Loading
LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

(Ex-Utopia Toulouse)


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séances sur fond gris : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Nuit Fantastique IX (debriefing)
Avant de célébrer dignement l’an prochain la dixième édition (n’oubliez pas de nous envoyer vos idées ou vidéos pour que l’on fasse ensemble une dixième édition immémorielle), cette neuvième Nuit Fantastique fut un festin pour les sens (ci-dessous quelques photos qui en donnent un aperçu...

Berhart, L’esthétique vulgaire Lowbrow art et pop-symbolisme
Qu’est-ce que le lowbrow art ? Le Lowbrow Art est l’expression la plus récente de la Pop Culture dans l’art, opérant une synthèse surréaliste de tous les courants et les icônes qui l’ont traversé. Né à l’initiative de Robert Williams, le Lowbrow Art, plus largement appelé Pop Surréalisme, rencon...

Dimanche 10 à 10h IRRINTZINA! Le cri de la génération climat…
Un film qui donne du courage! Des luttes non violentes, galvanisantes… ça existe! Il suffit de les rejoindre pour qu'elles soient encore plus efficaces. Alors? On vous attend? Vous amenez les croissants, on prépare le café!?    http://www.cinemas-utopia.org/toulouse/index.php?id=3410&mode=filmhtt...

OUVERT LA NUIT

Edouard BAER - France 2016 1h40mn - avec Edouard Baer, Audrey Tautou, Sabrina Ouazani, Christophe Meynet, Jean-Michel Lami, Gregory Gadebois, Patrick Boshart, Marie-Ange Casta, Alka Balbir, Lionel Abelanski, Atem Kelif, Michel Galabru... Scénario d’Edouard Baer et Benoit Graffin.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

OUVERT LA NUITOuvert la nuit aurait pu s’appeler « Ouvrir les portes » (d’un théâtre, d’un cinéma, de chez soi) ou bien « Ouvrir une bouteille » (de champagne, de vin) voir même « Ouvrir son cœur »… Bref un titre généreux, avenant, engageant, un titre qui donne envie d’aller vers l’autre, vers l’inconnu, vers les lumières de la ville et de la nuit. Alors on va ouvrir tout ça en même temps – parce que c'est comme ça que la vie ne devrait jamais cesser d'être : ouverte comme une fenêtre – et suivre le facétieux, l’incorrigible, le séduisant… j’ai nommé l’inénarrable et incroyable Luigi.

Luigi (Edouard toujours délicieusement Baer) est le directeur inspiré et définitivement imprévisible d’un théâtre parisien. C’est la veille de la première et sur scène, il n’y a pas que les rideaux de velours rouge qui sont tendus. Il n’y a plus un sou dans les caisses et l’équipe n’a pas été payée depuis… depuis trop longtemps. Ils ont beau tous aimer très fort ce sympathique Luigi de patron, ils ont beau aimer l’art avec un grand A, et le théâtre parisien privé, faut quand même pas pousser l’intermittent dans les orties. Grève générale donc. Pendant que dans la salle un célèbre metteur en scène excessivement japonais et son assistante-interprète complètement sadique tentent de mener à terme les ultimes répétitions, dussent-elles épuiser le grand Michel Galabru qui aimerait bien rentrer chez lui, Luigi, fidèle à lui-même, a totalement le contrôle de la situation. Rien ni personne, nippon ni gréviste, ni sa meilleure amie et administratrice, ni la nuit et encore moins Paris ne l’empêcheront de lever le rideau le lendemain pour la première représentation.

Le pognon n’est qu’une histoire d’argent et les histoires, Luigi, il maîtrise : scénario, dialogues, costumes et même la bande son, tout lui va, rien n’est grave, tout peut arriver y compris le meilleur, il suffit juste d’y croire. Assisté d’une stagiaire de Sciences-Po aussi rationnelle et stressée qu’il est zen et lunaire, aussi sûre de son jugement qu’il est à l’aise avec ses doutes, le voilà parti au cœur de la nuit en quête d’argent frais. Mais les vieux tours de passe-passe de Luigi, son baratin et ses blagues un peu lourdingues ont pris du plomb dans l’aile… Luigi n’est plus tout à fait le magicien de la nuit, le séducteur saltimbanque qu’il était, le monde autour de lui n’est plus tout à fait le même et les gens, ces autres qui l’inspirent, ont peut être envie d’avoir la paix, voir comme Michel d’aller se coucher.

Tourbillonnant, virevoltant, épique, mélancolique, joyeux, insomniaque, Ouvert la nuit est un film de mission qui ressemble à Cendrillon… passé minuit, le smoking du dandy redeviendra la tenue de travail du garçon de café et le carrosse doré une flûte en plastique contenant un champagne tiède… Mais chut… Luigi le doux, l’inconstant, le rêveur, l'irresponsable, le tchatcheur a peut-être un ultime tour dans sa poche trouée. Un homme qui, comme le poète Ferré, parle à un chimpanzé n’a peut-être pas encore dévoilé sa dernière tirade.