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Utopia Toulouse Borderouge : un nouveau cinéma est né !
Utopia, le cinéma au mûrier… Holà ! Habitants de Borderouge, des Minimes, des Trois cocus, de Saint-Selve, de Montastruc, de la Croix Daurade, de Montauban, des Izards, de Saint Jean Lherm, de Granague et d’ailleurs… ! Approchez qu’on vous dise ! Voilà, nous sommes fins pr...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...



THE CUT

(LA BLESSURE) Fatih AKIN - Allemagne / France / Arménie 2014 2h10mn VOSTF - avec Tahar Rahim, Simon Abkarian, Makram J. Khoury, Hindi Zahra, Kevork Malikyan, Bartu Küçükçaglayan, Trine Dyrholm, Moritz Bleibtreu, Arsinée Kandjian... Scénario de Fatih Akin et Mardik Martin.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

THE CUTUn peu partout en Occident nous célébrons cette année, et pour encore quatre ans, le centenaire de la Première Guerre Mondiale, conflit monstrueux qui, des côtes de la Manche aux confins de l'Empire ottoman, fit, au nom des intérêts impérialistes des différents blocs, quelques millions de morts, sans compter les mutilés, défigurés, gazés et autres malheureux incapables de reprendre le cours normal de leur vie. Il y a un autre centenaire qui risque de passer beaucoup plus inaperçu, c'est celui tout aussi tragique du génocide arménien, qui n'a pas été reconnu à ce jour par le gouvernement turc.
Il est donc fort et symbolique que le cinéaste allemand d'origine turque Fatih Akin (Head on, De l'autre côté… pour ne citer que ses deux films les plus passionnants) se soit attaqué à ce sujet toujours brûlant et déchirant. Fatih Akin déclare que le sujet s'est imposé à lui justement parce que, dans la communauté turque, il semblait tabou et faisait l'objet d'un total déni. Le projet lui tenait tellement à cœur qu'il l'a porté pendant sept ans, pour arriver enfin à produire et réaliser ce film ample et lyrique qui nous mène des confins de la Turquie orientale à la frontière syrienne et jusqu'aux Grandes Plaines américaines. Fatih Akin a rallié à son entreprise le scénariste des premiers films de Martin Scorsese, l'américain d'origine irakienne Mardik Martin qui a repris du service pour l'occasion.

On suit les pas de Nazareth Magoonian, forgeron d'une petite ville d'Anatolie qui, comme beaucoup de ses coreligionnaires, se trouve en 1915 séparé de sa famille lorsque l'armée turque s'attaque brutalement aux Arméniens. Nazareth va se trouver entraîné dans ce que l'on appellera plus tard la Grande Marche de la Mort, à travers le désert, vers des camps de déportation dont peu reviendront. Un parcours tragique qui le conduit a priori vers la mort, ou du moins le désespoir… Mais l'amour de ses filles et de sa femme, qu'il espère toujours vivantes, va faire vivre en lui l'espoir et lui donner la force incroyable d'affronter déserts et océans, du Moyen Orient libéré du joug ottoman jusqu'à Cuba où affluent les immigrés arméniens puis jusqu'aux plaines glaciales du Middle West où migrants de toute nationalité construisent le chemin de fer et bâtissent les villes minières.

Dans une première partie terrible, Fatih Akin montre comment le mal absolu peut se propager au point de permettre d'annihiler tout un peuple, femmes et enfants compris. Dans un second temps, le film s'attache à l'odyssée de Nazareth, incarné avec conviction par un Tahar Rahim inattendu. Et la quête forcenée de ce survivant de la terreur force l'admiration et nous embarque dans un grand récit épique, qui nous fait traverser des paysages aussi divers qu'impressionnants.