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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



MASTER OF THE UNIVERSE, confessions d’un banquier

Marc Bauder - documentaire Allemagne / Autriche 2014 1h35mn VOSTF - avec Rainer Voss et la participation involontaire d'Angela Merkel, Jérôme Kerviel, François Hollande...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MASTER OF THE UNIVERSE, confessions d’un banquierIl fut un temps où Rainer Voss brassait des milliards, faisait chaque jour des millions de profits, gagnait et dépensait sans compter, partageait son temps entre Francfort, Madrid et Londres. Et puis, un jour, ce banquier d'investissement qui se voyait comme un des maîtres du monde a vieilli et s'est fait licencier. Le documentariste Marc Bauder a recueilli sa parole. Un long monologue, qui tient à la fois de la démonstration à charge et de la confession intime. Rainer Voss se souvient presque avec regret de ce monde qui l'avait englouti : son ascension dans les années 1980, la libéralisation des marchés, la complexité croissante des produits financiers, la course folle au profit, la crise grecque…



La mise en scène de ce huis clos, visuellement magnifique, est ultra minimaliste : des locaux désaffectés du quartier d'affaires de Francfort, où l'homme est filmé seul dans une salle des marchés vide, un bureau directorial nu, une salle de réunion immense et impersonnelle. Elle fonctionne parfaitement. On est peu à peu happé par le récit de Voss, cette incursion dans un univers parallèle dont on finit par percevoir la logique et la folie. Confessions d'un banquier apparaît au fond comme la version documentaire et policée du film de Martin Scorsese Le Loup de Wall Street. Il raconte avec autant de force qu'Inside Job cette fuite en avant généralisée des grands banquiers d'affaires, leur sentiment de puissance absolue, leur déconnexion du monde réel. Mais alors que Inside Job était le film de la crise des subprimes, venait après les faits, faisait figure d'autopsie, Master of the universe est la photographie d'une crise en train de se produire, à la fois analyse et avertissement. Une histoire connue mais toujours aussi accablante d'autant que Rainer Voss n'est pas un repenti. Dans ce grand bâtiment vide déserté par les fidèles, véritable cathédrale de la finance en déroute, s'il analyse parfaitement pourquoi les choses ont mal tourné, explique clairement pourquoi nous allons vers de nouvelles crises, il refuse de s'interroger sur sa propre responsabilité et recommencerait sans doute demain si on lui en offrait l'occasion. Glaçant.

(d'après O. Milot, Télérama)