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LA GAZETTE
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Deux séances spéciales ce week-end!
Il est vivement conseillé d'acheter vos places en avance!Dimanche 14 mai à 10h30 avec le subtil et réjouissant RARA (texte complet du film sur le site d'Utopia Avignon)!Pour faire cisrculer l'information c'est cet événemant facebook.  Et vous étiez une centaine ce samedi pour le film l'Opéra! Mer...

JE M'APPELLE
dimanche 7 mai, jour d'élection, jour de marché… Incroyable surprise sur la place de la mairie : Garniouze était-là avec son nouveau spectacle de rue. Toujours aussi populaire, politique, prenant… Seule déception: n'avoir pas su qu'il était-là et en avoir loupé une partie.  « Je m’appelle » retra...

"Sans revenu, point citoyen"
Edito gazette n°235 Stimulante n'est-il pas, cette campagne électorale ? Stimulante et surprenante, tellement il était impossible d'imaginer qu'un jour il reviendrait à la gauche l'idée pour le moins improbable de redevenir la gauche. Ben oui ! Pincez vous vieux crabe, dans un espace de plus en...

ATTENTION ! Pour ce film, une seule séance par semaine, le SAMEDI

LA SOCIALE

Gilles Perret - documentaire France 2016 1h24

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA SOCIALEEt si, plutôt que financier, le plus grand trou de la Sécu était mémoriel ? Après Ma mondialisation (disponible en Vidéo en Poche), Walter, retour en résistance, De mémoires d’ouvriers, et avoir retracé l’histoire du programme du Conseil National de la Résistance, intitulé magnifiquement Les jours heureux, Gilles Perret suit le parcours de ces lois littéralement révolutionnaires, pour en réhabiliter l’origine qui a aujourd’hui sombré dans l’oubli. Il nous conte ainsi cette utopie folle qui, dans cette période sombre, devint réalité à la Libération…
La sécurité sociale prend en charge l’assurance maladie, la retraite, les allocations familiales et les accidents du travail. En plus du régime général des salariés, elle gère aussi celui des agriculteurs, des indépendants et les régimes spéciaux. Son budget équivaut à deux fois et demi celui de l’État, autant dire qu’il suscite des convoitises, ce qui explique pourquoi la Sécurité Sociale est régulièrement attaquée.

La sécurité sociale a fêté ses soixante-dix ans en octobre dernier : soixante-dix ans et toutes ses branches ! Le problème est que cette célébration est médiatisée par ceux qui s’inscrivent dans le sillage d’autant d’années de démantèlement de la Sécurité sociale, utilisant la figure de Pierre Laroque. Or Pierre Laroque n’était qu’un fonctionnaire d’Ambroise Croizat, qui fut le véritable bâtisseur de la Sécurité Sociale. Cette utilisation relève de la manipulation, elle permet d’une part de ne pas évoquer les actions des communistes dont celles d’Ambroise Croizat, ministre du travail, et de François Billoux, ministre de la Santé de l’époque. Et d’autre part d’effacer la notion même de construction collective de la Sécurité Sociale. Car celle-ci est une fabrication du peuple de France. De tous ses ouvriers, essentiellement cégétistes qui ont bâti les caisses dans un enthousiasme absolument indescriptible.

Ambroise Croizat fait partie de ces hommes issus de la Libération qui ont su mettre l’Homme au centre de leurs choix politiques. Sa force est d’avoir su faire le lien entre le social et le politique : « Si on veut une économie de qualité à la hauteur des besoins d’une nation il faut un véritable statut social à la hauteur des besoins des hommes ». L’idée était de protéger l’individu de sa naissance à la mort. Rien n’aurait été possible sans rapports de force, qui dans l’Histoire, ont permis de faire plier le patronat. Il n’existe aucun conquis social qui n’ait été précédé d’une intervention populaire. Le meilleur hommage qu’on puisse lui rendre, c’est de garder en tête ses paroles : « Jamais nous ne tolérerons qu’un seul des avantages de la Sécurité sociale soit mis en péril. Nous défendrons à en perdre la vie et avec la plus grande énergie cette loi humaine et de progrès. »