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Nuit Fantastique IX (debriefing)
Avant de célébrer dignement l’an prochain la dixième édition (n’oubliez pas de nous envoyer vos idées ou vidéos pour que l’on fasse ensemble une dixième édition immémorielle), cette neuvième Nuit Fantastique fut un festin pour les sens (ci-dessous quelques photos qui en donnent un aperçu...

Berhart, L’esthétique vulgaire Lowbrow art et pop-symbolisme
Qu’est-ce que le lowbrow art ? Le Lowbrow Art est l’expression la plus récente de la Pop Culture dans l’art, opérant une synthèse surréaliste de tous les courants et les icônes qui l’ont traversé. Né à l’initiative de Robert Williams, le Lowbrow Art, plus largement appelé Pop Surréalisme, rencon...

Dimanche 10 à 10h IRRINTZINA! Le cri de la génération climat…
Un film qui donne du courage! Des luttes non violentes, galvanisantes… ça existe! Il suffit de les rejoindre pour qu'elles soient encore plus efficaces. Alors? On vous attend? Vous amenez les croissants, on prépare le café!?    http://www.cinemas-utopia.org/toulouse/index.php?id=3410&mode=filmhtt...

Samedi 31 octobre de 21h à l’aube blême à Tournefeuille, 5 films dont 1 surprise, intermèdes musicaux démoniaques par DeeJay No Breakfast et un buffet d’enfer concocté par le bistrot… (Tarif unique : 25€, achetez vos places à partir du 17 octobre).

7e NUIT FANTASTIQUE

Cette année encore, réservez votre 31 octobre, et préparez-vous à une nouvelle et terrible nuit dans notre humble et lugubre manoir... Cette septième Nuit Fantastique sera une effroyable messe noire où nous invoquerons ensemble, communiant dans la peur et le sang, deux monstres de la nuit, deux créatures maléfiques, Wes Craven et Christopher Lee, qui hantent désormais les ténèbres qu'ils ont peuplé de nos pires cauchemars...
Rituel satanique oblige, déguisez-vous, faites-vous horribles et terrifiants, car vous pourrez toute la nuit vous faire tirer le portrait par notre daguerréotype d’outre-tombe, exhumé tout spécialement pour l’occasion, qui immortalisera vos fards les plus monstrueux et vos plus effroyables accoutrements... Alors, enfilez votre cape, aiguisez vos canines et prévenez vos amis nécrophages : vous êtes attendus pour une nuit d’halloween aussi macabre que délirante !

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)


LES INNOCENTS (Jack Clayton - GB 1961 1h40 VOSTF - avec Deborah Kerr, Martin Stephens, Pamela Franklin, Peter Wyngarde, Megs Jenkins, Michael Redgrave… Scénario de Truman Capote et William Archibald d’après le roman de Henry James, Le Tour d’écrou)

Dans le genre fantastique intelligent, angoisse subtile, ambiance gothique portée à son apogée d’élégance et d’efficacité, on n’a sans doute jamais fait mieux. Les Innocents est un grand film méconnu, mais qui a durablement marqué l’histoire du cinéma, au point d’inspirer l’espagnol Alejandro Amenabar quand il décide de réaliser Les Autres… Le scénario magistral du film adapte le célèbre roman de Henry James Le Tour d’écrou. Ou plutôt Truman Capote et William Archibald adaptent l’adaptation qu’en avait faite Archibald dix ans auparavant pour un spectacle théâtral.
Fin du xixe siècle. Miss Giddens, institutrice, jeune vieille fille, accepte un premier emploi de gouvernante auprès de deux orphelins dans un vaste manoir de la campagne anglaise. Des phénomènes étranges éveillent en elle la conviction croissante que les enfants sont sous l’emprise des fantômes de l’ancienne gouvernante et du jardinier, dont on apprend qu’ils étaient amants et qu’ils avaient noué une relation très forte avec les enfants… Le film est parfaitement fidèle à l’esprit de James, et son éclatante réussite consiste à incarner et à démultiplier les ambiguïtés du texte avec les moyens propres au cinéma.


HOUSEBOUND (Écrit et réalisé par Gerard Johnstone - Nouvelle-Zélande 2014 1h49 VOSTF - avec Morgana O’Reilly, Cameron Rhodes, Ross Harper, Ian Mune, David Van Horn, Bruce Hopkins, Mick Innes…).
INÉDIT EN SALLES EN FRANCE !

