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Suite à l'édito de la gazette 233, qui explique comment les politiques en matière d'implantation cinématographique peuvent fragiliser des petites salles indépendantes comme les nôtres, la municipalité de Colomiers refuse à nouveau de prendre notre gazette dans les lieux publics (Piscine, Pavillon Bl...

Futur Président? Que ferez-vous pour les migrants?
Le CERCLE DES VOISINS du centre de rétention de Cornebarrieu… vous invite à signer cette Lettre ouverte aux candidats à la Présidence de la République   Nous, citoyens de France et du Monde, solidaires avec les migrants, réfugiés et "sans- papiers" nous inscrivons en faux contre les politiques de...

Séance surprise le 8 janvier pour la galette des rois
On vous réserve une petite surprise après les séances de dimanche matin pour les petits : Ma de courgette (10h30), Le Gruffalo (10h40), Le petit Gruffalo (10h50), Julius et le Père Noël (11h).... Lire Séance surprise le 8 janvier pour la galette des rois...

OUVERT LA NUIT

Edouard BAER - France 2016 1h40mn - avec Edouard Baer, Audrey Tautou, Sabrina Ouazani, Christophe Meynet, Jean-Michel Lami, Gregory Gadebois, Patrick Boshart, Marie-Ange Casta, Alka Balbir, Lionel Abelanski, Atem Kelif, Michel Galabru... Scénario d’Edouard Baer et Benoit Graffin.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

OUVERT LA NUITOuvert la nuit aurait pu s’appeler « Ouvrir les portes » (d’un théâtre, d’un cinéma, de chez soi) ou bien « Ouvrir une bouteille » (de champagne, de vin) voir même « Ouvrir son cœur »… Bref un titre généreux, avenant, engageant, un titre qui donne envie d’aller vers l’autre, vers l’inconnu, vers les lumières de la ville et de la nuit. Alors on va ouvrir tout ça en même temps – parce que c'est comme ça que la vie ne devrait jamais cesser d'être : ouverte comme une fenêtre – et suivre le facétieux, l’incorrigible, le séduisant… j’ai nommé l’inénarrable et incroyable Luigi.

Luigi (Edouard toujours délicieusement Baer) est le directeur inspiré et définitivement imprévisible d’un théâtre parisien. C’est la veille de la première et sur scène, il n’y a pas que les rideaux de velours rouge qui sont tendus. Il n’y a plus un sou dans les caisses et l’équipe n’a pas été payée depuis… depuis trop longtemps. Ils ont beau tous aimer très fort ce sympathique Luigi de patron, ils ont beau aimer l’art avec un grand A, et le théâtre parisien privé, faut quand même pas pousser l’intermittent dans les orties. Grève générale donc. Pendant que dans la salle un célèbre metteur en scène excessivement japonais et son assistante-interprète complètement sadique tentent de mener à terme les ultimes répétitions, dussent-elles épuiser le grand Michel Galabru qui aimerait bien rentrer chez lui, Luigi, fidèle à lui-même, a totalement le contrôle de la situation. Rien ni personne, nippon ni gréviste, ni sa meilleure amie et administratrice, ni la nuit et encore moins Paris ne l’empêcheront de lever le rideau le lendemain pour la première représentation.

Le pognon n’est qu’une histoire d’argent et les histoires, Luigi, il maîtrise : scénario, dialogues, costumes et même la bande son, tout lui va, rien n’est grave, tout peut arriver y compris le meilleur, il suffit juste d’y croire. Assisté d’une stagiaire de Sciences-Po aussi rationnelle et stressée qu’il est zen et lunaire, aussi sûre de son jugement qu’il est à l’aise avec ses doutes, le voilà parti au cœur de la nuit en quête d’argent frais. Mais les vieux tours de passe-passe de Luigi, son baratin et ses blagues un peu lourdingues ont pris du plomb dans l’aile… Luigi n’est plus tout à fait le magicien de la nuit, le séducteur saltimbanque qu’il était, le monde autour de lui n’est plus tout à fait le même et les gens, ces autres qui l’inspirent, ont peut être envie d’avoir la paix, voir comme Michel d’aller se coucher.

Tourbillonnant, virevoltant, épique, mélancolique, joyeux, insomniaque, Ouvert la nuit est un film de mission qui ressemble à Cendrillon… passé minuit, le smoking du dandy redeviendra la tenue de travail du garçon de café et le carrosse doré une flûte en plastique contenant un champagne tiède… Mais chut… Luigi le doux, l’inconstant, le rêveur, l'irresponsable, le tchatcheur a peut-être un ultime tour dans sa poche trouée. Un homme qui, comme le poète Ferré, parle à un chimpanzé n’a peut-être pas encore dévoilé sa dernière tirade.