spectateurs ...

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...



MASTER OF THE UNIVERSE, confessions d’un banquier

Marc Bauder - documentaire Allemagne / Autriche 2014 1h35mn VOSTF - avec Rainer Voss et la participation involontaire d'Angela Merkel, Jérôme Kerviel, François Hollande...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MASTER OF THE UNIVERSE, confessions d’un banquierIl fut un temps où Rainer Voss brassait des milliards, faisait chaque jour des millions de profits, gagnait et dépensait sans compter, partageait son temps entre Francfort, Madrid et Londres. Et puis, un jour, ce banquier d'investissement qui se voyait comme un des maîtres du monde a vieilli et s'est fait licencier. Le documentariste Marc Bauder a recueilli sa parole. Un long monologue, qui tient à la fois de la démonstration à charge et de la confession intime. Rainer Voss se souvient presque avec regret de ce monde qui l'avait englouti : son ascension dans les années 1980, la libéralisation des marchés, la complexité croissante des produits financiers, la course folle au profit, la crise grecque…



La mise en scène de ce huis clos, visuellement magnifique, est ultra minimaliste : des locaux désaffectés du quartier d'affaires de Francfort, où l'homme est filmé seul dans une salle des marchés vide, un bureau directorial nu, une salle de réunion immense et impersonnelle. Elle fonctionne parfaitement. On est peu à peu happé par le récit de Voss, cette incursion dans un univers parallèle dont on finit par percevoir la logique et la folie. Confessions d'un banquier apparaît au fond comme la version documentaire et policée du film de Martin Scorsese Le Loup de Wall Street. Il raconte avec autant de force qu'Inside Job cette fuite en avant généralisée des grands banquiers d'affaires, leur sentiment de puissance absolue, leur déconnexion du monde réel. Mais alors que Inside Job était le film de la crise des subprimes, venait après les faits, faisait figure d'autopsie, Master of the universe est la photographie d'une crise en train de se produire, à la fois analyse et avertissement. Une histoire connue mais toujours aussi accablante d'autant que Rainer Voss n'est pas un repenti. Dans ce grand bâtiment vide déserté par les fidèles, véritable cathédrale de la finance en déroute, s'il analyse parfaitement pourquoi les choses ont mal tourné, explique clairement pourquoi nous allons vers de nouvelles crises, il refuse de s'interroger sur sa propre responsabilité et recommencerait sans doute demain si on lui en offrait l'occasion. Glaçant.

(d'après O. Milot, Télérama)