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LA GAZETTE
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Install-party à Tournefeuille samedi 17 juin
Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas vers la liberté est toujours délicat, de vous aider à ...

Deux séances spéciales ce week-end!
Il est vivement conseillé d'acheter vos places en avance!Dimanche 14 mai à 10h30 avec le subtil et réjouissant RARA (texte complet du film sur le site d'Utopia Avignon)!Pour faire cisrculer l'information c'est cet événemant facebook.  Et vous étiez une centaine ce samedi pour le film l'Opéra! Mer...

JE M'APPELLE
dimanche 7 mai, jour d'élection, jour de marché… Incroyable surprise sur la place de la mairie : Garniouze était-là avec son nouveau spectacle de rue. Toujours aussi populaire, politique, prenant… Seule déception: n'avoir pas su qu'il était-là et en avoir loupé une partie.  « Je m’appelle » retra...

CIGARETTES ET CHOCOLAT CHAUD

Sophie REINE - France 2016 1h38mn - avec Gustave Kervern, Camille Cottin, Héloïse Dugas, Fanie Zanini... Scénario de Sophie Reine et Gladys Marciano.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

CIGARETTES ET CHOCOLAT CHAUDUn premier film sympa comme tout, bien rythmé et drolatique. À voir en famille (mais pas obligé !). On imagine dès le titre les volutes de fumée des adultes s'entremêlant aux parfums chocolatés de l'enfance. Petites joies simples et sensuelles auxquelles on revient toujours en grandissant. Pélerinage discret vers les instants douillets de l'âge tendre et son goût contrasté d'insouciance et d'interdits. Petits, on prend conscience du monde et de ses contradictions, surtout celles des grands qui semblent prendre un malin plaisir à faire ce qu'ils nous interdisent. Comme les cigarettes : il n'est pas plus convenable de fumer devant des gosses que de les accompagner en retard à l'école ou de les y oublier. Le genre de choses que fait perpétuellement Denis Patar. Une conduite qui pourrait le faire passer pour un père indigne et pourtant ! Dans l'intimité de sa famille, ce gros ours nonchalant aux manières un peu spéciales (parfaitement incarné par Gustave Kervern !) est surtout un véritable papa poule. Il suffit de regarder la manière dont s'épanouissent ses deux filles, joyeuses, sans complexes, pour en être assuré. Peut-être n'ont-elles pas les codes traditionnels ? Pourtant elles semblent pouvoir s'adapter à tout. Jamais en difficulté face à leurs interlocuteurs qu'elles prennent un malin plaisir à désarçonner grâce à leur sens de la répartie. Même les flics ! Ben oui ! C'est chez eux que la cadette de neuf ans (prénommée Mercredi, la pauvre !) atterrit régulièrement dès que son paternel oublie un peu trop les horaires. Elle les tutoie, les amadoue, les appelle par leur petit nom, va jusqu'à les taquiner sans qu'ils fassent mine de broncher. Mais cette fois-là : rien n'y fait… Quand Denis arrive au commissariat, un signalement a été fait auprès des services sociaux. Autant dire : le début des emmerdements.

Les services en question sont incarnés par une jeune femme lisse et formatée par sa fonction d'assistante sociale. Lorsqu'elle vient auditionner la famille Patar, Séverine, avec son œil inquisiteur de professionnelle, a tôt fait de noter le moindre détail qui cloche. Le branlebas de combat, la vague de rangement provoquée par l'annonce de sa venue n'a pas suffi à planquer tout ce qui traînait. Quant à l'audition des sœurettes : c'est la catastrophe ! Entre Mercredi qui lui raconte qu'elle peut rester au lit même s'il y a un contrôle en classe et Janine son aînée qui explique comment son père gruge la cantine, la demoiselle est servie ! C'est bien parce que les frangines se montrent ravies et enthousiasmées par les méthodes éducatives de leur paternel que Séverine ne les place pas illico presto en famille d'accueil, se contentant d'imposer à Denis un « stage de parentalité » (ça existe vraiment !) pour redresser la barre… Et c'est pas gagné quand on se trouve face à quelqu'un qui assume un mode d'éducation hors système, libertaire, et qui prône la rébellion. Mais Denis est tellement touchant quand il déclare vouloir protéger à tout prix ses enfants d’un monde « où les mamans et les cochons d’Inde meurent sans prévenir »…

C'est donc sur le ton de la comédie enlevée, enjouée et tendre que Sophie Reine fait ses débuts derrière la caméra, mais pas dans le monde du cinéma puisqu'elle a fait ses classes sur les bancs de montage. C'est sans doute pour cette raison qu'elle maîtrise aussi bien du premier coup la réalisation et réussit à nous emporter dans son univers si particulier, illuminé par des lucioles…