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Le manifeste de la haine islamophobe (communiqué UJFP)
Un manifeste « contre le nouvel antisémitisme » écrit par Philippe Val a été signé par 300 personnalités. Vous avez dit antiracistes ? Qui sont ces éminents antiracistes qui nous viennent en aide ? Il y a Manuel Valls, qui expliquait en septembre 2013 que « les Roms ont vocation à retourner en R...

Première pierre d'Utopia Borderouge samedi 24 mars 2018 à 17h
Cela fait dix ans qu’on en parle, mais le projet finit par aboutir. Après que, à peine élu, Jean-Luc Moudenc ait remis le projet à l’ordre du jour, archis et bureaux d’études se sont attelés au travail. Pas une mince affaire. Le ciné est à cheval sur le tunnel du métro, ce qui comp...

Réveillon de Noël en vue!
Attention nombre de places limitée !Tickets à récupérer à la caisse dès à présent (5€ d’arrhes, récupérables le soir même!). Le 24 décembre pour ceux qui ne vont pas manger la dinde en famille, on organise une petite veillée en attendant minuit. Attention quelques règles sont de mise…  C'est une ...

REFUGIADO

Diego LERMAN - Argentine 2014 1h33mn VOSTF - avec Julieta Diaz, Sebastián Molinaro, Marta Lubos, Valentina Garcia Guerrero... Scénario de Diego Lerman, Maria Meira, Gustavo Cabana et Maria Eugenia Castagnino.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

REFUGIADOCette bouille toute ronde éclairée par deux grands yeux pétillants qui émergent sous une avalanche de bouclettes brunes, c'est celle de Matias, Mati de son petit nom. Tout fuse chez lui, les rires, les mots, spontanément. Sept ans ! L'âge d'être un diablotin espiègle, de ne pas être raisonnable et d'avoir l'excuse de l'innocence pour toutes les bêtises passées et à venir… L'époque où l'on peut se prendre pour Super Matias à l'heure du bain, où l'on peut se goinfrer de sucreries sans penser aux conséquences, où un simple ballon de baudruche suffit à faire pouffer de rire toute une assemblée, où l'on va guincher chez les copains pour leur anniversaire. C'est au sortir d'une de ces fêtes mémorables que tout bascule. Là où les autres mères s'empressent de venir chercher leur progéniture, de remercier les parents organisateurs, celle de Mati ne vient pas. On a beau lui laisser des messages… elle ne se manifeste pas.

Voilà l'animatrice obligée de ramener le gosse au bercail. Tout y est chamboulé. Laura, la mère de Matias, est là, gisant par terre, incapable de bouger tant elle a été rouée de coups par son compagnon. Ce que les yeux du gosse voient, sa tête ne l'assimile pas complètement, n'en mesure pas toute la portée. Heureuse insouciance de l'enfance, résilience protectrice. La dangerosité de son père, Matias ne peut pas l'intégrer. Ses parents il les aime indifféremment, inconditionnellement. Passage chez les flics… Examen clinique pour constater les coups, les meurtrissures, l'échographie pour vérifier si le bébé que Laura porte en elle est toujours bien vivant… Le premier choc passé, tout cela reste loin en filigrane dans l'inconscient de Mati… Comme une mauvaise série télévisée, une mésaventure que les super-héros traversent sans une égratignure.
Tandis que Laura fait sa déposition, poignante, digne, que ses mots peinent à sortir, l'enfant rigole, s'éclate. Et c'est comme un rayon de soleil qui redonne du courage, la force d'avancer, en vacillant au début, puis d'un pas de plus en plus assuré, déterminé. C'est ainsi que mère et fils atterrissent dans un refuge pour femmes battues. L'accueil y est solidaire et sobre. Même si cet abri temporaire a presque des allures d'une prison pour femmes piégées par leur passé, par leurs épreuves, leur absence d'autonomie financière… Et pourtant ça vit ! C'est chaleureux. Les relations sont belles. Celles des mioches entre eux, les liens qui se tissent, ce qu'ils se racontent, évoquant leurs traumatismes simplement, de manière presque légère. Mais sous les joies enfantines, c'est un monde qui s'écroule, sur lequel nul n'a de prise, dans lequel s'entrechoquent la culpabilité d'avoir mal agi, la gaité de la vie, l'amour, la violence…

Rien n'est édulcoré. Ni les sentiments qui tiraillent le gamin, qui réclame son père, pris dans le feu d'une affaire d'adultes incompréhensible, dans un conflit de loyauté. Ni les sentiments divergents, ambigus et contradictoires qui traversent Laura… Sa passion addictive pour cet homme pourrait faire qu'elle retombe sous son emprise malgré tout. C'est une lutte perpétuelle, angoissante, effrayante. Et c'est la peur au ventre ! Celle qui ne la quitte pas, celle qui nous saisit, donne au récit une tournure de thriller palpitant…
C'est l'histoire d'une impossible quête, d'un havre de paix qui n'existe pas, qui n'existe plus. Il y a quelque chose de très juste, très authentique dans le film… Des scènes magiques entre enfants. Des scènes magiques entre femmes… De la générosité vraie qui se met en route entre celles qui possèdent si peu.