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Futur Président? Que ferez-vous pour les migrants?
Le CERCLE DES VOISINS du centre de rétention de Cornebarrieu… vous invite à signer cette Lettre ouverte aux candidats à la Présidence de la République   Nous, citoyens de France et du Monde, solidaires avec les migrants, réfugiés et "sans- papiers" nous inscrivons en faux contre les politiques de...

Séance surprise le 8 janvier pour la galette des rois
On vous réserve une petite surprise après les séances de dimanche matin pour les petits : Ma de courgette (10h30), Le Gruffalo (10h40), Le petit Gruffalo (10h50), Julius et le Père Noël (11h).... Lire Séance surprise le 8 janvier pour la galette des rois...

Nuit Fantastique VIII (debriefing)
Véritables Trump-la-mort, vous avez comme il se doit fait horreur à cette huitième Nuit Fantastique, hérissant vos mèches rebelles, revêtant de vos horribles-peaux vos carcasses décharnées, bien décidés à faire tripailles… diable, que la nuit fut terrible (ci-dessous quelques photos qui en donnent u...

PRIMAIRE

Hélène ANGEL - France 2016 1h45mn - avec Sara Forestier, Vincent Elbaz, Olivia Côte, Guilaine Londez, Patrick D'Assumçao... Scénario de Yann Coridian et Hélène Angel, avec le concours d'Olivier Gorce et Agnès de Sacy.

Du 04/01/17 au 31/01/17 à Tournefeuille

PRIMAIREElle a une pêche d'enfer Florence, et le charisme décapant et sauvage de Sara Forestier ! Une vitalité, une présence, une imagination débordantes, à faire craquer des hordes de gamins indisciplinés. Florence est institutrice, enfin, maîtresse, heu… pardon, je veux dire Professeur des écoles puisque l’institution adore les nouvelles appellations, les nouveaux sigles, les nouveaux programmes… Pour Florence, qu’importe le titre, puisqu’elle a plus que la motivation : la passion. Enseigner est pour elle un engagement, un émerveillement, un défi permanent qu’elle n’a de cesse de réinventer, de nourrir, puisant son énergie et ses idées dans la relation avec ces bambins qu’elle accompagne et pour lesquels elle est prête à tout donner : son temps, son talent, son empathie.
Florence est de ces enseignants qui croient dur comme fer au pouvoir magique des mots, de la transmission et qui pensent que rien n’est jamais perdu pour un élève tant qu’un adulte peut le prendre par la main et lui montrer la voie. C’est un peu naïf, elle se casse parfois les dents, elle en fait quelquefois des tonnes, mais elle poursuit sa route, obstinée, convaincue qu’elle est dans le vrai. Pas question de laisser ne serait-ce qu'un des gamins qu'on lui confie à la traîne – à part le sien parfois peut-être. Mais on demande toujours plus à ceux qu'on a toujours sous la main et qui font tellement partie de vous-mêmes qu'on oublie qu'ils sont fragiles…

Elle va s'intéresser tout particulièrement à Sacha (qui n’est pas dans sa classe, ce qui complique les choses) : un enfant agité, secret, un gamin pas franchement teigneux mais à fleur de peau dont l’équipe enseignante réalise vite qu’il est livré à lui-même, délaissé par une mère débordée qui compense en lui glissant quelques billets pour que le môme se débrouille seul. Interpellée dans son rôle de mère et d’enseignante, Florence se met en tête de l’aider… quitte à perturber les habitudes de l’équipe pédagogique, quitte à outrepasser son rôle, quitte à se mettre elle-même en danger. Habitée par sa rage de bien faire et sa générosité, Florence ne réalise pas que tout n’est pas toujours aussi simple qu’elle le voudrait. Cerise sur le gâteau, c’est pile poil le moment où le mammouth, euh pardon, l’Education Nationale, choisit pour l’inspecter dans sa classe de CM2, heu pardon, de deuxième année du cycle 3.

Primaire est un film généreux, bouillonnant comme une cour d’école, lumineux comme le regard d’un enfant quand il comprend que des lettres alignées font des mots et que ces mots ont un sens. Si ce film ambitieux peut sembler dense, tant le métier et le monde qu’il décrit sont riches et intenses, il n’est en rien simpliste et introduit moult nuances. Ni tract ni complainte, c’est simplement un formidable hommage à un métier formidable qui a tant à offrir et qui est paradoxalement toujours malmené par les gouvernements successifs.