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Le blog des profondeurs...
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Première pierre d'Utopia Borderouge samedi 24 mars 2018 à 17h
Cela fait dix ans qu’on en parle, mais le projet finit par aboutir. Après que, à peine élu, Jean-Luc Moudenc ait remis le projet à l’ordre du jour, archis et bureaux d’études se sont attelés au travail. Pas une mince affaire. Le ciné est à cheval sur le tunnel du métro, ce qui comp...

Réveillon de Noël en vue!
Attention nombre de places limitée !Tickets à récupérer à la caisse dès à présent (5€ d’arrhes, récupérables le soir même!). Le 24 décembre pour ceux qui ne vont pas manger la dinde en famille, on organise une petite veillée en attendant minuit. Attention quelques règles sont de mise…  C'est une ...

Nuit Fantastique IX (debriefing)
Avant de célébrer dignement l’an prochain la dixième édition (n’oubliez pas de nous envoyer vos idées ou vidéos pour que l’on fasse ensemble une dixième édition immémorielle), cette neuvième Nuit Fantastique fut un festin pour les sens (ci-dessous quelques photos qui en donnent un aperçu...

JE LA CONNAISSAIS BIEN

(IO LA CONOSCEVO BENE) Antonio PIETRANGELI - Italie 1965 1h50mn VOSTF - avec Stefania Sandrelli, Mario Adorf, Jean-Claude Brialy, Ugo Tognazzi, Nino Manfredi, Franco Fabrizi... Scénario d’Antonio Pietrangeli, Ruggero Maccari et Ettore Scola.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

JE LA CONNAISSAIS BIENOn est ici au-delà de la simple découverte, de la curiosité cinéphile. On est bien devant une réussite majeure du cinéma italien des années 60, œuvre d’un réalisateur très peu connu et encore moins reconnu : Antonio Pietrangeli a réalisé dix films entre 1953 et 1969, Je la connaissais bien est l’avant-dernier et sans doute son meilleur. Franchement ne le ratez sous aucun prétexte !
Le portrait d’une jeune provinciale qui rêve de devenir actrice est l’occasion pour Pietrangeli de brosser le tableau sans complaisance d’une société de la consommation et des faux semblants, d’un monde qui cache son impitoyable cruauté – et sa totale vanité – derrière un masque de sourires plaqués, d’embrassades hypocrites, de fêtes frelatées. Adriana (sublime Stefania Sandrelli, encore au début de sa carrière, dans l’un de ses plus beaux rôles) quitte son village natal pour faire carrière à Rome. Elle est belle, elle est fraîche, elle est candide, elle est joyeuse, elle croit que tout ça va suffire pour se faire accepter, se faire remarquer, se faire une place au soleil artificiel des plateaux. Elle multiplie les aventures et les emplois en quête d’un rôle... on comprend vite que sa quête est vouée à l’échec.

Je la connaissais bien frappe et fascine par son audace narrative et formelle, par sa complexité, la richesse et la profondeur des caractères et des situations. Adriana est un personnage fascinant et multiple : sidérante de beauté, mutine et tragique, écervelée et perspicace, superficielle jusqu’à la bêtise, lucide jusqu’au vertige. Le scénario (co-écrit avec deux pointures : Ettore Scola et Ruggero Maccari) est brillantissime, récit polyphonique et fragmenté qui ouvre en permanence de nouvelles perspectives, qui avance en ruptures de rythme et de tonalité. On retiendra quelques séquences d’anthologie : la visite d’Adriana à ses parents, l’humiliation publique de l’acteur vieillissant génialement interprété par Ugo Tognazzi... Bref on est tout prêt du chef d’œuvre inconnu...