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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

LAURETTE 1942, une volontaire au camp du Récébédou

Documentaire-fiction de Francis FOURCOU - France 2015 1h37mn - avec Philippe Caubère (le narrateur), Danielle Catala, Anna Liabeuf, Francis Azema, Jacques Saussine, Maurice Sarrazin, Corinne Mariotto, Barbara Tobola, Francis Fourcou... D'après le livre de Laurette Alexis-Monet, Les Miradors de Vichy.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LAURETTE 1942, une volontaire au camp du RécébédouUniverselle, contemporaine, actuelle… L'histoire de Laurette pourrait bien être le symbole vivace des oublié-e-s de l'Histoire écrite par les vainqueurs, celle-là même qui cache dans les replis de ses jupes des compromissions inavouables, des médiocrités qu'elle tente de faire oublier. À la trousser on y retrouve la honte, le déni, la lâcheté, des pans entiers de « détails » qui démolirent des vies humaines… Mais on y trouve aussi des actes essentiels accomplis par de belles personnes. Tant de petites gens qui se mirent humblement au service des autres, d'une cause qu'ils savaient juste. Parmi ces résistants de la première heure, 30% étaient des femmes, seulement 0,6% d'entre elles furent comptée parmi les 1038 membres de l'Ordre National des Compagnons de la Libération !
Et ce n'est pas rien que l'aventure de Laurette Monet soit aujourd'hui mise en images. À travers elle, c'est comme une réhabilitation, un hommage général à toutes celles qui n'ont pas eu de médaille, à toutes les soldates inconnues… Non ! Ce n'est pas rien d'entendre ce récit toujours vivant et vibrant tant d'années après. Il résonne en nous comme une évidence. Comme le cri d'un humanisme jamais renié.

Août 1942. Laurette Monet a dix-neuf ans. Une fille bien campée sur ses deux jambes. À la fois discrète et lumineuse, qui ne se la joue pas. Docile, sage, bien élevée. Quand elle devient co-équipière à la Cimade, elle n'envisage certainement pas l'étendue de ce à quoi elle s'engage, qui la dépassera, elle, la protestante. Elle va juste là où on lui dit qu'il y a besoin de soutien. C'est ainsi qu'un beau matin elle atterrit au camp du Récébédou, sur la commune de Portet-sur-Garonne, à quelques kilomètres de Toulouse – où champignonne désormais une vaste zone commerciale.
Le Récébédou, c'est un des deux cents camps, mis en place non par les Allemands mais par la France, où 600 000 personnes transiteront, plus victimes que criminelles. Ce sont des réfugiés, qui fuient des dictatures ou que ces dernières ont expulsés : Espagnols, Allemands, Autrichiens, Juifs, apatrides, Gitans, Français réfractaires au STO… Des hommes, des femmes de tous âges, des enfants… Tous arrêtés par la police française…
Ce « camp-hôpital », le régime de Vichy veut en faire un lieu exemplaire, humanisé, s'en servir comme outil de propagande. C'est ainsi que des journalistes pourront venir filmer, que des organisations telles que la Cimade vont être autorisées à y pénétrer. Mais vite les conditions se dégradent : manque de médicaments, de nourriture. Pour beaucoup il deviendra un mouroir…
Et Laurette de se sentir si petite, si inutile parfois. Elle est juste une oreille qui écoute, une main qui se tend. Et cela lui semble si peu… Jusqu'au jour où elle saura qu'elle n'a plus le choix : « Je me suis dit que c'en était assez, il était temps de désobéir à la loi des hommes ». Une phrase au-delà du temps. Une phrase au-delà des frontières. Une phrase de laquelle naissent toutes les Résistances…

Avec de tous petits moyens, grâce à un financement participatif et à la grande solidarité de toute son équipe, Francis Fourcou a réalisé un film beau et humble, à l'image de Laurette. Efficace et touchant, mêlant judicieusement scènes jouées, témoignages, images d'archives déterrées au fin fond des studios américains, qu'il décortique inlassablement pour nous rendre notre mémoire. Film actuel et essentiel : les camps de rétention sont de plus en plus nombreux dans le monde, même si ce ne sont plus ceux du temps de l'occupation nazie… Et on se souviendra que ceux à qui on rend hommage aujourd'hui étaient les désobéissants civils d'alors…