Loading
LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

(Ex-Utopia Toulouse)


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séances sur fond gris : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Nuit Fantastique IX (debriefing)
Avant de célébrer dignement l’an prochain la dixième édition (n’oubliez pas de nous envoyer vos idées ou vidéos pour que l’on fasse ensemble une dixième édition immémorielle), cette neuvième Nuit Fantastique fut un festin pour les sens (ci-dessous quelques photos qui en donnent un aperçu...

Berhart, L’esthétique vulgaire Lowbrow art et pop-symbolisme
Qu’est-ce que le lowbrow art ? Le Lowbrow Art est l’expression la plus récente de la Pop Culture dans l’art, opérant une synthèse surréaliste de tous les courants et les icônes qui l’ont traversé. Né à l’initiative de Robert Williams, le Lowbrow Art, plus largement appelé Pop Surréalisme, rencon...

Dimanche 10 à 10h IRRINTZINA! Le cri de la génération climat…
Un film qui donne du courage! Des luttes non violentes, galvanisantes… ça existe! Il suffit de les rejoindre pour qu'elles soient encore plus efficaces. Alors? On vous attend? Vous amenez les croissants, on prépare le café!?    http://www.cinemas-utopia.org/toulouse/index.php?id=3410&mode=filmhtt...

ATTENTION ! Pour ce film, une seule séance par semaine, le SAMEDI

LA SOCIALE

Gilles Perret - documentaire France 2016 1h24

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA SOCIALEEt si, plutôt que financier, le plus grand trou de la Sécu était mémoriel ? Après Ma mondialisation (disponible en Vidéo en Poche), Walter, retour en résistance, De mémoires d’ouvriers, et avoir retracé l’histoire du programme du Conseil National de la Résistance, intitulé magnifiquement Les jours heureux, Gilles Perret suit le parcours de ces lois littéralement révolutionnaires, pour en réhabiliter l’origine qui a aujourd’hui sombré dans l’oubli. Il nous conte ainsi cette utopie folle qui, dans cette période sombre, devint réalité à la Libération…
La sécurité sociale prend en charge l’assurance maladie, la retraite, les allocations familiales et les accidents du travail. En plus du régime général des salariés, elle gère aussi celui des agriculteurs, des indépendants et les régimes spéciaux. Son budget équivaut à deux fois et demi celui de l’État, autant dire qu’il suscite des convoitises, ce qui explique pourquoi la Sécurité Sociale est régulièrement attaquée.

La sécurité sociale a fêté ses soixante-dix ans en octobre dernier : soixante-dix ans et toutes ses branches ! Le problème est que cette célébration est médiatisée par ceux qui s’inscrivent dans le sillage d’autant d’années de démantèlement de la Sécurité sociale, utilisant la figure de Pierre Laroque. Or Pierre Laroque n’était qu’un fonctionnaire d’Ambroise Croizat, qui fut le véritable bâtisseur de la Sécurité Sociale. Cette utilisation relève de la manipulation, elle permet d’une part de ne pas évoquer les actions des communistes dont celles d’Ambroise Croizat, ministre du travail, et de François Billoux, ministre de la Santé de l’époque. Et d’autre part d’effacer la notion même de construction collective de la Sécurité Sociale. Car celle-ci est une fabrication du peuple de France. De tous ses ouvriers, essentiellement cégétistes qui ont bâti les caisses dans un enthousiasme absolument indescriptible.

Ambroise Croizat fait partie de ces hommes issus de la Libération qui ont su mettre l’Homme au centre de leurs choix politiques. Sa force est d’avoir su faire le lien entre le social et le politique : « Si on veut une économie de qualité à la hauteur des besoins d’une nation il faut un véritable statut social à la hauteur des besoins des hommes ». L’idée était de protéger l’individu de sa naissance à la mort. Rien n’aurait été possible sans rapports de force, qui dans l’Histoire, ont permis de faire plier le patronat. Il n’existe aucun conquis social qui n’ait été précédé d’une intervention populaire. Le meilleur hommage qu’on puisse lui rendre, c’est de garder en tête ses paroles : « Jamais nous ne tolérerons qu’un seul des avantages de la Sécurité sociale soit mis en péril. Nous défendrons à en perdre la vie et avec la plus grande énergie cette loi humaine et de progrès. »