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LA GAZETTE
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Install-party à Tournefeuille samedi 17 juin
Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas vers la liberté est toujours délicat, de vous aider à ...

Deux séances spéciales ce week-end!
Il est vivement conseillé d'acheter vos places en avance!Dimanche 14 mai à 10h30 avec le subtil et réjouissant RARA (texte complet du film sur le site d'Utopia Avignon)!Pour faire cisrculer l'information c'est cet événemant facebook.  Et vous étiez une centaine ce samedi pour le film l'Opéra! Mer...

JE M'APPELLE
dimanche 7 mai, jour d'élection, jour de marché… Incroyable surprise sur la place de la mairie : Garniouze était-là avec son nouveau spectacle de rue. Toujours aussi populaire, politique, prenant… Seule déception: n'avoir pas su qu'il était-là et en avoir loupé une partie.  « Je m’appelle » retra...

IL POSTO

(L'Emploi) Ermanno OLMI - Italie 1961 1h35mn VOSTF - avec Loredana Detto, Sandro Panseri, Tullio Kezich, Mara Revel, Guido Spadea... Scénario d'Ermanno Olmi et Ettore Lombardo.

Du 14/06/17 au 25/07/17 à Tournefeuille

IL POSTODomenico et Antonietta, seize ans, ont trouvé du travail dans une grande entreprise milanaise. Ils sont affectés à des services différents. Domenico devient garçon de bureau et se trouve mêlé à un monde monotone de petites méchancetés et d'ennui. Après la mort d'un collègue, il peut accéder à un poste supérieur. Mais cette promotion sociale inouïe ne change pas son quotidien. La monotonie de l'existence est toujours identique…

Il s'agit de redécouvrir Ermanno Olmi, presque oublié aujourd'hui, après une série de films fêtés, dont le plus célèbre est L'Arbre aux sabots (1978), Palme d'or à Cannes. Occasion trouvée avec ce beau film de ses débuts, Il Posto, dont les premières scènes – la quête d'un emploi par l'aîné d'une famille pauvre – évoquent le meilleur du néoréalisme d'après-guerre. Le cinéaste insiste sur la promiscuité forcée d'une famille, sans doute issue de la paysannerie, cherchant, dans l'Italie en pleine construction, une ascension sociale qui tarde à venir. Il filme des immeubles édifiés à toute vitesse et des êtres fatigués qui ne pourront pas les habiter, pour qui un emploi (le fameux « posto ») est le seul rêve qui les empêche de flancher définitivement.

Très vite, pourtant, il se détache du néoréalisme pour verser dans un humour noir et absurde qui culmine avec la fête d'entreprise du 31 décembre, moment inénarrable. Mais, même lorsqu'il s'abandonne à la férocité, Olmi résiste à la méchanceté. Il aime tous ses personnages et offre à chacun une chance de révéler sa grandeur secrète. A commencer par son héros : un jeune homme à la Buster Keaton (affublé d'un canotier pour accentuer la ressemblance) qui porte sur le monde qui l'entoure un regard naïf et grave. Avec empathie, Olmi le montre, dans les dernières images, à l'orée d'une vie de bureaucrate. Stable, mais triste.

(Télérama)