Gerard Johnstone annonce la couleur très rapidement avec son premier long-métrage où l’horreur et l’épouvante ne se dégusteront pas seules, mais assaisonnées d’une large dose de comédie et de second degré ! Difficile de ne pas faire le lien avec les premières œuvres déjantées d’un autre néo-zélandais, Peter Jackson. Mais Johnstone ne donne pas dans la tripaille et les effusions massives d’hémoglobine, même si quand il faut vraiment, il n’hésite pas à ouvrir les vannes, tout en restant raisonnable et mesuré. Ce que préfère opérer le réalisateur, c’est un détournement en bonne et due forme d’une épouvante plus insidieuse, propre aux histoires de maisons hantées, les changements de ton et de genre en faisant une comédie horrifique rafraichissante. Housebound se pose un peu comme le mélange des Banlieusards de Joe Dante, de Fenêtre sur Cour d’Alfred Hitchcock, et de La Maison du Diable de Robert Wise.
Kylie Bucknell est une jeune femme plutôt difficile et accumule les accusations frauduleuses. C’est d’ailleurs après une tentative de cambriolage ratée que celle-ci se voit sanctionner de manière extrêmement sévère : elle doit retourner vivre chez sa mère ! Une situation délicate, surtout lorsque Kylie s’aperçoit que sa mère semble toujours aussi paumée, prétextant la présence d’un fantôme dans la maison. Mais quand Kylie va elle-même se retrouver confrontée à des évènements étranges, celle-ci doit se rendre à l’évidence…


IT FOLLOWS - (Écrit et réalisé par David Robert Mitchell USA 2014 1h40 VOSTF avec Maika Monroe, Keir Gilchrist, Daniel Zovatto, Jake Weary… Grand Prix et Prix de la critique, Festival du film fantastique de Gérardmer 2015)

Petit matin blafard dans une banlieue pavillonnaire américaine. Une jeune fille sort de chez elle échevelée, visiblement paniquée, pieds nus dans un déshabillé de soie. Elle court en zigzags erratiques, regardant derrière elle ; un voisin lui propose de l’aide, elle l’ignore, grimpe dans sa voiture, démarre en trombe. On la retrouve sur une plage au crépuscule, accroupie, livide. Elle va mourir, elle le sait, elle est terrorisée. Qu’est-ce qui la suivait ? Qu’est-ce qui l’a tuée ? Cette séquence d’ouverture plonge d’emblée le spectateur dans une atmosphère de terreur blanche. Après, l’action se déporte sur d’autres personnages, issus de cette même zone périurbaine où la menace se répand comme une sale MST. David Robert Mitchell reprend le motif, classique dans le cinéma d’horreur, de la menace de mort qui s’abat sur les adolescents ayant eu un rapport sexuel, mais il lui donne un tour plus pervers qu’à l’accoutumée : pour se défaire de la malédiction, les victimes doivent coucher avec un nouveau partenaire, qui deviendra la proie à son tour…
On sait vite que It Follows va être amené à rester, un classique instantané, un monument de la peur au cinéma, celle qui nous fait empoigner les accoudoirs tout en nous clouant à notre fauteuil. Celle qui nous encourage à regarder si personne ne nous suit, à l’instar de ces inconnus aux visages inquiétants lancés à la poursuite de la jeune héroïne. Cela faisait belle lurette qu’un long-métrage d’épouvante n’avait pas offert une telle occasion de flipper. Audacieux, buriné et lyrique, It Follows va loin.


(LE FILM SURPRISE…, qui sera projeté en 35 millimètres dans la salle 1 ! Une belle occasion de redonner vie le temps d'une nuit à nos antiques et vénérables projecteurs, mis en sommeil lors du passage au cinéma numérique)


GOAL OF THE DEAD (Benjamin Rocher et Thierry Poiraud - France 2014 2h10 - Avec Alban Lenoir, Charlie Bruneau, Patrick Ligardes…)

Imaginez : on a une équipe, mettons l’Olympique de Paris, qui part en province disputer un match de 32e de finale avec celle d’un bourg du trou du cul du monde, disons Caplongue (c’est pour l’exemple). Dans l’équipe A on met un ancien joueur de Caplongue qui a trahi les siens pour monter à la capitale, ça c’est pour créer l’antagonisme, une étoile montante égocentrique et imbuvable (toute ressemblance…), et un entraineur dépressif. Dans l’équipe B… on s’en fout c’est des bouseux et de toutes façons ils vont se faire bouffer très vite. Entre les deux on ajoute une journaliste aux dents longues (mais non, ce n’est pas une vampire, on est pas chez Stephanie Meyers ici, dieu merci). Bref, les ingrédients classiques d’une rencontre qui s’annonce aussi passionnante qu’une soirée en tête à tête avec Guy Roux dans un Campanille… Mais ajoutez-y des zombis, et là ça commence à funker !
C’est à cette conclusion de bon sens que sont arrivés les deux réalisateurs de cet OFNI dans le paysage cinématographique français qu’est Goal of the dead. Le résultat ? Un film tellement déconnant et en même temps si bien filmé (c’est bien simple, par certains moment on dirait un vrai film) qu’il en viendrait à conjurer la malédiction des films de genre français à jamais condamnés à la médiocrité. Alors,vous aimez le foot ? Ce film est fait pour vous. Vous aimez la comédie ? Ce film est fait pour vous. Vous aimez la baston ? Ce film est fait pour vous… Vous aimez les zombis ? Ce film est fait pour vous. Vous aimez les dilemmes cornéliens d’un couple en crise assis dans un deux pièces-cuisine ? Ce film est fait pour… heu non, non, la baston, les zombis, c’est ça.