LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

(Ex-Utopia Toulouse)


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séances sur fond gris : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Première pierre d'Utopia Borderouge samedi 24 mars 2018 à 17h
Cela fait dix ans qu’on en parle, mais le projet finit par aboutir. Après que, à peine élu, Jean-Luc Moudenc ait remis le projet à l’ordre du jour, archis et bureaux d’études se sont attelés au travail. Pas une mince affaire. Le ciné est à cheval sur le tunnel du métro, ce qui comp...

Réveillon de Noël en vue!
Attention nombre de places limitée !Tickets à récupérer à la caisse dès à présent (5€ d’arrhes, récupérables le soir même!). Le 24 décembre pour ceux qui ne vont pas manger la dinde en famille, on organise une petite veillée en attendant minuit. Attention quelques règles sont de mise…  C'est une ...

Nuit Fantastique IX (debriefing)
Avant de célébrer dignement l’an prochain la dixième édition (n’oubliez pas de nous envoyer vos idées ou vidéos pour que l’on fasse ensemble une dixième édition immémorielle), cette neuvième Nuit Fantastique fut un festin pour les sens (ci-dessous quelques photos qui en donnent un aperçu...

IL POSTO

(L'Emploi) Ermanno OLMI - Italie 1961 1h35mn VOSTF - avec Loredana Detto, Sandro Panseri, Tullio Kezich, Mara Revel, Guido Spadea... Scénario d'Ermanno Olmi et Ettore Lombardo.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

IL POSTODomenico et Antonietta, seize ans, ont trouvé du travail dans une grande entreprise milanaise. Ils sont affectés à des services différents. Domenico devient garçon de bureau et se trouve mêlé à un monde monotone de petites méchancetés et d'ennui. Après la mort d'un collègue, il peut accéder à un poste supérieur. Mais cette promotion sociale inouïe ne change pas son quotidien. La monotonie de l'existence est toujours identique…

Il s'agit de redécouvrir Ermanno Olmi, presque oublié aujourd'hui, après une série de films fêtés, dont le plus célèbre est L'Arbre aux sabots (1978), Palme d'or à Cannes. Occasion trouvée avec ce beau film de ses débuts, Il Posto, dont les premières scènes – la quête d'un emploi par l'aîné d'une famille pauvre – évoquent le meilleur du néoréalisme d'après-guerre. Le cinéaste insiste sur la promiscuité forcée d'une famille, sans doute issue de la paysannerie, cherchant, dans l'Italie en pleine construction, une ascension sociale qui tarde à venir. Il filme des immeubles édifiés à toute vitesse et des êtres fatigués qui ne pourront pas les habiter, pour qui un emploi (le fameux « posto ») est le seul rêve qui les empêche de flancher définitivement.

Très vite, pourtant, il se détache du néoréalisme pour verser dans un humour noir et absurde qui culmine avec la fête d'entreprise du 31 décembre, moment inénarrable. Mais, même lorsqu'il s'abandonne à la férocité, Olmi résiste à la méchanceté. Il aime tous ses personnages et offre à chacun une chance de révéler sa grandeur secrète. A commencer par son héros : un jeune homme à la Buster Keaton (affublé d'un canotier pour accentuer la ressemblance) qui porte sur le monde qui l'entoure un regard naïf et grave. Avec empathie, Olmi le montre, dans les dernières images, à l'orée d'une vie de bureaucrate. Stable, mais triste.

(Télérama)