Loading
LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

(Ex-Utopia Toulouse)

NOUS CONTACTER
NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séances sur fond gris : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Futur Président? Que ferez-vous pour les migrants?
Le CERCLE DES VOISINS du centre de rétention de Cornebarrieu… vous invite à signer cette Lettre ouverte aux candidats à la Présidence de la République   Nous, citoyens de France et du Monde, solidaires avec les migrants, réfugiés et "sans- papiers" nous inscrivons en faux contre les politiques de...

Séance surprise le 8 janvier pour la galette des rois
On vous réserve une petite surprise après les séances de dimanche matin pour les petits : Ma de courgette (10h30), Le Gruffalo (10h40), Le petit Gruffalo (10h50), Julius et le Père Noël (11h).... Lire Séance surprise le 8 janvier pour la galette des rois...

Nuit Fantastique VIII (debriefing)
Véritables Trump-la-mort, vous avez comme il se doit fait horreur à cette huitième Nuit Fantastique, hérissant vos mèches rebelles, revêtant de vos horribles-peaux vos carcasses décharnées, bien décidés à faire tripailles… diable, que la nuit fut terrible (ci-dessous quelques photos qui en donnent u...

CAPTAIN FANTASTIC

Écrit et réalisé par Matt ROSS - USA 2016 2h VOSTF - avec Viggo Mortensen, Frank Langella, George Mackay, Samantha Isler, Annalise Basso, Nicholas Hamilton...

Du 12/10/16 au 14/02/17 à Tournefeuille

CAPTAIN FANTASTICPas de confusion, pas d’à priori, pas de méfiance : le « Captain Fantastic » du titre n’a rien d’un super-héros en collant moulant gonflé aux stéroïdes dont la mission pseudo-divine serait de sauver l’humanité et d’abord les Etats-Unis d’Amérique. C’est même quasiment tout le contraire. Le personnage principal est un homme somme toute ordinaire qui a décidé de mener une vie extra-ordinaire, au sens littéral de « hors des sentiers battus », et le film est une très belle fable philosphico-écolo-familiale, profonde sans en avoir l’air, qui porte un regard décalé autant qu’incisif sur l’occidental way of life traditionnel et dominant. Ni militant ni apocalyptique ni moralisateur, Captain Fantastic se révèle riche en idées, en propositions, en contradictions qui nous captivent de bout en bout tout en semant des interrogations toujours pertinentes sur des valeurs, des mécanismes, des habitudes tellement ancrés dans nos modes de vie qu’on finit par ne plus en avoir conscience. Quelque part entre Little miss Sunshine – pour la saga familiale emballante – et Vie sauvage, le film de Cedric Kahn avec Mathieu Kassovitz – pour les interrogations sociétales et éducatives –, Captain Fantastic est aussi divertissant que stimulant – et parfois très émouvant – et peut se voir avec des enfants et ados à partir de 10/12 ans, échanges vivifiants à prévoir !

La scène d’ouverture, étonnante , nous met dans le bain. On y voit des enfants et des adolescents couverts de boue arpentant la forêt, on ne comprend que peu à peu que toute cette famille/tribu est en train de chasser le cerf à l’ancienne, pour se nourrir, sans meute ni fusil à lunettes. Bienvenue au sein de la famille de Ben Cash qui, au cœur des magnifiques forêts montagneuses du Nord-Ouest américain, vit en quasi autarcie et autosuffisance avec ses six enfants. Au programme, point de livraison de junk food, point de tablettes ni de consoles, mais entraînements pour le moins sportifs, nécessaires à la survie en milieu éventuellement hostile, pratique de la chasse, de la cueillette et entretien du potager. Côté intellectuel, une éducation basée sur la découverte et l’étude des textes fondateurs de la démocratie américaine et des œuvres de philosophes ou écrivains plus hétérodoxes. Chez les Cash on ne boit pas de coca, on ne regarde pas la télé, on construit des cabanes et en guise de Noël, tradition de moins en moins chrétienne et de plus en plus mercantile, on préfère s’offrir des cadeaux (généralement des couteaux de chasse dès l’âge de huit ans) pour célébrer la Saint Noam Chomsky !
Ce monde à part, harmonieux, qu’on qualifierait volontiers de paradisiaque, va vaciller, voire menacer de s’effondrer quand la mère va décéder à l’hôpital, que toute la petite famille va devoir traverser les Etats Unis et s’imposer à ses funérailles au Nouveau Mexique, auxquelles elle n’est pas forcément la bienvenue.

C’est le début d’un road movie initiatique, à la découverte du monde extérieur face auquel les convictions des uns et des autres risquent bien de se trouver remises en question.
Magnifiquement mis en scène – le rythme, le cadre, la beauté de la photo – passionnant à suivre, servi par l’interprétation du toujours grandiose Viggo Mortensen, splendide en père intransigeant dans ses choix de vie mais en proie au doute, entouré de jeunes comédiens épatants, Captain Fantastic s’impose donc comme une superbe réflexion sur les conséquences pour les enfants des choix de vie de leurs parents, une ode au pas de côté en douceur, dans le respect de la personnalité de chacun et même des oppositions des détracteurs, parcourue d’un souffle libertaire humaniste, doux et tendre dans lequel on s’enveloppe avec un plaisir sans partage.